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Boris Cyrulnik

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Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, est un neuro-psychiatre français. Ancien animateur d'un groupe de recherche en éthologie clinique au centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne-sur-Mer et directeur d'enseignement du diplôme ... Plus >


Citations de Les vilains petits canards (10)

L'argent qui donne accès à la consommation transforme aujourd'hui les spectacles en marchandise : foot, danse, théâtre et cinéma. Alors, pour démocratiser l'accès à cette culture, on donne de l'argent public afin que les pauvres puissent également aller au spectacle. Cette démarche constitue un généreux contresens puisque la créativité n'est pas un loisir. Elle doit inventer un nouveau monde pour changer celui qui fait souffrir. La culture créative est un liant social qui donne espoir aux épreuves de l'existence, alors que la culture passive est une distraction qui fait passer le temps, mais ne résout rien.

Il n'y a pas si longtemps, quand un enfant gémissait, c'est à lui qu'on reprochait de ne pas être un homme, et c'est lui qui avait honte. Hier la douleur prouvait la faiblesse du blessé, aujourd'hui, elle révèle l'incompétence du technicien.

C'est la représentation du malheur qui affirme la maîtrise du traumatisme et sa mise à distance en tant qu'oeuvre socialement stimulante. En dessinant l'horreur qui m'est arrivée, en écrivant la tragédie que j'ai dû subir, en la faisant jouer sur les théâtres de la ville, je transforme une souffrance en un bel événement, utile à la société. J'ai métamorphosé l'horreur et désormais ce qui m'habite, ce n'est plus la noirceur, c'est sa représentation sociale que j'ai su rendre belle afin que les autres l'acceptent et en fassent leur bonheur. J'enseigne comment éviter le malheur. La transformation de ma terrible expérience sera utile à votre succès. Je ne suis plus le pauvre petit qui gémit, je devient celui par qui le bonheur arrive.

Depuis que Satan ne mène plus le bal des idées, il a entrepris une psychothérapie parce que son concept de base est à revoir, et c'est très dur pour lui.

L'argent qui donne accès à la consommation transforme aujourd'hui les spectacles en marchandise : foot, danse, théâtre et cinéma. Alors, pour démocratiser l'accès à cette culture, on donne de l'argent public afin que les pauvres puissent également aller au spectacle. Cette démarche constitue un généreux contresens puisque la créativité n'est pas un loisir. Elle doit inventer un nouveau monde pour changer celui qui fait souffrir. La culture créative est un liant social qui donne espoir aux épreuves de l'existence, alors que la culture passive est une distraction qui fait passer le temps, mais ne résout rien. Pour que la culture offre des tuteurs de résilience, il faut engendrer des acteurs bien plus que des spectateurs. Il faut donner aux pauvres l'occasion de donner, en leur permettant de créer un spectacle, une soirée, un débat, une journée de fête....Tandis que la culture créative nous fait évoluer, la culture passive nous aide à digérer.

Dans le réel, chaque rencontre est une bifurcation possible

On ne réussit jamais à liquider nos problèmes, il en reste toujours une trace, mais on peut leur donner une autre vie, plus supportable et parfois même belle et sensée.

Les puéricultrices et les enseignantes reconnaissent qu'elles se surprennent à dire au père qui vient chercher son enfant à la crèche ou à l'école : "Vous direz à votre femme qu'Eva a bien pris son biberon et qu'on lui a donné son sirop".

« Je suis née à l'âge de vingt-cinq ans, avec ma première chanson.- Avant ?- Je me débattais.Il ne faut jamais revenir Au temps caché des souvenirs...Ceux de l'enfance vous déchirent.L'instant fatal où tout bascule tranche notre histoire en deux morceaux.- Avant ?- J'ai dû me taire pour survivre. Parce que je suis déjà morte, il y a longtemps – J'ai perdu la vie autrefois – Mais je m'en suis sortie, puisque je chante.- Sortie ? Il y a donc une prison, un lieu clos d'où l'on peut s'évader – la mort n'est pas sans issue ? (…)Genet a sept ans. L'Assistance publique l'a confié à des paysans du Morvan : « Je suis mort en bas âge. Je porte en mort le vertige de l'irrémédiable... le vertige de l'avant et l'après, l'épanouissement et la retombée, une vie misée sur une seule carte...

Cette force qui permet aux résilients de surmonter les épreuves donne à leur personnalité une coloration particulière. Une trop grande attention aux autres, et en même temps, la peur de recevoir l'amour qu'ils provoquent.

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Critiques de Les vilains petits canards : avis de lecteurs (14)


  • Critique de Les vilains petits canards par sandrine68 (Babelio)

    Boris Cyrulnik développe ici le concept de résilience et explique comment certains enfants, soutenus par leur milieu, certaines rencontres, peuvent se reconstruire après un traumatisme, à condition de...

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    Par sandrine68 - publiée le 25/05/2020

  • Critique de Les vilains petits canards par Realita18 (Babelio)

    J'ai toujours eu envie de découvrir Boris Cyrulnik. C'est chose faîte avec Les vilains petits canards. J'ai beaucoup aimé ce livre qui parle de résilience et de sous quelles conditions elle peut et...

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    Par Realita18 - publiée le 24/05/2020

  • Critique de Les vilains petits canards par Zosse (Babelio)

    Un peu déçue, je m'attendais à de vrais témoignages. Bcp de répétition selon moi mais reste intéressant à lire.

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    Par Zosse - publiée le 20/01/2020

  • Critique de Les vilains petits canards par CharlesEdouard (Babelio)

    Un classique de la littérature psychologique, enfin ce que l'on m'a fait pensé, car j'ai entendu parlé de ce titre assez jeune. Boris Cyrulnik décrit ici ce qu'est la résilience avec l'aide de témoig...

    Lire la critique complète >
    Par CharlesEdouard - publiée le 05/06/2019

  • Critique de Les vilains petits canards par (Babelio)

    J'avais depuis longtemps ce livre dans ma PAL mais je traînais à le lire temps j'avais peur qu'il me rappelle de mauvais souvenirs. Une discussion un peu personnelle avec une collègue qui s'apprêtait ...

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    Par Babelio - publiée le 16/01/2019

  • Critique de Les vilains petits canards par (Babelio)

    à relire aussi...

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    Par Babelio - publiée le 02/05/2017

  • Critique de Les vilains petits canards par CaroleBouchut (Babelio)

    Ce livre est peut-être une référence en psychologie des traumatismes de l'enfance. Je ne sais pas. En tout cas, il donne de sérieuses pistes de compréhension des parcours de résilience « enfantine ». ...

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    Par CaroleBouchut - publiée le 30/03/2017

  • Critique de Les vilains petits canards par Chasto (Babelio)

    A nos différences qui furent nos faiblesses. Ces faiblesses, prisent à bras le corps serrées de larmes et de coeur, offrent à leur tour une richesse sans fin. Cette richesse d'âme et d'être, que ...

    Lire la critique complète >
    Par Chasto - publiée le 16/02/2017

  • Critique de Les vilains petits canards par Rodzina (Babelio)

    J'ai trouvé ce livre ennuyeux et inefficace. J'ai lu quelque part qu'il s'agissait du best-seller de Boris Cyrulnik avec plus de 500 000 exemplaires vendus. Je ne vois pas pourquoi !

    Lire la critique complète >
    Par Rodzina - publiée le 28/08/2016

  • Critique de Les vilains petits canards par Prudence (Babelio)

    "La métaphore du tricot de la résilience permet de donner une image du processus de la reconstruction de soi. Mais il faut être clair: il n'y a pas de réversibilité possible après un trauma, il y a un...

    Lire la critique complète >
    Par Prudence - publiée le 11/08/2015

  • Critique de Les vilains petits canards par dominath (Babelio)

    Maria Callas, la "divine", LA voix du siècle s'il ne devait en rester qu'une, fut une petite fille dépérissant de carences affectives dans un dépôt d'enfants immigrés de New York. Barbara, meurtrie p....

    Lire la critique complète >
    Par dominath - publiée le 01/08/2014

  • Critique de Les vilains petits canards par anne_le_bruit_des_vagues (Babelio)

    J'aime beaucoup ce genre de lectures, parfois un peu difficiles, mais que je pratique souvent en pointillés, avec la plupart du temps un roman « facile » en parallèle. Dans ces ouvrages, je rencontr...

    Lire la critique complète >
    Par anne_le_bruit_des_vagues - publiée le 23/03/2014

  • Critique de Les vilains petits canards par Tagrawla (Babelio)

    Voilà tout un ouvrage destiné à nous expliquer le concept inventé par l'auteur : la résilience, ou comment inventer un mot pour résumer le fait que certains dépassent leurs traumatismes, mais on ignor...

    Lire la critique complète >
    Par Tagrawla - publiée le 11/05/2013

  • Critique de Les vilains petits canards par BVIALLET (Babelio)

    Comment des enfants traumatisés plus ou moins gravement parviennent-ils à résister aux épreuves et à se reconstruire ? Où vont-ils puiser leurs ressources pour ressortir plus forts voire plus humains ...

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    Par BVIALLET - publiée le 13/08/2012
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