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Fabienne Courtade

Depuis Nous, infiniment risqués (1987) Fabienne Courtade est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, au carrefour du poème et du récit. Corps tranquille étendu est le quatrième titre qu'elle publie dans la collection Poésie/Flammarion.

Présentation de Fabienne Courtade (Wikipedia)

Fabienne Courtade, née le 1er octobre 1957[1], est une poétesse française.

Livres de Fabienne Courtade

Citations de Fabienne Courtade (11)

alors vivre sur quoi ? j'ai possédé un jourtout le calme des mortsmaintenantje ne peux plus partirrien ne peut plusm'émouvoirje regarde les objets autourj'ouvre une enveloppeje ne dors pas je me réveille je regarde autour de moic'est une passion et une mort plus terriblevide de douceur

– Table des bouchers / poésie

suffoquer prendre cette douleur…Extrait 2fermer avec mots inscrits sur papier : mots d'amour ― écrit-il/ sans /ce sont mots derniers, sur billet de banque combienje   coûte    (rien jenecoûte   rienle corps est de dosnous sommes dos à dosj'avance

– Table des bouchers / poésie

comme si "nous" de l'absencepouvions nous éveillerétions sortisensemble du même point

– Table des bouchers / poésie

parfoisla douceur est trop grandeet les os se défontje ne tombe passur terre le cœur serréj'avance sans voirje ne réponds pas aux questionsje ne sais pas si je suis déjà morteou dans son cœurlentementchaque fois cette douceurdes mortes me revientquelqu'un murmure à mes côtés

– Table des bouchers / poésie

fin d'été bruit d'une porteje m'éloigne en courantje pose des fleurs entre les grillesJ'attends des jours entiersA ses côtés mais il n'en sais rien

– Table des bouchers / poésie

et si je m'en sors, je jette l'enveloppeavec la peauet le cœur tout usé

– Table des bouchers / poésie

des mois aprèsje recommence les gestesje regarde la fenêtreje reviens sur le bordje regarde les objetsla fenêtre briséeparfois je reparsje ramasse des cendresLe temps - les jours passésen tombant on lèche le solOn pose les doigts sur les mursécrit sur des mots, des gestes sur des gestes

– Table des bouchers / poésie

à l'intérieur des images continuent à passerdevant les fenêtresavec cette couleur : bleu impossible à gardermontée d'une marche dans des escaliers sans finmains posées sur le borddans une sorte de sécheressetoujours loinje repars(rien ?je me cache maintenantsous les sanglesles doigts me couvrent les jours qui passentje rate toujours la même marche

– Table des bouchers / poésie

maintenant je suis seule à savoir où je suismaintenant je peux me considérer comme perdue

– Table des bouchers / poésie

on se souvient difficilementil faudrait beaucoup de forcepour inventerson cœur soudaindans mon cœuril reste des gouttes d'eaule bruitdes paset si je me retourneje découvre par instantsla douceur de sa nuque une mémoirequi serait plus douceque pétalesle corps et l'ombre presque effacéeon imagine seulementune main qui ne nous lâche pasil ne le sais pasne voit pasce qu'il y aurait eu de lilas le bruit de ses cheveuxet les fleurs éclairées par le mur blanc

– Table des bouchers / poésie

Une femme ne peut jamais oublier l'homme qui l'a faite femme, que cet homme devienne son mari ou qu'il reste son amant.

– Vienne
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