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Drazen Katunaric

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La Maison Du Declin (2017)

De Drazen Katunaric chez M.E.O.
(5 votes, note moyenne : 3.4)

Paru le 15-05-2017 - Format : Broché - 21 x 14 x 1 cm - 290 g - ISBN 10 : 2807001254 - ISBN 13 : 9782807001251

Tags : essai, poèmes, utopie, poetique, décadence, mystique, patrimoine, disparition, spirituel, carnaval, traditions, modernisme, post-modernisme, architecture, religion, spiritualité, histoire de l'art, social, philosophie, 20ème siècle.

Citations de La Maison Du Declin (7)

Être moderne signifie entretenir un certain rapport au temps. Les juges, sévères et exigeants, qui surveillent l'accès à la modernité, sont des juges éternellement jeunes. Une formule, parmi d'autres, en ouvre les portes. Il faut, comme disent les Anglo-saxons, être YAVIS (young, attractive, verbal, intelligent, successful). Il faut, pour vivre correctement et être en phase avec l'esprit du temps, vouloir rejeter les anciens préjugés. Il faut regarder tout ce qui précède comme mineur, improvisé, retardé, inconscient, immature. Il faut lui trouver comme un air rustique, une sorte de couleur sépia."Le mot "moderne" exprime la conscience d'une vie nouvelle, meilleure que l'ancienne, et impose l'exigence d'être à la hauteur de son temps. Pour "l'homme moderne", ne pas être moderne signifie tomber au-dessous du niveau historique existant." *9 - Modernité - Monde, p. 74* J. Ortega y Gasset : Pobuna masa, 1988. La Révolte des masses, Stock, 1937

Les architectes connaissent parfaitement nos désirs nutritionnels, rationnels, sexuels, artistiques, physiques et spirituels, biologiques et inorganiques ; leur devoir est de les convertir en langage binaire, en fonctions d'habitation. Physiologie, péristaltisme, récréation, tout est prévu. Mouvement, sommeil, cuisine, lavage, séchage, s'asseoir, se lever, pivoter autour de son axe. On sait combien de place il nous faut pour chaque mouvement : aujourd'hui, 80 cm suffisent pour entrer par la porte principale, 60 cm seulement pour la salle de bains, alors que, auparavant, il fallait 150 cm. On dirait que nous avons rétréci de moitié depuis le siècle dernier ou que nous avons développé à la perfection l'habileté à nous faufiler avec élégance. A certains endroits, on a économisé jusqu'à un mètre, presque deux coudées au-dessus de la tête. Les plafonds ont baissé de 3,5 m à 2,5 m. C'est la hauteur dont nous avons besoin, autrement dit, nous nous sommes abaissés d'autant. 8 - Cimenttyrannie, (p. 68 - 69)

L'imprimerie a tué le sacré du livre, sa rareté, son caractère précieux, l'effort de sa fabrication ; par la multiplication mécanique des mots en milliers d'exemplaires, elle a affaibli la puissance de l'original. 1. La face de Quasimodo, p. 11

Nous ne pouvons plus, comme le faisaient nos ancêtres, parler des centaines et des milliers d'années qui seraient devant nous. Plus aucune année n'est sûre. Il nous suffit d'imaginer l'existence d'un fou, d'un allumeur de mèches, pour que se dessine la perspective de la fin de l'histoire du monde en tant qu'incarnation de la bête apocalyptique.10. Café "Apokalypsis", (p. 91)

L'architecture postmoderne actuelle se définit elle aussi par un éclectisme accentué, par l'imitation et la falsification fréquentes des styles historiques, une composition à la limite du kitsch (qui représente, aux yeux de Broch, le mal esthétique) caractérisée par le métissage schizophrène de deux codes, le traditionnel et le moderne.

Ainsi, au fil des siècles, l'homme demeure obsédé, d'une manière ou d'une autre, par le thème de l'inévitable fin du monde. S'il ne s'agit pas d'un enthousiasme prophétique ou d'une science occulte des chiffres sous influence astrale (G. Widengren), le point de départ de la pensée de l'Apocalypse est toujours le déclin du monde ou l'interprétation des indices considérés comme significatifs pour en d'annoncer l'effondrement. Ainsi, à travers la perversion et la décadence de toutes choses, le monde parle et témoigne de ce que nous approchons de notre fin, qu'il n'a plus ni la même force, ni la même vitalité que jadis.

Ses fenêtres, à travers lesquelles les ondes de lumière pénètrent dans les nefs sombres de l'église, avec "la structure des murs qui laissent de larges passages pour la lumière, devraient représenter l'écoulement de l'énergie créatrice divine" , et susciter dans le cœur des fidèles le désir de s'envoler vers les hauteurs, d'élever leur âme.

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Critiques de La Maison Du Declin : avis de lecteurs (5)


  • Critique de La Maison Du Declin par Feepachier (Babelio)

    Œuvre littéraire qui vous promène dans plusieurs villes européennes dont Paris, Venise... Cet auteur apporte sa vision des choses sur l évolution de notre planète, de nos âmes. Nous voyageons à tra...

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    Par Feepachier - publiée le 05/08/2018

  • Critique de La Maison Du Declin par flolunaire (Babelio)

    Dans son essai-balade, Katunaric nous invite à réfléchir sur la notion de Progrès et fonde sa réflexion sur l'exemple de l'architecture qui lui semble être le prisme global de la manifestation du Prog...

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    Par flolunaire - publiée le 16/07/2018

  • Critique de La Maison Du Declin par EllsyLou (Babelio)

    J'ai eu la chance d'obtenir ce livre grâce à la masse critique. Un enorme merci à Babelio. Ce livre est assez spécial aux premiers abords au vu du langage employé par l'auteur mais c'est justement ...

    Lire la critique complète >
    Par EllsyLou - publiée le 11/04/2018

  • Critique de La Maison Du Declin par Sydola (Babelio)

    Cet essai portant sur l'évolution de l''architecture tente de démontrer que depuis le Moyen Age on constate la disparition de la notion de sacré. En effet l'architecture devient un instrument nécessai...

    Lire la critique complète >
    Par Sydola - publiée le 04/04/2018

  • Critique de La Maison Du Declin par StephanieMarcos (Babelio)

    Cet ouvrage a bénéficié d'une aide à la traduction du Ministère croate de la Culture. Il se présente en deux parties, "Le destin du divin dans l'architecture du monde moderne" et "La ville du déc...

    Lire la critique complète >
    Par StephanieMarcos - publiée le 29/03/2018

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