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Frances Mayes

Frances Mayes est professeur de littérature à l'Université de San Francisco. Elle est l'auteur de Sous le soleil de Toscane (Quai Voltaire, 1998), Bella Italia (Quai Voltaire, 1999), Swan, Georgie (Quai Voltaire, 2003), de plusieurs recueils de poésie ainsi que de nombreux articles sur la gastronomie et les vins parus dans le New York Times, House Beautiful et Food and Wine. Elle partage sa vie entre San Francisco et Cortona, en Toscane.

Présentation de Frances Mayes (Wikipedia)

Frances Mayes, née le 4 avril 1940 à Fitzgerald en Géorgie, est une écrivaine, professeur d'université, poétesse et essayiste américaine qui partage sa vie entre Hillsborough (Caroline du Nord) et Cortone (Italie).

Livres de Frances Mayes

Citations de Frances Mayes (15)

La plupart des étrangers admettent que conduire à Rome porte vraiment le titre d'expérience à l'échelle d'une vita, que les parcours journaliers sur l'autostrada sont des parties de bravoure, et que la côte d'Amalfi est une définition exacte de l'enfer. J'entends encore Ed dire : « Ils savent vraiment conduire, ces gens. » (…) « Bon c'est vrai, il y a aussi des péquenots qui s'obstinent à rouler au milieu, mais la plupart des gens respectent les règles. »J'ai demandé « Quelles règles ? », tandis qu'une voiture aussi petite que la nôtre nous doublait à 160 à l'heure. Il y a apparemment, des vitesses limitées, selon la taille du moteur, mais je n'ai jamais vu, de tous mes étés en Italie, quelqu'un se faire arrêter pour excès. Si on roule à 100 à l'heure, on est dangereux. Je ne sais pas quels sont les chiffres en matière d'accidents, j'en ai rarement vu, mais j'imagine qu'ils ont pour cause les conducteurs trop lents (touristes peut-être ?) qui provoquant les voitures derrière.

– Sous le soleil de Toscane

Le soleil frappe nos murs comme une conviction religieuse. Je connais toujours l'heure à la façon dont il les éclaire, comme si notre demeure était un grand cadran solaire. A cinq heures et demie le matin, les premiers rayons qui embrassent le balcon nous tirent du lit pour offrir leur aube nouvelle. A neuf heures, l'astre gagne la fenêtre de mon bureau et s'abat sur les dalles. C'est celle que je préfère, celle qui encadre le mieux la route et ses cyprès, les cultures des collines et les Apennins au loin.

– Sous le soleil de Toscane

Ce cahier bleu s'appelle maintenant Sous le soleil de Toscane, il est l'expression naturelle de mes premiers plaisirs ici. Restaurer puis arranger la maison ; rendre à la jungle qui l'entourait sa fonction ordinaire de produire des olives et raisins ; explorer les innombrables secrets de la Toscane et de l'Ombrie ; mitonner dans une autre cuisine et découvrir les liens, nombreux, entre les plats et la culture - autant de joies intenses qu'irrigue le sentiment profond d'apprendre une autre vie.

– Sous le soleil de Toscane

Lors de notre premier été ici, en 1990, j'ai acheté un grand cahier à la couverture de papier florentin relié de cuir bleu.Sur la première feuille, j'ai écrit : ITALIE. Il semblait prêt à recevoir des vers intemporels, mais j'ai commencé par y coucher des noms de fleurs sauvages, toutes sortes de projets et du vocabulaire.J'y ai reproduit des mosaïques de Pompéi. J'y ai dépeint nos chambres, nos arbres et les cris des oiseaux. J'y ai copié des recommandations :"Planter les tournesols quand la lune entre dans la Balance" sans avoir aucune idée de la période concernée.J'ai décrit les gens que nous avons rencontrés, les plats que nous avons préparés. Ce livre est devenu une chronique de nos quatre premières années de vie toscane. Il est aujourd'hui rempli de recettes , de reproductions sur cartes postales et de poésies italiennes. on y trouve le plan d'une abbaye au rez-de-chaussée, plusieurs autres de notre jardin. Comme il est très épais, j'ai encore de quoi écrire plusieurs étés. Ce cahier bleu s'appelle maintenant "Sous le soleil de Toscane", il est l'expression naturelle de mes premiers plaisirs ici. Restaurer, puis arranger la maison ; rendre à la jungle qui l'entourait sa fonction ordinaire de produire olives et raisins ; explorer les innombrables secrets de la Toscane et de l'Ombrie ; mitonner dans une autre cuisine et découvrir les liens, nombreux, entre les plats et la culture - autant de joies intenses qu'irrigue le sentiment profond d'apprendre une autre vie. La griffe de vigne que nous plantons soigneusement pour lui assurer d'autres étés devient aisément la métaphore d'une existence que nous devons transformer de temps à autre pour nous permettre d'avancer dans notre vie intérieure.

– Sous le soleil de Toscane

Le besoin s'est affirmé de faire le point sur mon existence, mais dans une autre culture, d'aller au-delà de ce que je connaissais. Je voulais trouver un cadre physique qui occupe et remplace l'espace mental de ma vie passée. [...] La langue, l'histoire, les arts, les sites d'intérêt offrent d'infinies richesses en Italie - deux vies ne suffiraient pas à tout explorer. Sans parler de ce nouveau moi à l'étranger.C'est une existence nouvelle. Elle épousera sans doute les formes et les rythmes de cette maison qui a déjà sa place dans le paysage.

– Sous le soleil de Toscane

De grands rubans de brume s'élèvent des eaux pour se déplier dans le val. Le brouillard tourbillonne en hauteur. tandis que nous cueillons, de fines mèches de nuages glissent près de nous. Bientôt le soleil se déclare en brûlant peu à peu la brume [...] Le lac reste caché sous un tourbillon de nacre.

– Sous le soleil de Toscane

Ed est en train de lire ce que le maire de Naples pense de la conduite [...] Le feu vert, c'est le feu vert, avanti, avanti, expliquait M. le maire. Le rouge, c'est juste une suggestion. Et l'orange ? demanda quelqu'un dans l'assistance. Oh, c'est pour décorer.

– Sous le soleil de Toscane

Je suis sur le point d'acheter une maison dans un autre pays. Une maison qui porte le beau nom de Bramasole. Grande, carrée, de couleur abricot, elle est parée de volets vert fané, d'un vieux toit de tuiles et d'un balcon au premier étage où les dames d'autrefois se sont peut-être assises, un éventail en main, pour observer quelques scènes dans le jardin.

– Sous le soleil de Toscane

En grandissant, je me suis imprégnée de l'obsession sudiste de l'identité, du lieu où l'on vit qui devient en quelque sorte un prolongement du moi. Que je sois faite d'argile rouge, d'eau de fleuve noire, de sable blanc et de mousse, me semble naturel.

– Sous le soleil de Toscane

La porte des métayers, celles de l'écurie et de l'étable, et la grande entrée de la maison forment un alignement de quatre portes fenêtres, côté cour. Je les vois déjà parées de nouveaux volets, tous ouverts sur la terrasse, entre lavandes, roses et citronniers dont les douces senteurs glisseront à l'intérieur. Je vois surtout la vie se mouvoir naturellement du dedans au dehors.

– Sous le soleil de Toscane

Il fut jadis une Italie sans tomates. J'imagine les pauvres Étrusques et Romains, les siècles d'individus qui ont vécu ici avant la découverte du Nouveau Monde. Leur ail, leur basilic privés de tomates. Il y a aujourd'hui tant de gens qui grandissent, croyant appeler tomates les globes décolorés qui arrivent toute l'année dans les supermarchés. Il faudrait leur donner un autre nom. Même pas, un numéro. J'avais espéré associer nos tomates italiennes à un peu de maïs doux américain. Quoi de plus savoureux ?..... Nous n'avons obtenu que trois épis décharnés sur les deux paquets de graines semés. Anselmo a regardé de haut mon complot US. Commentaire : "Engrais à cochons ...".Page 361

– Bella Italia

Le même jour, le voisin nous a invités à dîner. Nous voulions refuser imaginant trois heures de mots bloqués et de silences gênés. "Grazie, mille grazie, ma non parliamo bene italiano." Nous nous sommes excusés : "Merci, mais nous ne parlons pas bien l'italien. Plus tard, quand on y arrivera mieux ...".Les sourcils presque au-dessus de la tête, il se montra incrédule : " Mais vous pouvez manger, quand même ?".

– Bella Italia

Burano.Toutes les couleurs dont on ne peindrait jamais sa propre maison prennent ici un merveilleux air de fête. On a l'impression que les habitants se sont rués à une grande foire aux peintures, offrant au meilleur prix des teintes de citrouille et de lavande. Un grand nombre de mauvais tableaux ont dû trouver leur inspiration au cours d'un aller et retour rapide dans l'île. Du village se dégage un sentiment allègre et ludique.Pages 145-146

– Bella Italia

Après cette aventure, on nous traite comme de vieux amis. La famille entière est au courant du "problema" avec l'Alfa. On nous amène des verres de "prosesco" et tout le monde s'accorde pour dire que l'Alfa est une bonne voiture, que les voitures italiennes ont les plus beaux "designs" du monde.Page 131

– Bella Italia

Un des ces livres, A tavola con gli Dei, rassemble de très anciennes recettes de la cour des Gonzaque et des illustrations tirées de psautiers et manuscrits : un cochon promis à l'abattage, un sanglier au milieu des fleurs, une femme qui récolte le miel de ses ruches sous une jolie pergola, une page de partition ornée d'un artichaut, d'un oiseau et d'un papillon de nuit. On explique comment faire de la confiture d'amande et des offelle - petits biscuits doubles, fourrés de marmelade ou de massepain.

– Saveurs vagabondes
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