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Bernard Simonay

Présentation de Bernard Simonay (Wikipedia)

Bernard Simonay, né le 2 août 1951 à Paris et mort le 21 mai 2016[1], est un écrivain français. Il publie dans plusieurs domaines dont le fantastique, les romans policiers, les romans d'aventures et les romans historiques.

Livres de Bernard Simonay

Citations de Bernard Simonay (86)

Les yeux du coeur et de l'âme voient bien plus loin que les autres.

– La première pyramide.[1] - La première pyramide

Djoser regarda le vieil homme interloqué.-Une coquille d'oeuf?-La coquille est sèche,elle aussi,tout comme Seth.Elle est l'une de ses manifestations.Pourtant elle protège la vie.Osiris,le dieu fécond,est la puissance de vie qui sommeille à l'intérieur de la coquille.Mais sans elle,il ne pourrait accomplir son oeuvre.Ainsi,Seth est indispensable à la vie,tout comme Osiris.

– La première pyramide.[1] - La première pyramide

-Savoir,disait-il,c'est se servir de sa mémoire pour retenir toutes sortes de notions.Mais connaître,celà signifie assimiler,comprendre avec conscience,de manière à ne faire qu'un avec ces notions;c'est nourrir son esprit un peu comme on nourrit son corps.

– La première pyramide.[1] - La première pyramide

Il aurait souhaité ne ressentir que l'aspect divin qui vibrait en lui.Mais souvent,son côté humain et mortel s'exprimait,et le doute s'insinuait dans son esprit,corrodant ses certitudes,déstabilisant sa force de demi-dieu à la tête d'un état puissant.

– La première pyramide.3 - La première pyramide / La lumière d'Horus

-Cette fois,il est bien mort! soupira Djoser.Il prit une profonde inspiration et contempla longuement le paysage extraordinaire.Il lui semblait ressentir la présence d'entités invisibles, qui l'avaient soutenu dans son combat.-Il avait raison,ajouta-t-il enfin.C'est un endroit magnifique pour mourir.

– La première pyramide.3 - La première pyramide / La lumière d'Horus

Si Imhotep ne verrait jamais ces somptueux monuments,il demeurerait celui qui avait conçu le premier grand monument du monde.La première pyramide...

– La première pyramide.3 - La première pyramide / La lumière d'Horus

Imhotep et Ankhaf observèrent longuement le mystérieux édifice. en hommage à la déesse Sekhmet qui l'avait inspiré, sa forme était celle d'un lion, et sa tête, fièrement dressée en direction du soleil levant, était celle d'un homme.Bien plus tard, un peuple admiratif, venu d'au-delà de la Grande Verte,lui donnerait pour nom le Sphinx.

– La première pyramide.3 - La première pyramide / La lumière d'Horus

Dans l'esprit enfiévré et bouillonnant du grand homme se dessinaient les silhouettes d'autres monuments, dont la pyramide de Saqqarâh annonçait déjà le projet. Il ne vivrait pas assez longtemps pour voir de ses yeux terrestres leur édification. Mais il savait que ses successeurs s'inspireraient de ses travaux.

– La première pyramide.3 - La première pyramide / La lumière d'Horus

Il n'y a pas de plus belle mort que celle que l'on choisit pour sauver les siens.

– Graal.2 - Le sacrifice

C'était invraisemblable.En vingt ans si les extraterrestres avaient eu de mauvaises intentions,ils les auraient déjà révélées.Mais peut-être possédaient-ils le moyen d'endormir leur méfiance.Leur science était si grande!

– Graal.2 - Le sacrifice

"Le corps de l'homme retourne à la poussière, puis le corps de ses proches et de ses enfants.Mais l'écrit conserve son souvenir!Un livre est plus utile que de bâtir une demeure à l'occident*. Il vaut mieux que de fonder une résidence,mieux qu'une stèle dans la Demeure divine.**un tombeau*Ces paroles sont inspirées par un papyrus datant du Nouvel Empire,conservé au British Museum.

– La première pyramide2 - La Cité sacrée d'Imhotep

-Que se passe-t-il si l'âme est plus lourde que la plume de la Maât?Elle frissonna puis répondit dans un souffle:-On dit qu'un monstre terrifiant dévore les âmes sombres.Un serpent,ou un crocodile géant,on ne sait pas vraiment.

– La première pyramide2 - La Cité sacrée d'Imhotep

La vie d'un homme est bien trop courte pour connaître tous les secrets de ce monde.Plus j'apprends, et plus je découvre que je ne sais rien.

– La première pyramide2 - La Cité sacrée d'Imhotep

Imhotep avait accepté cette admiration fervente avec sa philosophie habituelle.Il avait constaté depuis longtemps que les hommes éprouvaient le besoin d'admirer certains de leurs semblables, peut-être pour chercher chez autrui les qualités qu'ils ne trouvaient pas en eux -mêmes.

– La première pyramide2 - La Cité sacrée d'Imhotep

Devant la maladie,l'homme est désarmé,expliqua-t-il.L'homme parle haut et fort lorsqu'il est bien portant,il se croit invulnérable,invincible.Mais la plus petite affection le prive de sa force,et il redevient comme un petit enfant.

– La première pyramide2 - La Cité sacrée d'Imhotep

Il avait constaté depuis longtemps que les hommes éprouvaient le besoin d'admirer certains de leurs semblables, peut-être pour chercher chez autrui les qualités qu'ils ne trouvaient pas en eux-même.

– La première pyramide2 - La Cité sacrée d'Imhotep

L'église se méfie des femmes et leur attribue toujours la responsabilité des turpitudes de l'âme humaine

– Le Lys et les ombres

De la tribune des religieux, le bourreau vit descendre Jean de Mailly et quelques autres, le visage grave. Peu à peu, la foule qui s'agglutinait aux entrées de la place commença à se disperser, déçue par la brièveté du supplice. Des énergumènes regrettaient tout haut qu'il n'y ait même pas eu quelque bonne torture avant le supplice du feu.

– Le Lys et les ombres

Vous devez faire la différence entre la foi et les dogmes de la religion. Ne vous y trompez pas : je crois en Dieu. Et si j'ai l'air parfois de me moquer de Lui, de ne pas Le prendre au sérieux, c'est parce que je crois qu'il a le sens de l'humour. Sinon, il n'aurait pas donné le rire aux hommes pour les aider à supporter leur malheurs.

– Le Lys et les ombres

l'eglise se mefie des femmes et leur attribue toujours la responsabilite des turpitudes de l'ame humaine

– Le Lys et les ombres

l'hypocrisie regnait en maitresse dans les relations entre les grands.on appelait ca la diplomatie;

– Le Lys et les ombres

il lui semblait ressentir la presence douloureuse de ces ames errantes,incapables de quitter le monde pour rejoindre le royaume de dieu,comme des aveugles cherchant leur chemin dans la nuit,sans le secours d'une main compatissante

– Le Lys et les ombres

Les américains sont toujours en train de courir, bicause time is money. Pire que les parisiens, et ce n'est pas peut dire. Eh bien, pas moi. Je n'ai pas envie de passer à côté de la vie.

– Le secret interdit

Si l'on s'imagine une seconde que la réincarnation n'est pas une pure fantaisie religieuse ou spirituelle...Si effectivement la mort n'est qu'un passage vers une autre vie...Alors,nous serons encore là dans un siècle,dans dix,dans cent,et nous hériterons nous-mêmes du chaos que nous aurons laissé derrière nous.Il est encore temps d'y réfléchir....

– Le secret interdit

J'avais rendez-vous avec Falcon, j'y suis allé. Je ne pouvais pas deviner que la maison allée être attaquée par Rambo et ses potes.

– Le secret interdit

Une seule espèce, la leur, menaçait l'harmonie et l'équilibre de cette planète fabuleuse.Par cupidité, par ignorance, par bêtise.

– Le secret interdit

Vous devez faire votre propre expérience. Un enfant ne sait pas ce qu'est le feu tant que la flamme ne l'a pas brûlé.

– Le secret interdit

Tout cela est en toi Kévin. Tu n'as pas encore réveillé toutes tes vies.

– Le secret interdit

Peut être les hommes se rendraient ils compte que tout ne s'arrêtait pas avec la mort, et qu'ils reviendraient inévitablement, sous une autre forme, dans un autre corps, pour continuer à suivre leurs chemins de lumière.

– Le secret interdit

Il se pencha sur elle et l'enlaça.L'amour était le meilleur filtre d'oubli.

– 1 - La trilogie de Phénix, I : Phénix

Ne laisse jamais la haine envahir ton coeur, Dorian.La vengeance est un poison stérile.Elle te détruira.Tu dois te situer au-dessus d'elle.

– 1 - La trilogie de Phénix, I : Phénix

L'homme disparut presque totalement de la surface du monde. Les survivants et leurs descendants connurent le chaos. La faim et la misère les ravalèrent peu à peu au rang des bêtes sauvages. La nuit avait étendu ses ailes immenses sur le monde. Puis les dieux prirent les hommes en pitié. Ils leur refusèrent la lumière de leur présence mais confièrent à certains d'entre eux la tâche de relever la civilisation. A ces privilégiés ils confièrent une partie de la connaissance dont ils devaient garder les secrets. Ces privilégiés prirent le nom d'amanes. Seuls depuis des temps immémoriaux ils ont eu accès à la connaissance. » « Ainsi parle le livre de Thallan

– 1 - La trilogie de Phénix, I : Phénix

Il aimait les armes et le combat, elle aimait la musique et la peinture. Tandis qu'il maniait le sabre ou la lance, elle jouait de la thamys, sorte de harpe à vingt-neuf cordes dont elle tirait des mélodies aériennes et cristallines que nul ne pouvait imiter à Syrdahar. Une très grande tendresse unissait le frère et la sœur. Entre eux, les mots se révélaient souvent inutiles. Ils disposaient d'un moyen de communication beaucoup plus puissant. Les nobles, les chevaliers, se différenciaient des autres, les sapienniens, par le shod'l loer. C'était une faculté mentale qui permettait de deviner l'état d'esprit de son interlocuteur. Les deux enfants possédaient une forme de shod'l loer beaucoup plus évoluée, la télépathie. Ainsi se transmettaient-ils leurs sentiments et leurs émotions à l'état pur, dégagés de la déformation apportée par les mots

– 1 - La trilogie de Phénix, I : Phénix

Un éclair déchira la nuit de sa lueur aveuglante, loin au-dessus des Terres Bleues. Solyane redoutait que l'orage d'une violence exceptionnelle ne parvînt à franchir la barrière de la Ceinture. Il aurait pu alors déferler sur Syrdahar. Elle le redoutait, et l'espérait à la fois. Frissonnante, elle passa un bras autour de la taille du jeune garçon. Debout sur la terrasse qui longeait la chambre de Solyane, ils contemplaient l'horizon tourmenté. Soudain intriguée par le cheminement mental de son frère, la fillette leva les yeux vers lui. Se glissant dans ses pensées, elle déclara doucement: - Sans doute n'y a-t-il rien! - Je ne le crois pas! Les Terres Bleues ne peuvent pas être infinies! - Comment peux-tu affirmer cela?

– 1 - La trilogie de Phénix, I : Phénix

Lorsque les choses infernales se mettent en marche, nul ne peut soupçonner où et comment elles frapperont.Tout semblera normal,mais tu devras te méfier de tout et de chacun,même du sourire de ton ami.

– 2 - La trilogie de Phénix, II : Graal

depuis que le monde est monde, depuis que les hommes existent, les meneurs ont toujours dirigé les peuples moutonniers vers le combat, vers leur propre extermination. peut-être est-ce là une loi de la nature. l'homme est son propre prédateur, puisqu'il n'existe aucune espèce qui lui soit supérieur.

– 2 - La trilogie de Phénix, II : Graal

Ainsi apparut la conscience, premier pas vers la découverte de l'âme, ce lien subtil qui relie le monde matériel à l'univers spirituel. si les hommes ne comprirent pas ce monde parallèle et extraordinaire, au moins ils en devinèrent l'existence. de cette incompréhension naquirent les religions, et les désordres qui s'ensuivirent, et qui toujours rejetaient l'homme vers le bas. comme une porte qui refusait obstinément de s'ouvrir, parce que personne n'en avait compris le mécanisme.

– 2 - La trilogie de Phénix, II : Graal

"Au fil des années, les souvenirs s'estompent, se diluent dans les méandres de la mémoire. Ils se résument à des images imprécises, détachées de la réalité, auréolés d'un mystère insondable et nostalgique. [...] Pourtant, il suffit d'une odeur particulière pour que tout revive à nouveau et que se réveillent des souvenirs que l'on avait crus enfuis à jamais."

– 2 - La trilogie de Phénix, II : Graal

Décembre 1870 Assise dans un petit fauteuil à sa taille,auprès de l'âtre qui diffusait une bonne chaleur,Sylvine regardait fixement la pierre blanche de la cheminée. Son visage reflétait une gravité que l'on ne se serait pas attendu à rencontrer chez une fillette de cinq ans.Autour de la longue table de bois de la cuisine ,son père et ses compagnons échangeaient des propos angoissants .Ils utilisaient des motscdont elke ignorait le sens ,mais elle comprenait qu'il se passait des choses très graves.

– La fille de la pierre

Brave homme, dur au labeur, il avait toutefois tendance à chérir la dive bouteille au-delà du raisonnable. Son "barricot" de cinq litres de "terras", un vin léger local, ne lui faisait pas la journée. Mais en cela, il n'était pas le seul. Chaque gueule blanche recevait cette quantité de vin par jour.P36

– La fille de la pierre

C'est promis.Nous allons faire agrandir la maison ,pour que vous ayez chacun votre chambre.Plus tard ,nous construirons d'autres maisons ,quand vous vous marierez. Parce que je vais avoir besoin de vous pour cultiver la vigne.--Oh, c'est d'accord ,comme avant!--je veux que papa soit fier de nous.--Il le sera.Maman aussi.Tu verras,Sylvine, les plus belles vendanges sont celles qui restent à faire.

– La fille de la pierre

Adolphe Grėville s'était imaginė que rester enfermée sans voir personne commencerait à rabattre le caquet de cette odieuse gamine.Jamais encore on n'avait osé lui parler sur le ton qu'elle avait employé lorsqu'il avait rendu visite à sa mère, quelques semaines auparavant.Il fallait que ce fût elle !Cette petite peste de Sylvine ! Et voilà qu'elle le défiait à nouveau en s'échappant .

– La fille de la pierre

Chaque être humain était unique, et différent de tous les autres. En chacun sommeillait une fleur divine, dont il devait faire fructifier les richesses. À ce prix-là seulement l'humanité s'élèverait au-dessus de l'animalité.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

Vous resterez toujours maîtres de votre propre destinée, comme le sont les humains qui peuplent cette planète, même s'ils ne savent pas encore le comprendre.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

Bientôt, une pellicule uniforme recouvrit les peaux nues. Par tradition, le langage humain était proscrit durant cette journée. Seuls étaient permis des grognements, des hurlements, comme ceux que poussaient les animaux. Chacun s'identifiait à son animal totem, et retournait ainsi à l'état primitif. C'était la communion sacrée avec la terre et l'eau, sources de toute vie.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

L'homme ne réagit pas de la même manière lorsqu'il est seul ou lorsqu'il est en groupe. Les Poséidoniens ont trouvé une raison d'exprimer leur puissance, et un sentiment commun les réunit: la haine de l'ennemi.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

Dans l'après-midi, ils furent les témoins d'un phénomène incroyable. L'une de ces termitière était attaquée par une armée d'énorme fourmis brunes. Une guerre sans pitié opposait les deux espèces, engendrant un massacre effrayant. S'installant prudemment à l'écart, ils observèrent l'affrontement, fascinés.Intriguée, Anéa demanda:-Pourquoi se battent-ils ainsi ?-Peut-être pour s'approprier un territoire, émit Astyan.-Un territoire...Soudain, elle porta la main à sa gorge. Une vision d'horreur l'envahit , qu'elle partagea immédiatement avec Astyan. Sous ses yeux, ce n'était plus des insectes qui se battaient, mais des armées innombrable d'être humains, des créatures de chair et de sang qui s'entre-tuaient, s'égorgeaient, s'étripaient.[...]-Ne t'inquiète pas. Ce monde est vaste. Les hommes peuvent y vivre les un à coté des autres sans se battre. Cela n'aurait aucun sens.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

Ils défendent leur pays, commenta Astyan. Mais peut-être existe-t-il aussi une autre raison. La violence et l'agressivité font partie de l'esprit humain; l'esprit d'Amour universel que nous avons enseigné à notre peuple les a canalisées en les orientant vers la création, mais elle demeurent toujours prêtes à s'exprimer. L'homme est taillé pour combattre, pour lutter contre tous les obstacles qui se présentent devant lui;

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

Callisto caressa son ventre gonflé par la petite vie qu'y avait déposée l'homme mystérieux dont elle avait réveillé les souvenirs quelques mois plus tôt. Confortablement installée sur la terrasse du palais, elle regarda au loin les montagnes couronnées de neiges étincelantes qui dominaient la vallée d'émeraude.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

Les hommes devaient prendre conscience de l'existence de cette force illimitée qui vibrait en eux et autour d'eux, et ceci dans l'univers entier.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

Chaque être humain était unique, et différent de tous les autres. En chacun sommeillait une fleur divine,dont il devait faire fructifier les richesses. A ce prix là seulement l'humanité s'élèverait au dessus de l'animalité.

– Les enfants de l'Atlantide Tome II : L'archipel du soleil

« Une angoisse sourde s'était emparée de Noï-Rah. Elle adressa une vibrante prière à Gaenha pour que le sorcier ne reconnût pas en elle la fille de la prophétie. »

– Les Enfants du volcan

_ Les animaux sont nos frères, ma petite renarde. Ils nous fournissent de la viande et des fourrures pour lutter contre le froid. C'est pourquoi nous devons les respecter et mieux les connaître. Nous avons beaucoup à apprendre de leur observation. Il est très rare de voir des blaireaux hors de leur terrier, car ils ne sortent que la nuit. Les chasseurs leur tendent des pièges ou essayent de les enfumer. Mais c'est une technique qui ne marche pas bien. Je suppose que les blaireaux creusent des terriers très profonds, qui communiquent entre eux. Celui-ci existe depuis aussi longtemps que je viens par ici. Il doit être très ancien et il a sans doute abrité des générations de blaireaux. Mais j'y ai vu aussi des lapins. C'est la preuve qu'ils savent cohabiter. Nous devrions prendre leçon sur eux. Les différentes nations auraient avantage à partager leurs connaissances et à s'entraider lors des saisons froides difficiles.

– Les Enfants du volcan

En cet instant, elle ressentit une impression extraordinaire. Elle faisait partie de ce volcan, comme si elle faisait partie de la terre, du monde dans lequel elle vivait. Tout était lié, et il suffisait d'ouvrir totalement son esprit pour ressentir cette sensation fabuleuse. Elle était faite de la même poussière que le Pa'hav, la roche, la rivière, l'arbre, la fleur ou l'animal. Mais elle était aussi esprit, un esprit relié à... autre chose dont elle ne pouvait que percevoir l'existence. Le Grand Esprit de la Terre.

– Les Enfants du volcan

Le soir venu, elles revinrent triomphalement avec les deux lièvres, dont l'un avait été abattu par une Sedh pas peu fière de son exploit. Puis Noï-rah sortit le petit renardeau de sa bandoulière._ Qu'est-ce que tu comptes faire avec ça? demanda Mara._ Je vais la garder. C'est une femelle. Duke l'a déjà adoptée._ Tu es folle, Noï-rah. Elle est beaucoup trop jeune. Comment vas-tu la nourrir? Il lui faut le lait de sa mère._ Eh bien, elle aura le mien. J'en ai beaucoup trop. Mes seins me font mal, parfois.Mara éclata de rire._ Nourrir un renard avec du lait de femme... J'aurai tout vu!_ Ne suis-je pas une renarde, moi aussi? répliqua Noï-rah avec malice.Mara haussa les épaules._ Eh bien, cela nous fera deux renardes au lieu d'une.

– Les Enfants du volcan

_ Noï-rah n'a plus de mari. Aussi, j'ai décidé de la prendre pour épouse.La jeune femme le contempla avec stupéfaction. Ce n'était pas possible! Même dans ses pires cauchemars, elle n'avait pas pensé à cela. Elle venait à peine de perdre Ar'ham, et elle était loin d'envisager de s'unir à un autre homme. _ Mais je ne veux pas! s'exclama-t-elle.Aussitôt, il marcha sur elle et posa sa poigne sur son épaule._ Silence! Ne va pas t'imaginer que tu as le choix! Dans cette tribu, les femmes doivent obéissance aux hommes, et tu obéiras!_ Je refuse! s'insurgea-t-elle.La réponse fusa aussitôt, sous la forme d'une gifle qui l'expédia au sol, la lèvre ensanglantée. _ Peut-être que ce crétin d'Ar'ham faisait tes quatre volontés. Mais tu vas apprendre avec moi ce qu'est un homme digne de ce nom!

– Les Enfants du volcan

L'un d'eux, une sorte de colosse à tête de brute, était le frère de Vo'rhen, le garçon tué quatre années auparavant. Il avait pour nom Ta'rekh, et se montrait particulièrement pressant. Noï-rah le détestait cordialement et le lui avait fait comprendre en termes virulents. Il avait ricané: "Tu ne pourras pas toujours m'échapper. La nuit de la Morialta, tu feras partie des vierges, au centre du cercle de feu. Alors, je te choisirai et tu devras faire tout ce que je te dirai."Il avait ensuite pointé un doigt menaçant sur elle."Et n'espère pas que je serai bouffé par le loup, comme mon imbécile de frère. Je tuerai le mien et tu goûteras son sang sur ma peau!_ Jamais!" avait riposté Noï-rah.Pour toute réponse, l'autre avait éclaté de rire.

– Les Enfants du volcan

Pour tout le village, la chevelure flamboyante de Noï-Rah est la marque du dieu volcan. L'enfant, c'est certain, accomplira de grandes choses... Mais la prophétie n'est pas du goût de ses ennemis qui sont nombreux... Enlevée, torturée puis bannie, la fillette devenue une somptueuse jeune femme démontrera que c'est surtout un tempérament de feu qu'elle possède...

– Les Enfants du volcan

Une détermination glaciale tenait Noï-rah. Mara avait récupéré Brahn dès leur retour. Elle n'avait donc pas de souci à se faire pour lui, au moins pour l'instant. Cependant, l'avenir lui apparaissait très sombre. Elle avait ressenti le besoin impérieux qui habitait Rogh, et auquel elle devait la vie. Mais elle ne se faisait pas d'illusions. S'il avait envie de profiter de son corps, il ne lui pardonnerait pas d'avoir partagé les nuits de Shonn. Il l'avait tué, mais cela ne suffirait pas à apaiser sa fureur. Lorsqu'il se serait lassé d'elle, il la tuerait. Pire encore, il tuerait aussi Brahn, car il était le fils d'Ar'ham. Rogh ne connaissait ni la pitié ni les remords. Il ne se complaisait que dans la violence et la souffrance qu'il infligeait. C'était sa manière d'affirmer sa domination. La mort importait peu à Noï-rah, mais elle devait vivre pour Brahn, et aussi pour l'enfant de Shonn. Pour eux, elle avait le courage de tout affronter. Elle n'avait pas le choix. Il lui fallait éliminer Rogh avant qu'il s'aperçoive qu'elle attendait un bébé. S'il l'apprenait, il la ferait mettre à mort dans des souffrances épouvantables.

– Les Enfants du volcan

_ Je devrais les prévenir, riposta-t-elle avec vigueur. Ce camp va être détruit avant la fin de la lune renarde._ La lune renarde?_ Chez les Fils de Gaenha, c'est ainsi que l'on nomme la lune à cette période, parce qu'elle roussit les jeunes plants dans les champs. Elle n'apparaît que lorsque le ciel est dégagée. Il fait très froid malgré le retour de la saison des feuilles vertes. C'est une catastrophe. Heureusement, la lune renarde ne frappe pas tous les ans.Elle serra les poings et ajouta:_ Ici, ça n'aura aucune importance, puisque vous ne semez rien. Mais la terre a encore tremblé cette nuit. Et aussi, tout à l'heure.La véhémence de la petite désarçonna Ar'ham. Il avait eu peur pour elle, mais il se rendait compte qu'elle avait aussi fait preuve d'un courage exceptionnel, et il en ressentit une grande admiration. Sa colère retomba._ Ce n'est pas la première fois, objecta-t-il d'une voix radoucie. Les tremblements de terre sont courants, par ici.Cependant, son ton n'était guère convaincu. Elle le fixa dans les yeux._ Ils n'ont jamais été aussi fréquents, n'est-ce pas?_ C'est vrai..._ Il se passe quelque chose de terrible là-dessous, dans les entrailles de la terre.

– Les Enfants du volcan

Bien souvent l'homme déclenche des forces dont il ignore tout,et qui finissent par le détruire.

– La Porte de bronze

Les animaux connaissaient les secrets de la vie et de la mort.Ils les acceptaient avec courage et sagesse.Peut-être étaient-ils en contact avec les dieux?

– La Porte de bronze

Voyez-vous,je pense que rien de grand ne se réalise sans passion.

– La Porte de bronze

Eh bien,il me semble que certaines choses doivent conserver leurs mystères.Si vous les détruisez,que vous reste-t-il après? La connaissance,la certitude,et la fortune que vous aurez pu en tirer.Mais plus rien de la magie qui vous faisait autrefois rêver.

– La Porte de bronze

Tu vois,toute ma vie,j'ai gardé au fond de moi la terrible impression que nous n'étions rien par rapport à l'univers infini.Une étincelle d'humanité imparfaite et orgueilleuse voulant se hisser au niveau des divinités insondables qui hantent les profondeurs du cosmos.

– La Porte de bronze

La réponse était limpide.Elle aurait tiré.Et elle l'aurait tué.Une vive émotion la saisit.Ainsi,n'importe qui était capable de donner la mort.N'importe qui pouvait être amené,si les circonstances s'y prêtaient, à tuer l'un de ses semblables.Le plus effrayant dans cette aventure était qu'elle ne pouvait se défendre d'y avoir trouvé un plaisir trouble.

– La Porte de bronze

Vous savez,l'immortalité est une chose difficile à supporter.

– La Porte de bronze

Ne choisir librement sa vie, et se contenter d'une activité de laquelle on resterait prisonnier jusqu'à la fin lui étaient inconcevables.

– La Porte de bronze

C'était la réalité.Une réalité incompréhensible,terrifiante,qui,en quelques instants,avait anéanti une île entière,avec sa petite capitale,ses villages de pêcheurs,et tous ses habitants.Ils étaient désormais seuls au monde.

– La Porte de bronze

Dans la maison du forgeron Aodren, la petite Sterenn, âgée de neuf ans, écoutait avec attention l'histoire que contait la vieille Enora. On avait pris le repas du soir un peu plus tôt que d'habitude en raison des ténèbres liquides qui s'étaient abattues sur le pays, et la seule lueur provenait du foyer central sur lequel la soupe au lard mijotait dans un grand pot de terre.

– La Louve de Cornouaille

C'était un lieu étrange, dont la légende affirmait qu'il était hanté par les spectres des anciens habitants du pays. Selon l'abbé Enguerrand, qui visitait régulièrement Saint Gwénolé, c'étaient des êtres frustres qui sacrifiaient leurs ennemis à des divinités barbares, en les brûlants vivants dans des cages. Les plus effroyables histoires couraient sur leur compte et on les redoutait, même s'ils avaient disparu depuis bien longtemps. On chuchotait que les sorciers qui les dirigeaient autrefois survivaient encore au coeur des vastes étendues forestières qui couvraient l'intérieur des terres.

– La Louve de Cornouaille

Depuis le milieu de l'après-midi, une tempête d'une rare violence s'était abattue sur le petit village. Des vagues puissantes se lançaient à l'assaut de la solide barrière rocheuse, faisant exploser de furieuses gerbes d'écume. Une pluie diluvienne avait contraint les habitants à abandonner leurs tâches et à s'abriter dans le refuge précaire de leurs petites chaumières dont le toit descendait jusqu'au sol afin de mieux résister aux vents. Des éclairs rageurs illuminaient par instants l'océan, dessinant des formes fantasmagoriques.Retranchées derrière leur rempart naturel de rochers, les masures de bois et de chaume luttaient tant bien que mal contre les coups de boutoir de l'ouragan. Chaque famille s'était frileusement regroupée autour du foyer central, priant diverses personnalités divines ou féeriques, selon les convictions de chacun. Les saints étaient le plus souvent sollicités, mais ils se confondaient parfois avec des divinités plus anciennes, issues de l'antique religion druidique, que les missionnaires chrétiens, pourtant actifs et zélés, n'avaient jamais pu chasser de l'esprit des autochtones.

– La Louve de Cornouaille

Les riches possèdent des fortunes considérables, établies sur la misère de la grande majorité de la population.

– Les enfants de l'Atlantide, III : Le crépuscule des géants

L'homme n'appartient pas à Dieu. Il fait partie de lui, comme la goutte d'eau fait partie de l'océan. La goutte d'eau n'adore pas l'océan ni ne le sert. Mais chacune d'elles contribue à former l'océan. De même, chaque homme, chaque femme, chaque être vivant, plante ou animal, contribue à faire que Dieu existe.

– Les enfants de l'Atlantide, IV : La Terre des Morts

La paix ne fut plus qu'un souvenir, l'amour s'effaça devant la haine et le monde plongea dans la désolation.

– Les enfants de l'Atlantide, IV : La Terre des Morts

Les hommes ne naissent pas égaux, contrairement à ce qu'ont voulu croire certains de nos ancêtres. C'était un principe généreux, mais faux.

– Les enfants de l'Atlantide, IV : La Terre des Morts

J'ai soif de toi, de ton parfum plus capiteux que celui de la plus suave des fleurs, j'aime la douceur de tes mains, celle de ta peau que tu ne me permets que d'effleurer. Je rêve de te séduire, de caresser cette soie si tendre, ces bras si fins, ce ventre délicat. Mes nuits sont emplies de toi. Pourtant, lorsque je m'éveille chaque matin, la place est vide à mes côtés. Et les rêves merveilleux dont tu as peuplé mon sommeil ne sont que des mirages.

– Le roman de la Belle et la Bête

Il est difficile de comprendre les dieux. Pour eux, nous ne sommes que des marionnettes qu'ils manipulent à leur guise. Peut-être aussi n'étaient-ils pas assez puissants pour s'opposer à lui.

– Le roman de la Belle et la Bête

La terre généreuse nous offrait des fruits magnifiques, gorgés de soleil, nos abeilles nous offraient le plus doux et le plus sucré des miels, les troupeaux étaient gras et prospères. Nos vignes produisaient un vin si réputé que Dionysos, dieu du vin, nous rendait visite chaque année à l'époque des vendanges.

– Le roman de la Belle et la Bête

Il ne vous a pas encore fait de mal, mais je sais qu'un jour viendra où le masque tombera. Aurore, votre mari n'est pas un homme. C'est un animal monstrueux qui, dans les ténèbres, prend une apparence humaine. Mais il ne peut affronter la lumière sans révéler sa véritable nature. Si vous en doutez, cette nuit, ouvrez les rideaux sur la pleine lune ! Alors, vous saurez que je vous ai dit la vérité !

– Le roman de la Belle et la Bête

La bibliothèque regorgeait de trésors admirables, essais philosophiques datant des plus anciens sages de l'Antiquité, traités de mathématiques, récits de voyages, précis scientifiques recueils de poèmes. Aurore éprouvait une attirance particulière pour les romans, qui laissaient vagabonder l'imagination et l'emportaient très loin, vers des mondes inconnus ou improbables.

– Le roman de la Belle et la Bête

La beauté sublime et la douleur qui coulaient des phrases musicales éveillèrent en elle une bouffée d'amour pour cette île qu'elle connaissait à peine, et pour son prince mystérieux, qui lui révélait à la fois son talent et sa souffrance. Lui et son île ne faisaient qu'un.

– Le roman de la Belle et la Bête

Les licornes sont presque deux fois plus rapides que les chevaux, mais elles s'effarouchent d'un rien. Il vous faudra beaucoup de patience et de fermeté avec elle.

– Le roman de la Belle et la Bête

Le vent était aussi vaste que le monde, et il en connaissait tous les secrets. Sa puissance était incomparable. Il savait se faire doux et léger, mais ses colères, ouragans, cyclones ou typhons, pouvaient déraciner des arbres gigantesques, soulever des lames capables de détruire les plus grands navires, balayer des villes entières.

– Le roman de la Belle et la Bête

Les divinités ne parlent pas, tout au moins pas au sens où l'entendent les humains. Seule la pensée permet de communiquer avec elles. C'est pourquoi il faut se méfier de sa puissance. De mauvaises pensées, tissées de haine, de mépris, d'arrogance ou d'indifférence, génèrent de la part des dieux des réponses identiques, comme l'écho renvoyé par la montagne. Le monde se remplit alors d'inquiétude, d'insécurité, d'angoisse, puis de terreur, et la vie devient intolérable. En revanche, si on leur adresse des ondes d'amour et de chaleur, ils se manifestent en éclairant la vie de paix et de beauté.

– Le roman de la Belle et la Bête

On ne voit bien qu 'avec le cœur ! L 'essentiel est invisible pour les yeux !Antoine de Saint-Exupéry

– Le roman de la Belle et la Bête
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