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Denis Lachaud

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J'apprends l'hébreu (2011)

De Denis Lachaud chez Actes Sud
(8 votes, note moyenne : 3.3)

Un adolescent français, fragilisé par une enfance vécue au rythme des mutations professionnelles de son père, développe peu à peu de graves problèmes de communication. À 17 ans, Frédéric a perdu le sens de la phrase, seuls les mots lui parviennent, séparément.
Après Paris, Oslo et Berlin, c'est en Israël qu'il doit suivre aujourd'hui sa famille. Comme chaque destination inconnue, Tel-Aviv s'impose tout d'abord à lui comme un espace angoissant - qu'il faudra apprivoiser. Mais lorsque Frédérique découvre que l'hébreu et illisible non seulement pour lui dans l'autre sens, que cette langue se lit à l'envers, de droite à gauche, et que son apprentissage pourrait augurer d'un véritable recommencement, ce pays réveille en lui l'espoir de trouver une place dans le monde. Rassuré, il part muni d'un dictaphone à la rencontre des habitants de Tel-Aviv, pour les interroger sur leur histoire et leur relation à cet État fait de contradictions et d'espérances.
Considérant plus que jamais le territoire comme le fondement de toute identité, Frédéric donne à ce pays choisi par tant d'individualités et de trajectoires conjuguées une résonance extraordinaire.

Paru le 01-08-2011 - Format : Broché - 220 pages - 11 x 1 cm - 225 g - ISBN 10 : 2742799435 - ISBN 13 : 9782742799435

Collection : Romans, Nouvelles

Tags : roman, juif, apprentissage, yiddish, fratrie, territoire, obsessions, errance, quête d'identité, folie, schizophrénie, tel aviv, identité, famille, adolescence, littérature française, arabe, suisse, israël, rentrée littéraire 2011.

Citations de J'apprends l'hébreu (10)

La fiction, c'est encore mieux que la religion.

L'Histoire Officielle est la mémoire que s'offrent les dominants.Il ambitionnent de l'implanter dans tous les esprits.Toujours se méfier. (p.88)

Exil :Je sais que tu veux partir et tu as raison, il faut partir. J'en ai voulu à mon fils quand il est parti, je ne peux toujours pas accepter qu'il ait eu besoin de mettre toute cette distance entre nous, mais je l'admets. Il faut partir, donc il faut trahir. Il te faut trahir ceux que tu n'as pas choisis pour t'ouvrir à ceux que tu choisiras. (p. 183-184)

Israël :Toute la maison (...) appartenait [à l'Arabe]. Elle a été récupérée. Il y a eu une loi sur ce qu'on a appelé les "biens abandonnés". Ce n'est pas très glorieux, cette époque (...). Comme en Amérique, quand les colons européens ont volé leur terre aux Indiens, c'est ce que je comprends. Voilà, quelque chose comme ça. Ils n'en sont pas très fiers non plus. Même aujourd'hui. Les Américains n'aiment pas parler des Indiens. Les Canadiens non plus. (...) faire naître un pays nouveau, ça n'a rien du conte de fées. Ca n'est jamais très propre. (p. 102-103)

Mes parents sont inquiets. Je m'en rends compte. Ma mère surtout. Quand je tourne les yeux vers elle, je m'aperçois qu'elle est en train de m'observer. Il y va de mon intérêt présent et futur de la rassurer autant que possible. Mais comment faire ? Comment faire pour qu'une mère cesse de s'inquiéter pour son fils quand elle a toutes les raisons de s'inquiéter pour son fils ? (p. 62)

Avoir dix ans, c'est tourner le dos à l'enfance.

Comment peut-on échouer à ce point quand on pense bien faire ? Comment la vie paisible qu'il s'est efforcé d'assurer à sa famille a-t-elle pu conduire jour après jour jusqu'à cette façade, comment tout le confort, la sécurité minutieusement pensés et bâtis au quotidien ont-ils pu édifier ce mur, cette séparation entre son fils et lui-même (...) ? (p. 233)

L'Histoire Officielle est la mémoire que s'offrent les dominants. Ils ambitionnent de l'implanter dans tous les esprits. Toujours s'en méfier. (p. 88)

[Son mari] Paul n'aime pas les soucis. Avec Paul, rien n'est jamais grave. Tout va toujours s'arranger. Il dédramatise. Le plus souvent, Mathilde s'en satisfait. Paul a le don de désamorcer son inquiétude. Mais pas toujours. Elle se sent parfois abandonnée quand un problème la préoccupe sérieusement. Paul se retranche dans cette placidité imperturbable qui fait le plus souvent sa force. Alors la détresse de Mathilde se démultiplie car Paul sait parler. (p. 79)

Comment faire pour qu'une mère cesse de s'inquiéter pour son fils quand elle a toutes les raisons de s'inquiéter pour son fils ? (p.62)

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Critiques de J'apprends l'hébreu : avis de lecteurs (9)


  • Critique de J'apprends l'hébreu par Bibliocoach (Babelio)

    Frédéric n'a encore que 17 ans. Et pourtant il sent bien que, déjà, quelque chose se fissure. Le jeu de questions-réponses sur lequel reposent la plupart de nos conversations, Frédéric n'en saisit pl...

    Lire la critique complète >
    Par Bibliocoach - publiée le 27/12/2019

  • Critique de J'apprends l'hébreu par lolols28 (Babelio)

    lu par hasard, j'ai bien aimé le début en pensant avoir affaire à un jeune homme autiste pis il glisse dans une folie douce, sans trop savoir comment ou pourquoi. Bien écrit, on y apprend beaucoup de...

    Lire la critique complète >
    Par lolols28 - publiée le 29/01/2019

  • Critique de J'apprends l'hébreu par Ogusta (Babelio)

    Encore un livre qui circule. Décidément, je crois que les livres qui passent de mains en mains sont une bonne façon d'échanger, de devenir ou non ami(es). Que de belles rencontres ! "J'apprends l'h...

    Lire la critique complète >
    Par Ogusta - publiée le 11/05/2015

  • Critique de J'apprends l'hébreu par Letmehearbothsides (Babelio)

    Un livre étrange, certains passages sont très confus, sans doute pour restituer l'état d'esprit du héros. La fin laisse un goût d'inachevé.

    Lire la critique complète >
    Par Letmehearbothsides - publiée le 24/12/2014

  • Critique de J'apprends l'hébreu par zorazur (Babelio)

    J'avais tellement aimé "J'apprends l'allemand", que j'avais cru que la magie marcherait à chaque fois... Eh bien non. Ce livre ne m'a paru qu'une bien pâle copie du précédent.

    Lire la critique complète >
    Par zorazur - publiée le 23/03/2013

  • Critique de J'apprends l'hébreu par paroles (Babelio)

    Frédéric, 17 ans, a du mal à communiquer avec les mots dits. Il préfère les mots écrits. Et puis, la famille déménage souvent, alors il perd ses repères. Aussi, quand la famille arrive à Tel Aviv, Fr...

    Lire la critique complète >
    Par paroles - publiée le 14/01/2013

  • Critique de J'apprends l'hébreu par MlleLit (Babelio)

    Un début difficile mais l'on réussit malgré tout à entrer progressivement dans cette belle histoire.

    Lire la critique complète >
    Par MlleLit - publiée le 30/12/2011

  • Critique de J'apprends l'hébreu par (Babelio)

    Même si ce livre m'a replongé dans l'hébreu, avec plaisir et redonner des envies de cette langue, j'ai pas franchement adoré ce bouquin bizarre, à la fin super tristoune!

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 24/10/2011

  • Critique de J'apprends l'hébreu par Ziliz (Babelio)

    Frédéric Queloz a dix-sept ans. Son père travaille dans une banque, ses mutations à l'étranger obligent la famille à déménager fréquemment. Après Paris, Oslo, Berlin, les Queloz s'installent à Tel Avi...

    Lire la critique complète >
    Par Ziliz - publiée le 06/09/2011
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