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Cécile Mainardi

Cécile Mainardi a publié une quinzaine d’ouvrages aériens et obstinés, dont Rose activité mortelle qui regroupait une partie de ses œuvres récentes. Avec les Idéogrammes acryliques, elle propose une avancée inattendue dans le champ de la poésie « concrète ». En faisant référence aux idéogrammes lyriques, comme Apollinaire avait baptisé ses calligrammes, l’auteur effectue un déplacement dans la recherche d’une figuration poétique. Les formes que ses poèmes découpent visent autant à une autre lecture qu’à la stricte représentation visuelle. Instantanés fixant le temps, les gestes, les objets. Concentrés de langage. Enluminures, illuminations...

Présentation de Cécile Mainardi (Wikipedia)

Cécile Mainardi est une poétesse[1] française. Elle vit et travaille à Nice et à Paris. Elle a été pensionnaire de la Villa Médicis en 1998[2] et en résidence à la Villa Arson en 2005. Son travail a fait l'objet de performances, interventions, lectures publiques et de créations radiophoniques, participant à l'Atelier de création radiophonique[3] de France Culture. Deux de ses livres, Rose activité mortelle (2012) et Idéogrammes acryliques (2019), ont été publiés dans la collection Flammarion "Poésie", dirigée par Yves di Manno. Ce dernier la fait figurer dans son anthologie, codirigée par Isabelle Garron, intitulée Un nouveau monde. Poésies en France, 1960-2010 [4], dans la section "Une néo avant-garde ?". Sa poésie est qualifiée de lyrique ; il s'agirait cependant d'un lyrisme qui sait souvent être "âcre"[5], mener ses investigations dans le langage, questionner le visible. Cécile Mainardi n'est pas qu'une poétesse lyrique : elle se prête volontiers à l'expérimentation et à l'exploration de formes de création nouvelles. Deux livres récents, L'Histoire très véridique et très émouvante de ma voix de ma naissance à ma dernière chose prononcée (2016) et Le degré Rose de l'écriture (2018), se décalent ainsi de l'écriture poétique pour imaginer une autre forme de rapport à la création artistique. Dans ce dernier livre, Cécile Mainardi imagine ainsi de retirer le "i" final de son nom afin de se transformer en Cécile Mainard - changement d'identité par lequel elle passerait de la poésie à l'art[6]. Depuis son entrée en écriture, l'oeuvre de Cécile Mainardi est tendue entre l'écriture du poème et la tentation de l'art et de la performance. Cette tension et les rencontres qu'elle suscite ont produit plus d'une dizaine de livres de poèmes, de nombreuses performances et récemment, une apparition en 2018 au Festival Extra!, organisé par le Centre Georges-Pompidou autour de la littérature hors du livre.

Livres de Cécile Mainardi

Citations de Cécile Mainardi (4)

le mot éternité est le premier mot que je me suis mise à prononcer dans ta bouche,avec soudain l'impression que je n'avais plus à reprendre mon souffle une fois en avoir poussé la forme sonoreà travers mon corpsextrait de "Je suis une grande actrice" Séquence poétique II du recueil

– Rose activité mortelle

Il n'y a pas de perception qui ne soit imprégnée de souvenirs : dans la vue de l'eau superliquide qui s'écoule, il y a les anciennes images de l'eau superliquide qui s'écoulent. Il n'y a pas d'écoulement ni de phrase sans cela, sinon le verre éclaterait, sinon le texte serait déjà en morceaux. A la base même de notre conscience du rythme, il y a cela

– Rose activité mortelle

j'emmagasine la charge électro-magnétique d'une phrase et la reverse dans la doublure d'une autreje disparais dans une phrase de neigequi est avalée par la surface du fleuve plus chaude de deux ou trois degrésquand je la prononcec'est déjà presque de la pluie quand je la prononceà peine encore de la neige quand je l'ai prononcéec'est ainsi que je rends prononçables les mots "neige fondue" dans ma voixquand au fond du seau, jesuis le bruitdu jet d'eau(gravier/embonpoint)extrait de "Je suis une grande actrice" Séquence poétique II du recueil

– Rose activité mortelle

III, Promenades aux phrases ÉCRIRE CES TEMPS-CI POUR MOI…Écrire ces temps-ci pour moi, c'est que tout augmente – en masse de mots, en masse de phrases, en masse d'articulations de  tout – pendant que je pense à toi, c'est  cette augmentation et cette concomitance.  Il n'existe pas de temps dans la conjugaison qui dise la simultanéité d'une chose qui persiste avec une autre qui augmente, je veux dire au moyen d'un seul verbe. Il en faut toujours deux. Je voudrais inventer ce temps qui n'ait besoin  que d'un seul verbe et  pas de deux, quoi que j'écrive, pour dire cette unique chose, que je pense à toi pendant que tout augmente – un autre type de présent, ou le présent d'un autre mode,  dédoublé terrible et merveilleux. Il n'y aurait alors pas grand-chose à raconter, il n'y aurait pas grand-chose à écrire,  en de-hors de toutes ces masses qui augmentent,  il n'y aurait qu'à laisser venir cette augmentation pour restituer dans toutes ses proportions la persistance/le souci/le tourment de moi qui te pense.

– Rose activité mortelle

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