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Don Tracy

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Don Tracy, né Donald Fiske Tracy le 20 août 1905 à New Britain dans le Connecticut et mort le 10 mars 1976 à Clearwater en Floride, est un écrivain américain, surtout connu comme auteur de romans policiers et scénariste de cinéma.

La bête qui sommeille (1998)

De Don Tracy chez Gallimard
(5 votes, note moyenne : 4.6)

Un petit port avec ses pêcheurs d'huîtres, son débit de boissons, ses marins, sa putain locale, et Jim, le pauvre nègre transi. Et tout à coup la brutalité, le sadisme collectif se déchaînent et l'on assiste - sous couvert de moralisation - à un spectacle abominable, écœurant. Les atermoiements de la police locale, la lâcheté, la veulerie, la sauvagerie des uns, l'impuissance désespérée des autres font de ce livre un témoignage impitoyable.

Paru le 23-10-1998 - Format : Broché - 224 pages - 18 x 11 x 1 cm - 131 g - ISBN 10 : 207040661X - ISBN 13 : 9782070406616

Collection : Folio Policier

Tags : 20ème siècle, belge, littérature française, amérique, crime, meurtrier, noir, ségregation, racisme, violence, misère, libération, alcool, relations humaines, romans policiers et polars, roman noir, fiction, témoignage, parodie, roman.

Citations de La bête qui sommeille (4)

Il y eut un remous dans la foule. Elle avançait, elle reculait. Elle commençait à se convulser de plus en plus violemment. Les visages étaient comme tordus par une espèce de fureur démente. Les yeux étaient durs et brillants. Les poings se crispaient. C'était une horde primitive qui s'excitait au carnage en criant des mots guerriers. Le type de New York jouait le rôle du sorcier, en les réchauffant avec des phrases brûlantes auxquelles la répétition n'enlevait rien de leur virulence. Il brisait les chaînes qui retenaient la bête qui sommeillait en chacun d'eux. (p. 92)

- Nègre, dit le sheriff, tu n'es pas près d'avoir un avocat communiste pour te faire durer deux ans. Tu n'iras pas à la grande ville où on te mettrait dans une grande chambre tapissée de velours rouge et où on te nourrirait de poulet rôti. C'est pas en ville que tu vas aller. C'est en enfer que t'iras ce soir, et j'espère que tu y brûleras pendant l'éternité pour les embêtements que tu m'as déjà faits et pour tous les emmerdements que je vais encore avoir par ta faute, salaud de nègre. J'espère que tu rôtiras pour l'éternité. (p. 108)

Il suivi la foule. Bousculé par les hommes qui le croisaient, il fit demi-tour vers la ville. Il marcha d'abord lentement, mais le mouvement de la foule l'obligea å accélérer. Puis, entraîné lui aussi par la force aveugle et hideuse qui poussait la horde, il se mit à courir.Il se surprit å crier avec les autres et s'arrêta, stupéfait."Moi ? pensa-t-il. Qu'est-ce-que je fais dans cette foule ? Pourquoi est-ce-que je crie avec les autres ? Je suis différent. Je ne suis pas un lyncheur. Je ne devrais pas être ici.Il se mit au pas puis il recommença à trotter, puis à courir. Et bientôt, il se remit à hurler avec les autres. (p. 155)

Dans les endroits où le capitalisme dresse les Blancs contre les Noirs, et entretient soigneusement la haine raciale pour leur faire oublier qu'ils sont mal payés, qu'ils vivent dans la misère, qu'ils n'ont pas les moyens de vivre comme des êtres humains. Le capitalisme entretient le lynchage. Le capitalisme favorise délibérément les lynchages, en utilisant les Noirs comme briseurs de grève contre les Blancs. Le capitalisme utilise le racisme comme dérivatif pour contrecarrer tous les mouvements qui luttent pour améliorer les conditions d'existence dans la région. (p. 117)


Critiques de La bête qui sommeille : avis de lecteurs (5)


  • Critique de La bête qui sommeille par maltese (Babelio)

    Polar coup de poing dénonçant la bêtise, la lâcheté, la violence aveugle dont est capable notre belle humanité. Dans une petite bourgade américaine, Jim, pauvre noir paumé, après avoir trop bu, comme...

    Lire la critique complète >
    Par maltese - publiée le 13/01/2011

  • Critique de La bête qui sommeille par sbrodj (Babelio)

    Un terrible petit roman sur l'effrayant pouvoir du groupe sur l'individu. Un violent réquisitoire contre le racisme de la société américaine des années 50. Impressionnant!

    Lire la critique complète >
    Par sbrodj - publiée le 23/06/2011

  • Critique de La bête qui sommeille par clude_stas (Babelio)

    Jim est saoul. Jim tue une femme blanche. Malheureusement pour lui, Jim est noir, ce qui est déjà un crime dans les Etats-Unis des années 1930. Publié en France en 1951, ce roman noir de Don Tracy est...

    Lire la critique complète >
    Par clude_stas - publiée le 18/08/2014

  • Critique de La bête qui sommeille par Sycorax (Babelio)

    Un roman "noirissime" qui immerge immédiatement le lecteur dans une Amérique où la crasse morale et physique sont le lot quotidien des personnages décrits. La misère mine les relations humaines et l'a...

    Lire la critique complète >
    Par Sycorax - publiée le 07/08/2015

  • Critique de La bête qui sommeille par HORUSFONCK (Babelio)

    Le roman noir américain charrie, dans ses eaux troubles, des pépites sublimes. La bête qui sommeille est de celles-ci.

    Lire la critique complète >
    Par HORUSFONCK - publiée le 09/09/2016

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