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China Miéville

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Le Concile De Fer (2011)

De China Miéville chez Pocket
(7 votes, note moyenne : 4.3)

Paru le 13-10-2011 - Format : Poche - 731 pages - 18 x 11 x 3 cm - 380 g - ISBN 10 : 2266186353 - ISBN 13 : 9782266186353

Collection : Pocket. Fantasy

Tags : uchronie, roman, urban fantasy, science-fiction, fantasy, fantastique, fiction, western, grève, conquête, baroque, complots, temps, trains, politique, social, crise économique, littérature anglaise, anglais, angleterre.

Citations de Le Concile De Fer (7)

Dans cet ultime village désert, l'immense Cactus leur parla de lui. Il était djai'unt - ce que tous ensemble ils parvinrent à traduire par retardé.Une anthropofloristique ésotérique faisait conserver aux Cactacés du veldt quelques-uns de leurs bulbes, qu'ils maintenaient dans le coma plusieurs mois après la date où ils auraient dû naître. Tandis que leurs frères et soeurs rampaient par terre en braillant, les djai'unt tardifs continuaient de dormir et de grandir dans leur chorion. Leurs corps se distendaient pendant que les techniques occultes les empêchaient de naître. Lorsqu'ils s'éveillaient pour émerger enfin, ils étaient monstrueux. Et prodigieux.Leur déviance était douloureuse, leurs os ligneux, gauchis, leur peau, d'écorce, et bouillonnant d'excroissances. Ils souffraient sous l'effet de leurs sens élargis. Ils constituaient les gardiens, les combattants vigiles de leurs villages. Ils étaient tabous. Proscrits et révérés. Ils n'avaient pas de prénoms.

Leur chef marchait d'un pas traînant. Cutter crut d'abord qu'il était monté sur une sorte de bête mutante sans yeux puis il vit que le torse de l'homme était suturé sur un corps de cheval, à l'emplacement de la tête. Mais, avec le caprice et la cruauté des biothaumaturges d'état, le tronc humain faisait face à la queue du cheval, comme s'il était assis sur une monture à l'envers. Ses quatre pattes de cheval se frayaient un chemin en une prudente marche arrière, sa queue se balançant.(trad walkt)

Judas Bezalle semble traîner le marais derrière lui, le scarifier d'un large sillage. Il a de la chance que les mâles et les femelles reproducteurs de ce petit le laissent l'accompagner, car à chacun de ses moments de marche, il attire l'attention de choses qu'il est préférable d'éviter. Caïmans et constrictors noirs doivent tenir son passage pour celui d'une bête blessée.La communauté élancière a toléré, voire ouvert les bras à Judas, grâce à la fois où il a sauvé deux jeunes de la charge d'un prédateur des palus. Attiré par sa propre présence, il en jurerait encore aujourd'hui, mais l'animal a dévié vers les deux petits qui, lorsque la bête gluante de bourbe s'est dressée en sifflant pour attaquer, se sont pétrifiés. Leurs glandes camouflantes ont sécrété leurs thaumaturgons, leur donnant soudain l'apparence de souches d'arbres au lieu d'enfants muets, mais la bête était trop près pour que ça la dissuade.Intrus singulier dans la quiétude obscure du bayou, Judas a hurlé, cogné son bâton contre son bocal à spécimens. Impossible qu'il ait fait peur à cette chose - un amalgame immense d'otarie, de jaguar et de salamandre doté de collerettes palmées, qui aurait pu lui briser le crâne -, mais il a semé le trouble dans son esprit. Elle est repartie, en se forant un chemin sous l'élodée.Depuis lors, depuis que les deux enfants qu'il a sauvés sont rentré ventre à terre au village psalmodier le récit de leur aventure dans une cavatine conçue à la hâte afin d'en accentuer la véracité, on tolère Judas.

Cutter dit : "La milice le suivait ?"" Sur des chevaux Refaits, il paraît."Sur des chevaux Refaits avec des sabots de métal martelé, ou avec des griffes de tigre ou une queue préhensile recouverte de glandes empoisonnées. Avec des pistons à vapeur donnant à leurs pattes une force absurde, ou une endurance venant d'une chaudière en excroissance derrière la selle. Rendus carnivores, avec de longues défenses. Des chevaux-loups ou des chevaux-sangliers, des chevaux-assemblage.(trad walkt)

Un hybride, un requin-baleine distendu par la thaumaturgie au point d'atteindre une taille de cathédrale. Une peau varicée par des tuyaux de métal plus épais qu'un homme. Des ganglions protubérants pareils à autant de prolapsus veineux. Des nageoires grosses comme des barques, s'agitant sur des charnières huilées. Une rangée de cheminées dorsales fumant blanc. La gueule du poisson avait dû s'ouvrir dans un grincement d'industrie, ancrée par des chaînes, façon pont-levis, tandis que le rebord de la mâchoire inférieure descendait, laissant émerger les miliciens de Nouvelle-Crobuzon lancés à la poursuite du Concile.

Ca s'est ouvert il y a un demi-millénaire : un rift à travers lequel se sont déversés d'immenses quantités de la force sauvage et cancéreuse qu'on appelle Torsion. Une Maleterre qui défie l'entendement. Où l'homme peut se changer en rongeur de verre, le rat en potentat diabolique, voire en bruits surnaturels, et où le jaguar et l'arbre sont susceptibles de virer à des moments qui n'auraient pas pu se produire, des angles impossibles. Un lieu où se rendent et où naissent les monstres. Où la terre, l'air et le temps sont malades.

A quelques kilomètres. Une chélona. Aux pattes de titan étalées, au plastron aplati par terre. Ses vastes flancs formaient un monticule. A mi-hauteur, des noeuds de kératine travaillés sur des générations afin de fournir des surplombs et des tours, les murs d'un village d'écaille. L'immense tortue mesurait plus de cent mètres de long. Au fil des siècles de son existence, elle avait agrégé sur son dos ce bourg de saillies successives. Les excroissances cassantes de sa carapace avaient été cultivées et modelées pour former des blocs, des pyramides, des flèches aux surfaces et aux volumes imparfaits, transpercés de fenêtres, des beffrois reliés par de ponts de corde, parcourus par des rues et des tunnels en corne. Tout : sol, murs, ouvertures, tout était formé de cette écaille mouchetée. La chélona, morte, se consumait. (...)A sa base, grouillant : des place fortes sur roues et sur chenilles, des pièces d'artillerie mobiles - un corps expéditionnaire de Nouvelle-Crobuzon. Les équipages montaient deux nashorns. Les capitaines, enfouis dans les sièges incurvés situés derrière la tête, s'agrippaient aux commandes suturées directement sur les ganglions des rhinocéros

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Critiques de Le Concile De Fer : avis de lecteurs (7)


  • Critique de Le Concile De Fer par Riduidel (Babelio)

    Bon, les bouquins de [a:China Miéville|33918|China Miéville|http://photo.goodreads.com/authors/1243988363p2/33918.jpg] sont générallement épais, incryablement inventifs, et fabuleusement géniaux. Il s...

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    Par Riduidel - publiée le 14/03/2020

  • Critique de Le Concile De Fer par Nausicaah (Babelio)

    Le concile de Fer est une pépite de China Miéville. A la lecture, on ne fait même plus attention au support, au livre lui-même, tellement le lecteur est aspiré par le récit. China Miéville écrit de...

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    Par Nausicaah - publiée le 28/11/2018

  • Critique de Le Concile De Fer par Walktapus (Babelio)

    Après une baffe, comment structurer une critique ? Comme des chandelles qui tournent autour de la tête. Le plus surprenant dans cet univers, c'est la juxtaposition de l'incohérent avec le cohérent,...

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    Par Walktapus - publiée le 22/02/2016

  • Critique de Le Concile De Fer par NicolasS83 (Babelio)

    (...) je ne conseillerai ce « Concile de Fer » qu'aux lecteurs opiniâtres, dont l'opulence lexicale de Miéville fait le bonheur absolu. Les autres le trouveront difficile, voire impossible à lire, et ...

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    Par NicolasS83 - publiée le 06/09/2014

  • Critique de Le Concile De Fer par Davd (Babelio)

    Un livre-monde mêlant la Fantasy au Steampunk avec une certaine dose de politique (China Mieville est un membre actif du parti trotskiste anglais si je ne m'abuse). La Nouvelle-Grobuzon est une ville...

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    Par Davd - publiée le 15/05/2012

  • Critique de Le Concile De Fer par kedrik (Babelio)

    Le Concile de fer, donc. Comment le définir ? C'est de la weird fantasy jaurésienne. Une histoire prolétaire avec des communards, un animateur de golem, des catins décaties, des miliciens serviles, un...

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    Par kedrik - publiée le 18/01/2012

  • Critique de Le Concile De Fer par guile (Babelio)

    Admiratif. Toujours plus à chaque nouveau roman de cet auteur. Ceux qui ont apprécié Perdido et Les scarifiés devraient pleurer de bonheur.

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    Par guile - publiée le 20/02/2010
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