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Chester Himes

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Chester Himes est né en 1909 à Jefferson City, dans le Missouri, il fait ses études à l'université d'Ohio State, puis passe sept ans au pénitencier de l'état d'Ohio pour vol à main armée. C'est là qu'il écrit son premier roman. En 1953, il quitte les... Plus >

Couché dans le pain (2002)

De Chester Himes chez Gallimard
(8 votes, note moyenne : 3.3)

Au petit matin d'une veillée funèbre agitée, à Harlem, le révérend Short se penche un peu trop par la fenêtre et dégringole du deuxième étage sur le trottoir. Premier miracle : une vaste corbeille pleine de pain frais amortit sa chute. Il remonte à l'étage, indigné : «C'est Chink qui m'a poussé...» Tout le monde se presse à la fenêtre pour se rendre compte et... deuxième miracle : il y a encore un homme dans le panier. Mais celui-là est mort, bien mort, avec un couteau planté en plein cœur...
«Le cadavre était étendu de tout son long sur un matelas de moelleuses miches de pain enveloppées de papier...»

Paru le 13-03-2002 - Format : Broché - 256 pages - 17 x 10 x 1 cm - 157 g - ISBN 10 : 2070422992 - ISBN 13 : 9782070422999

Collection : Folio Policier

Tags : années 50, littérature américaine, amérique, série noire, meurtre, assassin, crime, pains, frédéric, hard boiled, afro-américains, obsessions, presse, comique, plantes, drame, romans policiers et polars, suspense, roman, récits.

Citations de Couché dans le pain (10)

-Ce fils de pute de prêcheur devient dingue à force de picoler son mélange d'opium et de cherry-brandy!fulmina-t-il.je n'ai jamais donné à Dulcy ce putain de couteau et je l'ai jamais vu avant!-Mais vous lui cavalez après comme un clebs après une chienne en chaleur,insista Brody.Tout le monde le dit.-On peut pas reprocher à un mec de tenter sa chance.

- Vous lui cavalez après comme un clebs après une chienne en chaleur, insista Brody. Tout le monde le dit.- On ne peut pas reprocher à un mec de tenter sa chance, fit remarquer Chink.

- Si les flics me trouvaient là, pour peu y diraient que je l'avais poussé par la fenêtre.- Tu me fais de la peine fiston, déclara Fossoyeur avec le plus grand sérieux. Les flics sont pas si vaches.(NB : le petit malfrat faisait le guet dans l'entrée d'un immeuble de la 132ème Rue, pendant que son pote piquait un sac de monnaie. Il faut ne pas avoir confiance dans les flics pour penser qu'ils vous accuseraient de la défenestration d'un homme).

- Tout ce que j'ai appris jusqu'à présent, c'est que les gens d'Harlem sont à tels point respectables que leur merde n'a pas d'odeur !- Qu'est-ce que vous espériez ? demanda Ed Cercueil. Que l'un d'eux allait se dénoncer ?(Note : interrogatoire des témoins et l'inspecteur n'a rien appris !)

- Diminuez quand même la dose, insista Fossoyeur d'un ton sec. Si on vous laisse opérer, c'est uniquement parce que vous approvisionnez nos indics.- Et sans vos indics vous pourriez plus opérer, vous autres, rétorqua la vieille. Les flics trouveraient jamais rien si y avait personne pour les rencarder.

Le corps de Gigilo se mit à tressauter comme si quelqu'un lui avait glissé une tige de fer brûlante dans le fond de son pantalon.

- Tu trembles, fit observer Fossoyeur.- Et tu transpires, en plus, ajouta Ed Cercueil.- J'ai pris froid, déclara Chink.- Comme tu dis, répliqua Fossoyeur. Et même le meilleur moyen de se faire refroidir de façon permanente, c'est de fricoter avec la femme d'un autre mec, dans sa propre maison.- Je m'occupais seulement de mes propres affaires, protesta Chink. Vous pourriez pas essayer d'en faire autant, une fois, par hasard ?- C'est comme ça que tu nous remercies de t'avoir fait une fleur, dit Fossoyeur. On l'a retenu jusqu'à ce que tu aies le temps de filer.

- Les inspecteurs Fossoyeur Jones et Ed Cercueil Johnson se présentent au rapport, mon général, marmonna Pigmeat.- Ah ! Nom de Dieu ! fulmina Chink. Il nous manquait plus que ces deux fumiers de cow-boys de mes deux pour foutre le bordel.

- On est à Harlem, dit-il, et des bleds comme ça, y en a pas deux. On est obligé de partir de rien, parce que les gens d'Harlem agissent pour des raisons qui ne viendraient jamais à l'idée de personne ailleurs. Tenez, par exemple : j'ai connu deux gars de couleur, deux ouvriers sérieux et pères de famille. Ils se sont bagarrés un jour dans un bar de la Cinquième Avenue, près de la Cent-dix-huitième Rue, pour savoir si Paris était en France ou si c'était la France qui se trouvait dans Paris. Et ils se sont saignés à mort.Brody éclata de rire.- Il y a encore mieux ! dit-il. Deux Irlandais du côté de Hell'sKitchen, se sont mis à s'engueuler pour savoir si les Irlandais descendaient des dieux ou si les dieux descendaient des Irlandais. Ils se sont descendus à coups de pétard.

- Comment s'habille-t-il? demanda Fossoyeur.- Comme je viens de dire; des vieux bluejeans, un maillot de corps, des baskets; il a toujours l'air de sortir d'une poubelle.

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Critiques de Couché dans le pain : avis de lecteurs (8)


  • Critique de Couché dans le pain par medsine (Babelio)

    Couché dans le pain est le troisème opus de la série des "Cercueil et Fossoyeur" de Chester Himes. Cet épisode est haut en couleur et en suspense. Il est, plus que les deux premiers romans, construit ...

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    Par medsine - publiée le 30/01/2012

  • Critique de Couché dans le pain par belette2911 (Babelio)

    and #9835; Couché dans le foin, avec le soleil pour témoin and #9834; (1)... Oups, c'est "couché dans le pain", le titre du roman. Voici donc un lapsus révélateur... entre le titre du livre et une c...

    Lire la critique complète >
    Par belette2911 - publiée le 20/10/2013

  • Critique de Couché dans le pain par polarKP (Babelio)

    Couché dans le pain, est un polar médiocre de Chester Himes, pourtant fan de cet auteur. Mais il faut être honnête, il n'est pas intéressant, ni captivant, tant l'histoire et l'intrigues sont trop con...

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    Par polarKP - publiée le 03/02/2014

  • Critique de Couché dans le pain par Crossroads (Babelio)

    Chester Himes est souvent jubilatoire et lorsqu'il délivre une galette légèrement en deçà de ce à quoi il nous a précédemment habitué, pas de quoi fouetter le boulanger, sa verve et sa truculence se c...

    Lire la critique complète >
    Par Crossroads - publiée le 22/04/2014

  • Critique de Couché dans le pain par rotko (Babelio)

    Couché dans le pain, Chester Himes, « Quand on se met à mélanger le sexe et la religion, on est sûr de perdre les pédales » déclare Ed Cercueil. Outre la pertinence de cette remarque générale, la r...

    Lire la critique complète >
    Par rotko - publiée le 11/07/2015

  • Critique de Couché dans le pain par jfponge (Babelio)

    Harlem, New York City, fin des années 50. Avant de devenir la coqueluche des "bobos" new-yorkais, Harlem était un quartier pauvre, mal famé, une sorte de "ghetto" afro-américain en marge de ...

    Lire la critique complète >
    Par jfponge - publiée le 09/02/2019

  • Critique de Couché dans le pain par alzor (Babelio)

    Après avoir lu l'an dernier Il pleut des coups durs du même auteur, me voilà littéralement tombé dans la corbeille à pains, tel le révérend Short: ce pain-là est bien noir, non pas qu'il soit fait de ...

    Lire la critique complète >
    Par alzor - publiée le 16/02/2019

  • Critique de Couché dans le pain par lehibook (Babelio)

    Hé non ! ce n'est pas la suite de « La femme du boulanger » même si la jalousie joue un rôle important dans ce roman . Il est question d'un pasteur bourré (à la suite d'une veillée funèbre !) qui s'e...

    Lire la critique complète >
    Par lehibook - publiée le 03/12/2019
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