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Charles Williams

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Charles Williams peut désigner : Royaume-Uni États-Unis

Vivement dimanche ! (1998)

De Charles Williams chez Gallimard
(3 votes, note moyenne : 4.7)

«Que se passe-t-il dans la tête des gens qui donnent des coups de téléphone anonymes ? La voix que j'entendais était celle d'une femme, et elle m'accusait tout bonnement d'avoir assassiné son petit ami par jalousie.- Quelqu'un a perdu un briquet chez lui. Un briquet plaqué or avec des initiales de fantaisie. F. et W. C'est un Dunhill. Ça ne vous rappelle rien ?Elle raccrocha. Je frissonnai. Le briquet qu'elle venait de décrire était celui de Frances, ma femme.»

Paru le 01-10-1998 - Format : Broché - 192 pages - 18 x 11 x 1 cm - 123 g - ISBN 10 : 2070406644 - ISBN 13 : 9782070406647

Collection : Folio Policier

Tags : chroniques, récits, roman, roman noir, suspense, thriller, romans policiers et polars, chasse, innocence, articles, enquêtes, adapté au cinéma, noir, sport, détective, meurtre, policier américain, états-unis, littérature américaine, 20ème siècle.

Citations de Vivement dimanche ! (10)

- Mais... mais pourquoi l'avez-vous giflé ?- Ma foi, c'était un peu ridicule, à vrai dire, mais sur le moment ça m'a paru le moyen le plus simple de l'obliger à sortir sa main de mon soutien-gorge.- Vous ne voulez pas dire... pas Georges ?- Je vous assure qu'il a des mains.- Eh bien ! Bon Dieu ! Ah ! le vieux cochon ! L'hypocrite ! C'est donc la raison de votre démission ?- Oui. Pas à ce moment là, mais plus tard.(Duke Warren qui apprend de Barbara, sa secrétaire, que son ancien patron, qui est une de ses connaissances, avait la main baladeuse).

- Cessez donc de vous comporter comme un sanglier affligé d'une rage de dent, autrement vous aurez vraiment besoin d'un avocat.(L'avocat à Duke qui a fait appel à lui car interrogé par le shérif).

-Vous a-t-elle dit pourquoi je suis allée la voir ?- Elle a dit que vous aviez essayé de la violer.- C'est tout ?- Elle a sans doute estimé que ça suffisait. Vous avez fait irruption dans sa chambre à trois heures du matin et vous vous êtes mis à lui arracher ses vêtements. Si vous cherchiez seulement à obtenir sa recette de ragoût de veau, vous l'auriez dit.(Non, ce n'est pas l'audition de DSK, mais le shérif Scanlon qui interroge Duke Warren sur son interrogation musclée qu'il a eue avec une protagoniste de l'affaire).

Je n'avais qu'à me lever, faire deux pas vers elle et nous nous serions retrouvés au lit en une minute trente secondes pile.Et le plus beau de l'histoire, c'est qu'une fois engagé dans cette voie, il me devenait impossible de faire marche arrière; autant vouloir remonter les chutes du Niagara à mi-hauteur.

Elle était entrée dans la pièce et commençait à retirer ses gants. Même dans un geste aussi anodin, elle mettait une sensualité pleine de promesses troublantes. Si jamais elle faisait du strip-tease, pensais-je, elle donnerait des vapeurs à tous les crânes d'œufs avant même d'avoir posé le doigt sur la fermeture éclair.

L'artère principal s'appelle Clebourne Street et le centre des affaires s'étire sur plusieurs centaines de mètres. Warren Immobilier se trouve au début de cette rue, entre le bureau de J.C. Penney d'un côté et le café Fuller de l'autre. A ce détail près que l'affaire m'appartient, ça ressemble aux agences immobilières de tous les petits patelins : la vitrine où j'affiche les bonnes affaires du moment, un ou deux philodendrons aux feuilles crénelées, deux bureaux de démarcheurs perpétuellement encombrés de paperasses et, tel un foyer d'attraction, ou plutôt telle la moelle épinière du système nerveux de l'homme, un autre bureau doté d'une machine à écrire, de plusieurs téléphones et d'une fille qui sait où trouver touts les papelards, même ceux qui n'ont plus aucun intérêts. La file, en l'occurrence, c'est Barbara Ryan, si toutefois ce mot de fille peut s'appliquer à une divorcée âgée de trente ans. Elle a des cheveux rouge acajou qui ont toujours l'air un peu ébouriffés, une grande bouche, un visage assez étroit, de calmes yeux bleus, sans compter un air de cynisme indulgent, comme si le genre humain l'attirait toujours, même si elle n'en attendait plus rien. Au moment où j'entrai, elle était seule dans le bureau et parlait dans le cornet d'un téléphone.

Le palais de Justice était plongé dans l'ombre, à l'exception des bureaux du shérif et de deux fenêtres à un étage supérieur, où travaillait le conservateur. Mulholland se gara en face, je sortis sans l'attendre, gravis les marches et poussai la porte à bandeaux de caoutchouc. J'entendis le bruit de ses talons derrière moi tandis que je franchissais le seuil de la grande salle. Elle était vide, mais à l'instant où j'entrais Scanlon surgit de son bureau particulier. Le fusil de chasse était toujours sur la table. Scanlon me désigna une chaise voisine.

- Voulez-vous me faire plaisir ? lui dis-je en soupirant. Si jamais vous décidez de vous faire gangster, donnez-moi deux ou trois heures de préavis. Je quitterai le patelin illico. Elle sourit.- Scanlon m'a dit la même chose, voyez-vous.

- Je vois. Mais ça me paraît bien du temps de perdu à blaguer et à bavarder, pour un homme qui s'apprête à tuer une fille dans un immeuble habité, alors que les gens dorment de l'autre côté du mur. On aurai plutôt pensé qu'il se mettrait au boulot sans vous laisser le temps de crier. Et, au fait, pourquoi n'avez-vous pas crié ? Non... attendez donc... à ce moment là vous ne saviez pas qu'il avait l'intention de vous tuer. Vous pensiez seulement qu'il allait vous violer.- Euh... Oui. C'est ça.- Pourquoi ? Il ne vous avait pas encore empoignée.- Ben... je ne savais pas vraiment ce qu'il voulait.- Mais vous avez dû vous le demander ? En principe, ce n'était pas l'arrêt du bus qu'il cherchait, ni un bouquin qu'il voulait vous emprunter. De quoi avez-vous parlé, alors ?(Le shérif Scanlon qui interroge la femme qui accuse Duke Warren d'avoir voulu la violer alors qu'il ne faisait que lui poser des questions pertinentes sur le double meurtre dont il est accusé).

Elle ne répondit pas. Elle se mit à tortiller son peignoir, elle ne pensait plus à cacher ses jambes, si même elle se souvenait qu'elle en avait.

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Critiques de Vivement dimanche ! : avis de lecteurs (3)


  • Critique de Vivement dimanche ! par pit31 (Babelio)

    Que se passe-t-il dans la tête des gens qui donnent des coups de téléphone anonymes ? La voix que j'entendais était celle d'une femme, et elle m'accusait tout bonnement d'avoir assassiné son petit ami...

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    Par pit31 - publiée le 02/04/2020

  • Critique de Vivement dimanche ! par Sharon (Babelio)

    Nous sommes dimanche, donc ce livre était vraiment fait pour être chroniqué aujourd'hui. Oui, j'ai un fait un micro-effort parce que j'avais un peu la flemme d'écrire un article aujourd'hui. Nous som...

    Lire la critique complète >
    Par Sharon - publiée le 23/04/2017

  • Critique de Vivement dimanche ! par belette2911 (Babelio)

    "Vivement dimanche !" n'a rien à voir avec l'émission dominicale de Michel "Bonsoir, merci" Druker. D'ailleurs, en traduisant le roman, il aurait été plus judicieux de traduire à la lettre ...

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    Par belette2911 - publiée le 25/08/2013

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