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Chantal Pelletier

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Voyageuse en écriture comme dans la vie, Chantal Pelletier est auteure de romans, nouvelles et policiers. Cinq femmes chinoises, son troisième livre publié aux Editions Joëlle Losfeld, a reçu le Prix printemps du roman 2013. Plus >

Paradis andalous (2007)

De Chantal Pelletier chez J. Losfeld
(1 vote, note moyenne : 4.0)

C'est un couple uni qui habite une grande maison sur la côte est des États-Unis. Ils sont heureux de l'ordinaire bonheur offert à ceux qui s'aiment et qui se sont choisis. Elle s'amuse de ses fantaisies, il aime leurs fous rires, leurs étreintes charnelles. Pourtant la mort rôde. Un ouragan est annoncé menaçant. L'accident arrive qui va bouleverser leur vie. Dans cette nature martyrisée par les éléments et les hommes, à la veille de ses quarante ans, l'épouse livrée à elle-même se découvre un formidable appétit de vivre... Chantal Pelletier excelle à ciseler l'intime sur fond de tourmente, tout en maintenant le tragique à distance. Dans un roman où domine la luminosité, où l'amour l'emporte sur la perte, l'auteur nous convie à une célébration des sens et réinvente un art d'aimer par le pouvoir magique de l'imagination.
Dans un roman où domine la luminosité, où l'amour l'emporte sur la perte, Chantal Pelletier nous convie à une célébration des sens et réinvente un art d'aimer par le pouvoir magique de l'imagination.

Paru le 30-08-2007 - Format : Broché - 136 pages - 21 x 15 x 1 cm - 200 g - ISBN 10 : 2070787435 - ISBN 13 : 9782070787432

Collection : Littérature Française/Joëlle Losfeld

Tags : roman, fiction, drame, sensualité, magique, deuil, amour, couple, Andalousie (Espagne), littérature française.

Citations de Paradis andalous (7)

Les acheteurs compulsifs devaient se reconnaître entre eux comme les joueurs de poker ou les amateurs de partouzes.

Au hammam, les pluies parfumées ruissellent sur les faïences jaunes et bleues. Des matrones s'affairent autour d'une femme callipyge, enduisent ses cheveux de henné, la frottent jusqu'à l'écarlate, l'épilent au miel de caramel, la transforment en dessert du prince.

Dans son palais de l'Alhambra, accoudé aux arcades rousses, devant les exclamations de cyprès, les flaques d'orangers, les frémissements d'oliviers, le prince s'abandonne aux caresses des voiles de coton, au brouillard des hammams, aux étreintes des femmes.

J'ai enfilé une robe de jersey mauve, sous laquelle je n'ai pas passé de culotte. Façon de dire à Greg que je l'attendais.Dès que je renonçais aux pantalons, Greg avait droit à la question rituelle : Est-ce que je porte une culotte ? Sa main trouvait réponse à la devinette. Si j'étais nue, elle tâtonnait aussitôt dans le nid douillet, dans l'humide duvet. Si un sous-vêtement lui barrait la route, il en cajolait les pourtours, glissait un doigt timide sous l'élastique, abandonnait la piste, tentait une autre incursion avant de renoncer, jusqu'à ce que je le supplie.

Des musiciens jouent l'andalous. Les voiles de mousseline tracent de grandes arabesques. Les ventres charnus des femmes gigotent. Colliers, bracelets, parures frontales cliquettent. L'andalous. La plaine chaloupée de la jouissance.

- oh oh ! Madame a besoin de vacances !- Grand besoin !Il s'est levé, a écarté son peignoir, s'est mis à chanter fort en dansant le flamenco. Ses pantoufles frappaient le plancher, ses doigts jouaient les castagnettes, son sexe sautillait, sa bedaine tremblotait :- Olé !Je riais, j'en pleurais, j'en avais mal au ventre, il m'a montré sa croupe :- On fait l'anticyclone sous la couette ?- C'est parti !

Le front appuyé contre les volutes de fer forgé qui cernent le harem, le prince tient dans ses paumes les seins durs de sa troisième épouse. Devant lui, les orangers brillent, piqués de fruits ensoleillés.

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Critiques de Paradis andalous : avis de lecteurs (1)


  • Critique de Paradis andalous par le_Bison (Babelio)

    « Dans son palais de l'Alhambra, accoudé aux arcades rousses, devant les exclamations de cyprès, les flaques d'orangers, les frémissements d'oliviers, le prince s'abandonne aux caresses des voiles de ...

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    Par le_Bison - publiée le 28/07/2017

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