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David Foenkinos

Auteur de nombreux romans traduits dans plus de 40 langues, David Foenkinos est notamment l’auteur de Charlotte, récompensé par le prix Renaudot 2014 et le prix Goncourt des lycéens, et du Mystère Henri Pick. Il a réalisé avec son frère Stéphane Foenkinos une adaptation cinématographique de son roman La délicatesse, avec Audrey Tautou et François Damiens.

Présentation de David Foenkinos (Wikipedia)

Œuvres principalesDavid Foenkinos, né le 28 octobre 1974 à Paris, est un romancier, dramaturge, scénariste et réalisateur français.

Livres de David Foenkinos

Citations de David Foenkinos (30)

Sans savoir pourquoi, il fut attiré par elle, c'était fou, c'était évident, c'était instinctif. Il devait à tout prix lui parler. Mais dès qu'il avança vers elle, il commença à souffrir. Cette image, cette fille sortant de l'église, le hantait déjà comme si elle était un souvenir et non le présent. Une fois face à elle, il se mit en travers de son chemin et lui dit : "Vous êtes si belle que je préfère ne jamais vous revoir."Mon père aimait plus que tout ce souvenir car il estimait, sûrement à juste titre, que c'était la seule fois de sa vie où il avait été héroïque, étonnant, et même charmant. Il n'en revenait pas d'avoir été soumis à une telle pulsion. Et puis, bien sûr, pour saisir entièrement la saveur de ce moment, il fallait ajouter que cette femme allait devenir sa femme. Cette femme allait devenir ma mère.

– Les souvenirs

La plupart de ceux que j'ai croisés dans la maison de retraite voulaient mourir. Ils ne disaient pas mourir d'ailleurs, ils disent "partir". Et aussi "en finir", pour souligner davantage le calvaire. Car la vie ne finit parfois jamais, c'est le sentiment qu'ils ont. On parle souvent de la peur de la mort, et c'est étrange comme j'ai vu autre chose. Je n'ai vu que l'attente de la mort. J'ai vu la peur qu'elle ne vienne pas.

– Les souvenirs

Il était méconnaissable. Les deux femmes se mirent à pleurer, surtout en pensant qu'il avait dû passer des semaines ici, seul, sans personne pour venir le voir, sans personne pour lui tenir la main. C'était comme une atrocité ajoutée à l'atrocité. Son autre œil était ouvert, mais paraissait comme éteint. Pourtant,il n'était pas aveugle. Le blessé regardait sa femme, puis sa fille, mais cette vision ne semblait susciter en lui aucune réaction. Désemparées, elles demandèrent à parler à un médecin, qu'on les rassure, qu'on leur dise n'importe quoi, mais pas la vérité.

– Les souvenirs

Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien. Perdu dans la foule des parapluies, j'ai tenté de trouver un taxi. Je ne savais pas pourquoi je voulais à tout prix me dépêcher, c'était absurde, à quoi cela servait de courir, il était là, il était mort, il allait à coup sûr m'attendre sans bouger.

– Les souvenirs

Il y a quelque chose de si étonnant chez le chat. Il a atteint cette aisance suprême du bonheur à ne rien faire. Les hommes n'y arrivent pas. Au bout d'un moment, ils sont obligés de gesticuler, de parler, d'organiser quelque chose.

– Les souvenirs

J'ai été si souvent en retard sur les mots que j'aurais voulu dire.

– Les souvenirs

Le cœur a quitté le corps avec politesse. Je l'ai regardée pendant de longues minutes. On savait la mort, on la connaissait, et pourtant elle arrivait toujours comme une stupéfaction. Cela me paraissait fou que son corps soit subitement vide de vie ; que son esprit soit vide de pensée. Et je trouvais choquant de ne pouvoir remédier à cette tragédie.

– Les souvenirs

"Les bonnes idées viennent la nuit pendant que les mauvaises idées dorment."

– Les souvenirs

La vie est une machine à explorer notre insensibilité. On survit si bien aux morts. C'est toujours étrange de se dire que l'on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours. Les jours nouveaux arrivaient, et je leur disais bonjour.

– Les souvenirs

J'ai souvent entendu dire qu'"un véritable ami c'est quelqu'un qu'on peut appeler en pleine nuit quand on se retrouve avec un cadavre sur les bras". Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours aimé cette idée. Il y a des gens qui passent leur temps à se demander ce qu'ils feraient s'ils gagnaient au Loto, moi je me demande qui j'appellerai le jour ou je devrai me débarrasser d'un corps (car il est très peu probable que je gagne un jour au Loto) je parcours la liste de mes amis, et j'hésite. Je pèse le pour et le contre d'une lâcheté éventuelle. Et puis, je me rends compte que le chois est plus complexe que prévu: aimer un ami. C'est aussi éviter de l'impliquer dans une histoire aussi sordide que risquée.

– Les souvenirs

On peut tout quitter sauf ses obsessions.

J’aime qu’un tableau ait l’air de s’être peint lui-même.

On cherche souvent de jolies raisons aux étrangetés des autres.

Je ne supporte pas l'idée d'être attendu quelque part, la liberté est le slogan des survivants.

C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.

Il faut se motiver pour s’armer contre la terreur du défaitisme, contre l’hégémonie des cyniques. C’est un combat à mener.

On raille trop la croyance du demain, et on laisse la place aux dépressifs de l’avenir et autres déclinistes.

Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.

D’une manière générale, on attribue une connotation négative à toutes les idées liées à la bienveillance ou aux ondes positives.

L’optimiste ne doit donc pas avoir des oeillères. Il doit prendre en considération le pessimisme et décider le camp de l’espoir.

Il existe un point précis dans la trajectoire d’un artiste. Le moment où sa propre voix commence à se faire entendre. La densité se propage en elle, comme du sang dans de l’eau.

Perfusés que nous sommes en permanence aux informations, aux témoins, aux commentaires, le monde n’a jamais autant été éclairé par la lucidité. Ainsi, croire en l’avenir devient un véritable choix.

Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination. On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations. Errant sans tête dans l'espace du trouble. Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion.

Le miracle des banquiers est de connaître notre vie par notre argent.

Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu’on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.

Les choses qui nous apportent le plus sont celles que l'on emporte sans préméditation.

Ceux qui lèchent à longueur de journée ne se doutent de rien lorsque leur tour advient.

Ne pas croire en quelque chose, c'est retomber en enfance.

Le vrai bonheur est celui que les autres ne voient pas, et donc n'envient pas.

On mesure le bonheur d'un couple à leurs photos, et les photos se prennent pendant les vacances ; sans les photos de vacances, on ne pourrait jamais prouver qu'on a été heureux.

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