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Dror A. Mishani

Livres de Dror A. Mishani

Citations de Dror A. Mishani (30)

Mentir pour que la vérité soit dite. Pour le sauver. » p 274 a 1

– Les doutes d'Avraham

- Pourquoi avez-vous choisi de devenir enquêteur de police ? Je suis sûre que vous auriez pu faire autre chose.Il était encore en train de réfléchir à une réponse pertinente lorsque Marianka le devança :- Avi a besoin d'être proche de la souffrance. […] Il rêvait d'entrer dans la police depuis tout gamin parce qu'il était déjà accro aux romans policiers et qu'il avait la certitude de pouvoir prouver aux enquêteurs qu'ils se fourvoyaient et accusaient à tort des innocents. […]- Je pense que le plus important, c'est de sauver les gens en danger, déclara-t-il en cherchant les yeux de Marianka, qui regardait ostensiblement dans une autre direction.Une expression indulgente se peignit sur le visage de Bojan. Mauvaise réponse » p 181 a – 14

– Les doutes d'Avraham

Assis en tête de table, son père gardait les yeux fixés sur l'assiette vide devant lui, un bavoir autour du cou. En le regardant, Avraham vit l'homme qu'il avait été et dont rien ne subsistait. Il lui effleura l'épaule, comme il avait commencé à le faire depuis quelque mois, puis se pencha et lui murmura à l'oreille : - Papa, on a des invités. Le père et la mère de mon amie.Un sourire illumina les yeux du vieil homme, qui hocha la tête.Marianka avait expliqué à ses parents qu'à la suite d'un AVC l'état de santé de leur hôte se dégradait de plus en plus, pourtant Avraham eut l'impression que Bojan et Annika regardaient son père comme ils avaient regardé les rues et les immeubles du quartier de son enfance : avec une sorte de commisération méprisante. » p 174 a - 10

– Les doutes d'Avraham

Il sortit de son tiroir la pipe en bois que Marianka lui avait achetée à Bruxelles et la glissa entre ses dents, sans l'allumer. Après avoi pris la décision d'arrêter de fumer, il avait quelque fois essayé, seul dans son bureau, de l'utiliser comme pis-aller, mais comme elle s'éteignait tout le temps, il avait fini par y renoncer sauf, parfois, pour la mordiller dans l'espoir de se calmer. » p 85 a 3

– Les doutes d'Avraham

Au début du mois de décembre, une jeune femme aux cheveux courts et aux grands yeux bruns descendit du Boeing 737 qui venait d‘atterrir à l'aéroport Ben-Gourion. Dissimulé derrière l'épais pilier en béton du hall des arrivées, l'inspecteur-chef Avraham, très tendu, la laissa dépasser les portes vitrées et s'avancer en poussant un chariot chargé de trois valises. Jusqu'au dernier moment, il avait douté de sa venue et s'était même persuadé qu'il rentrerait chez lui tout seul. Il la suivit des yeux encore un instant avant de se montrer et d'intercepter son regard qui le cherchait parmi les gens venus comme lui accueillir quelqu'un. » p 11 (Incipit)

– Les doutes d'Avraham

Elle lui proposa de regarder la suite de la série Bron, mais s'il y avait bien une chose qui ne l'enthousiasmait pas, c'était de voir des enquêteurs infaillibles. Il fit la vaisselle et, dès qu'il l'entendit allumer la télévision, il ferma la porte de la cuisine et se prépara un sandwich totalement injustifié.

– Les doutes d'Avraham

Mais l'expression de dégoût qui se peignit sur le visage du couple pendant qu'ils mangeaient, Avraham espéra que son père ne l'avait pas remarquée. Aux questions que leur posa sa mère dans un très mauvais anglais – sur la Slovaquie, leur intégration en Belgique, la musique classique et les principes de la foi chrétienne – , ils répondirent comme s'ils s'adressaient à des enfants.

– Les doutes d'Avraham

Elle s'installa devant l'ordinateur du bureau, hésita à écrire un mail ou autre chose, peut-être une lettre à Avi, peut-être un roman policier, pourquoi pas ? Mais il y avait tellement de choses en elle qu'elle en fut incapable. Alors, pour la première fois depuis son arrivée, elle sortit seule dans la nuit, comme elle le faisait depuis toute petite d'abord à Koper, ensuite à Bruxelles. Elle s'attendait à être saisie par le froid, mais ce fut un air sec et poussiéreux qui l'accueillit dehors et la renvoya à la sensation d'être une étrangère en ces lieux. Les rues de Holon étaient vides, la plupart des immeubles obscurs, et elle ne savait où aller. Pas non plus si tout cela était une erreur. Ou le début d'une aventure.

– Les doutes d'Avraham

– Tu crois que je m'accroche à ce scénario parce qu'il me convient ?– Ce n'est pas ce que j'ai dit, Avi. J'ai dit que…– Mais c'est ce que tu penses ?– Non. Je pense que tu es sur la bonne voie. Mais tu as aussi intérêt à vérifier en parallèle d'autres pistes.– Pourquoi ce scénario me conviendrait-il ?Elle ne dit rien et éteignit la cigarette qu'elle venait d'allumer. Lorsqu'il lui reposa la question, elle lança soudain, non sans irritation :– Et si c'était parce que tu ressembles un peu au type que tu cherches ?Il crut qu'elle plaisantait, mais lorsqu'elle reprit la parole, il vit dans ses yeux une lueur qu'il ne leur connaissait pas.– Ne te vexe pas, s'il te plaît. Ce que je veux dire, c'est que, d'une manière générale, les policiers œuvrent pour attraper et mettre en prison ceux qui enfreignent la loi. Tu m'accorderas que telle est notre mission. Sauf que toi, tu es guidé par autre chose, exactement comme ton mystérieux enquêteur, puisque ce n'est pas pour attraper leur agresseur qu'il interroge ces femmes, n'est-ce pas ? Il agit pour d'autres raisons. Des raisons qui lui sont propres. Eh bien, toi aussi. Je ne suis pas certaine de comprendre ce qui te motive, ce que tu cherches exactement, et pour être totalement honnête avec toi, j'ai toujours pensé que c'était ce qui t'empêchait de devenir aussi brillant que tu devrais l'être. Mais il n'est peut-être pas trop tard pour changer.

– Les doutes d'Avraham

– Parce que je veux être le livre tout entier. Jusqu'au happy end. Ou jusqu'à la fin tragique. – Tu le seras peut-être. D'ailleurs, c'est ce qui est beau dans les livres, non ? Qu'on ne puisse jamais savoir à l'avance comment ils se terminent. – Sauf dans les romans policiers, précisa-t-il. Dans un polar, on sait toujours que le coupable est démasqué à la fin et que la vie continue pour les innocents.

– Les doutes d'Avraham

« Chez nous, si quelqu'un est assassiné, c'est en général le fait du voisin, de l'oncle ou du grand-père, pas besoin d'une enquête compliquée pour découvrir le coupable »

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

La majorité des élèves, pas tous bien sûr mais beaucoup d'entre eux , sont des gosses persuadés que le monde leur appartient . Ils parlent très bien anglais , et pas seulement anglais . En fait , ils savent tout mieux que leurs professeurs . A quatorze ans , ils sont réalisateurs, poètes, écrivains , ils ont crée leur groupe de rock et travaillent sur leur album ... Cette assurance ne vient pas de ce qu'ils sont mais de ce que sont leurs parents , du milieu dans lequel ils grandissent , des signaux que leur renvoie la société . On ne cesse de leur seriner qu'ils peuvent tout, qu'ils sont bons en tout . Ne vous méprenez pas , je ne les critique pas , je me contente de décrire une réalité .

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

La mer, pensait-il, calme, tourmentée. Les marins restaient-ils pendant toute la traversée dans le ventre du bateau ou bien montaient-ils sur le pont respirer un peu d'air frais des qu'ils avaient un moment de libre ? La mer comptait-elle particulièrement dans leur vie ou bien le bateau était-il un lieu de travail comme un autre, une sorte d'immeuble de bureaux d'où, simplement, on ne sortait pas ?

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

– Savez-vous pourquoi il n'y a pas de littérature policière écrite en Israël ? lui demanda-t-il soudain.– Pardon ?– Oui, pourquoi ? Pourquoi, chez nous, on n'écrit pas de romans comme ceux d'Agatha Christie ou comme La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette ?– Je ne m'y connais pas tellement en livres.– Eh bien, je vais vous dire pourquoi. Parce que chez nous on ne commet pas de tels crimes. Chez nous, il n'y a pas de tueurs en série, pas d'enlèvements et quasiment pas de violeurs qui agressent les femmes dans la rue. Chez nous, si quelqu'un est assassiné, c'est en général le fait du voisin, de l'oncle ou du grand-père, pas besoin d'une enquête compliquée pour découvrir le coupable et dissiper le mystère. Oui, chez nous, il n'y a pas de vraies énigmes et la solution est toujours très simple. Bref, tout ça pour vous expliquer que la probabilité qu'il soit arrivé quelque chose de grave à votre fils est infime, et je ne le dis pas pour vous rassurer, c'est une question de statistiques.

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

Il avait deux théories quant à l'influence de ses parents sur son choix professionnel, l'une liée à sa mère et l'autre à son père. Selon la première, il était devenu enquêteur à l'époque où, enfant, il s'efforçait de deviner dès qu'il rentrait de l'école dans quel état mental il trouverait sa mère. À force de traquer le moindre signe, il avait développé une sensibilité exacerbée pour les indices et les expressions faciales ainsi que pour les modulations du timbre de la voix. Dès la cage d'escalier, il humait les odeurs de cuisson pour déterminer ce qu'elle avait concocté ce jour-là et en déduire si le déjeuner se terminerait par des coups. Si elle proposait un plat qu'il aimait, en général le repas se passait bien. Si elle mettait dans son assiette quelque chose qu'il avait du mal à avaler, étrangement, ça se terminait mal. Par exemple, une odeur de poivron ou de chou farci signifiait qu'il se ferait tabasser.Selon l'autre théorie, c'étaient les promenades avec son père, souvent le shabbat, qui avaient fait de lui un enquêteur. Surtout un jeu qu'ils s'étaient inventé. Son père disait : « Je pense voir une femme qui porte un manteau bleu », et le petit Avi, alors âgé de trois ou quatre ans, examinait la rue assis dans sa poussette jusqu'à ce qu'il trouve la femme et, le cœur battant, qu'il pointe un doigt vers elle. Au fur et à mesure qu'il grandissait, leur jeu devint plus complexe. Le père disait : « Je crois que je vois un monsieur en retard à son rendez-vous » ; le fils examinait les alentours jusqu'à dénicher l'homme pas rasé qui traversait la rue au vert ; il recevait un « Fort juste » de l'adulte très fier qui le tenait par la main et cela suffisait à le rendre heureux.

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

Face à lui était assise une mère. Encore une. Il en avait déjà eu deux pendant son service. La première avait sans doute fait un enfant trop tôt mais elle était jolie. Elle portait un tee-shirt blanc moulant qui révélait de magnifiques clavicules, et tenait à déposer une plainte parce que son fils avait été tabassé à la sortie de l'école. Il l'avait patiemment écoutée puis renvoyée chez elle avec la promesse de s'occuper sérieusement de son problème. La deuxième avait exigé que des enquêteurs de la police prennent sa fille en filature afin de découvrir pourquoi la gamine chuchotait au téléphone et, la nuit, s'enfermait à double tour dans sa chambre.Depuis quelques temps, chaque fois qu'il était de service, il perdait des heures avec ce genre de requêtes. La semaine passée, il avait même reçu une femme persuadée que sa belle-mère lui avait jeté un sort. Il soupçonnait les policiers de l'accueil d'aller arrêter les passants dans la rue et de leur demander de venir se plaindre de n'importe quoi, rien que pour le transformer en « chat noir ». Pendant la permanence de ses collègues, personne ne déposait de telles plaintes.Il était dix-huit heure dix, et si dans le bureau d'Avraham Avraham il y avait eu une fenêtre, il aurait vu que le jour commençait à baisser. Il avait déjà décidé de ce qu'il s'achèterait pour diner en rentrant chez lui et de ce qu'il regarderait à la télévision en mangeant ce qu'il aurait acheté. Mais, pour l'instant, il lui fallait calmer sa troisième mère de la journée. Les yeux fixés sur son écran d'ordinateur, il attendait le bon moment.

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

Il préférait dîner seul en regardant sur Hallmark Channel un épisode de la troisième saison de New York , police judiciaire , même s'il l'avait vu un nombre incalculable de fois . A chaque nouvelle diffusion, il découvrait un détail qui lui avait précédemment échappé . Encore une erreur dans l'enquête, encore une manière erronée d'innocenter un suspect .

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

Presque rien de ce qui se passa au cours de son interrogatoire ne le surprit, sauf la fin, qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Et si un interrogatoire de police est souvent décrit dans les livres comme une partie d'échecs, eh bien on peut dire qu'il garda tout le temps deux ou trois coups d'avance sur son adversaire, Jusqu'à ce que l'échiquier soit renversé.

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

Leur merveilleux corps-à-corps commença . Il ne sut pas tout le temps ce qu'elle voulait . Parfois elle se dérobait , lui posait un doigt sur les lèvres , lui demandait d'arrêter , parfois au contraire elle l'attirait de tout son être . [...]Nus, ils écoutèrent David Bowie emplir le salon obscur de "We're absolute beginners ".

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

D'ailleurs, la police ne peut pas non plus se charger seule de la sécurité des citoyens , tu le sais pertinemment . Les parents doivent veiller sur leurs enfants et les adultes sur eux-mêmes . Celui qui a compris que la police n'était ni son papa ni sa maman , qu'elle ne protégeait pas la terre entière vingt-quatre heures sur vingt -quatre, agit en personne responsable , [...].

– Une disparition inquiétante / une enquête du commandant Avraham Avraham

-Tu ne te rends pas compte qu'il brasse de l'air ? Les vrais policiers savent que ça n'existe pas d'éradiquer totalement la violence. Partout, où il y a des être humains, il y a de la violence. On est tous déjà tellement abîmés !

– La Violence en embuscade

Dès que la chance nous aperçoit, elle s'en va voir ailleurs.

– La Violence en embuscade

- J'aurais abondé dans le sens d'Avi s'il était agi d'une agression spontanée, dit Maaloul. A l'intérieur de la crèche par exemple ou juste après la fermeture. Mais s'il y a effectivement un lien entre la valise et l'agression, j'y vois un type de comportement spécifique à la pègre : on pose une fausse bombe en guise d'avertissement, on profère des menaces par téléphone et ensuite on fixe un rendez-vous dans un endroit désert. C'est planifié comme chez les mafieux, rien à voir avec le pétage de plomb d'un parent inquiet. J'ai du mal à croire qu'un homme de cinquante-sept ans, sans casier judiciaire, soit l'auteur de tels actes. Les personnes comme lui peuvent avoir des accès de violence mais c'est rarement prémédité ou intentionnel. Je dirais plutôt qu'ils partent tout à coup en vrille.

– La Violence en embuscade

Il s'assit sur un banc au fond de l'église, et attendit. L'allure du prêtre américain – chevelure blanche et longue barbe – qui apparut en haut de la chaire lui fit penser à un hippy des années soixante qui aurait découvert la foi en rentrant de la guerre du Vietnam. Le saint homme commença par déclarer qu'il dédiait ses paroles à Jennifer Salazar, une fidèle parmi les fidèles, qui avait, pour son grand malheur été assassinée. Il ne la mentionna cependant pas une seule fois dans la suite de son prêche dont le but était de convaincre ses ouailles que même si elles n'avaient pas vu de miracles durant leur vie, cela ne signifiait pas qu'il ne s'en produisait pas, ici et maintenant, en permanence.

– La Violence en embuscade

ça ne serait pas plus simple de carrément leur dire?

– La Violence en embuscade

Le seul mariage reconnu en Israël étant religieux, si deux personnes de religions différentes veulent se marient, elles sont obligées de le faire à l'étranger : Chypre est la destination la plus courante, car la plus proche, choisie par les Israéliens confrontés à ce problème.

– La Violence en embuscade

Dans chaque enquête, il y a un moment où l'on croit que jamais le tableau ne s'éclaircira. On pense qu'il y a trop de détails, trop différents, trop éloignés les uns des autres. Aussi éloignés que les gens assis sur cette plage. On a l'impression que tout est noir ou masqué par le brouillard. Mais au bout d'un certain temps, les connexions se font et l'image s'éclaircit. Toujours. Un point s'allume soudain dans l'obscurité, qui jette une nouvelle lumière sur le reste, les détails apparaissent sous un autre jour, prennent un sens, s'ordonnent. Les éléments qui semblaient sans rapport entre eux se révèlent au contraire étroitement liés.

– La Violence en embuscade

Dire qu'il était alors à Bruxelles, à mille lieues de tout cela, en train de savourer des vacances qui semblaient ne jamais devoir se terminer ! Il se contentait de rester informé par Internet et de temps en temps téléphoner à Eliyahou Maaloul ou à Ilana.– Ensuite, on a eu droit à notre version des Indignés. Tous les samedis soir, les centaines de policiers du district ont reçu leurs instructions et se sont déployés dans Tel-Aviv pour maintenir l'ordre et éviter que leurs manifestations, autorisées ou non, ne dégénèrent. On a eu notre dose de barrages renversés et de vitrines de banques du centre-ville brisées, sans compter ce militant qui s'est immolé par le feu. Parmi les forces de l'ordre, tous ceux qui le pouvaient ont fait des heures supplémentaires.

– La Violence en embuscade

Ce n'est pas ton rôle, Avi. Ton rôle, c'est de mettre au clair les faits, pas le pourquoi des faits. Et d'apporter des preuves des pièces à conviction à l'appui.

– La Violence en embuscade

Un frisson parcourut Avraham des pieds à la tête lorsqu'il entra dans la salle d'interrogatoire pour la première fois après ses trois mois d'absence. La climatisation, activée depuis le matin, avait nettement refroidi la pièce. Il se souvenait en détail de la dernière fois où il s'était assis là et de la femme qui lui faisait alors face. Il avait eu le temps à maintes reprises d'imaginer le prochain interrogatoire qui mènerait dans cette pièce. S'était vu entrer d'un pas ferme et assuré, avait pensé à la voix dure avec laquelle il commencerait à poser ses questions. Il n'était cependant pas censé le faire dans l'immédiat, même si ce fut sans doute une bonne chose. Comme de plonger la tête la première du haut d'une falaise dans une mer déchainée. Sans préparation.

– La Violence en embuscade
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