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Arthur Schnitzler

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Arthur Schnitzler, né le 15 mai 1862 à Vienne, où il meurt le 31 octobre 1931, est un écrivain et médecin autrichien. Il est l'un des auteurs les plus importants de la littérature de langue allemande de la première moitié du XXe siècle en Autriche-Ho... Plus >

La ronde (2002)

De Arthur Schnitzler chez Stock
(17 votes, note moyenne : 3.4)

La demoiselle de petite vertu, le soldat, la soubrette, le fils de famille, la femme du monde et son mari, ce mari et la grisette - le second quittant la première pour la troisième qui sourit au quatrième et ainsi de suite jusqu'au comte qui passe de la comédienne à la demoiselle de petite vertu, bouclant la boucle de la ronde - qu'est-ce qui les entraîne tous ? Les diverses nuances de ce qu'on appelle l'amour et qui n'est parfois que l'attirance des corps modulée par les règles du jeu social selon ce que l'on est, riche ou pauvre, homme ou femme, libre ou non. En dix scènes brèves La Ronde dit, avec pittoresque et acuité, l'essentiel sur cette magie du coeur ou des sens qui mène le monde. Arthur Schnitzler est né à Vienne en 1862. Après des études de médecine, il se tourne vers le théâtre et connaît la gloire en 1895 avec Liebelei. Parallèlement à son oeuvre d'auteur dramatique, il écrit de nombreux romans et recueils de nouvelles dont Berthe Garlan, Madame Béate et son fils, La Pénombre des âmes , Mourir et Vienne au crépuscule (tous publiés aux Éditions Stock) sont les plus connus. En 1905, des bruits circulaient à Vienne sur une oeuvre " licencieuse " qu'Arthur Schnitzler, l'auteur le plus à la mode, avait dans ses tiroirs. C'était La Ronde qu'aucun théâtre n'osa monter et qui fut d'abord imprimé à compte d'auteur. Il fallut attendre 1921, après le naufrage de la double monarchie, pour qu'on joue la pièce à Vienne, et le scandale fut incommensurable...

Paru le 29-05-2002 - Format : Poche - 200 pages - 18 x 11 x 0 cm - 203 g - ISBN 10 : 2234055016 - ISBN 13 : 9782234055018

Collection : La Cosmopolite

Tags : 19ème siècle, 20ème siècle, littérature allemande, vienne, autriche, littérature autrichienne, allemand, sociologie, critique sociale, amour, société, livre papier, sexualité, adapté au cinéma, classique, pièce de theatre, théâtre, comédie, roman, littérature, 19ème siècle, 20ème siècle, littérature allemande, vienne, allemagne, autriche, littérature autrichienne, allemand, sociologie, critique sociale, amour, aristocratie, société, sexualité, adapté au cinéma, pièce de theatre, théâtre, comédie, roman, littérature.

Citations de La ronde (10)

LE MARI : Voilà pourquoi il faut, parfois, vivre ensemble comme de bons amis.LA JEUNE FEMME : Parfaitement.LE MARI : De cette façon, nous avons le privilège de vivre de temps à autre quelques semaines d'une nouvelle lune de miel, d'autant plus que je veille à ce que ces semaines...LA JEUNE FEMME : ... ne deviennent pas des mois.

Le mariage est fait de beaucoup de choses, et c'est là sa beauté. On n'est pas toujours amant. Il y a l'amour, oui, mais il y a la vie aussi, ses luttes, ses défaites, ses victoires. (le mari dans le V° dialogue)

LE JEUNE HOMME : Je vais vous dire une chose. Si vous avez honte d'être ici... Si je vous suis à ce point indifférent... Si vous ne sentez pas que vous êtes tout pour moi... alors, il vaut mieux que vous vous en alliez...LA JEUNE FEMME : C'est ce que je vais faire.LE JEUNE HOMME : Mais si vous sentez que je ne peux pas vivre sans vous, qu'un baiser de vous est plus pour moi que toutes les caresses de toutes les femmes de la terre... Emma, je ne suis pas comme les autres jeunes gens qui savent faire la cour... je suis peut-être trop naïf... je...LA JEUNE FEMME : Et si vous étiez tout de même comme les autres jeunes gens ?

LE COMTE : Le bonheur ? Pardon, mademoiselle, mais le bonheur n'existe pas. D'ailleurs, ce sont précisément les choses dont on parle le plus qui n'existent pas... L'amour, par exemple, est une de ces choses-là.L'ACTRICE : Comme vous avez raison !LE COMTE : La jouissance... l'ivresse... existent, c'est indéniable... c'est quelque chose de précis. Mettons que j'éprouve une jouissance... bon ! je sais que je l'éprouve. Ou encore que je suis ivre : bon ! ça aussi, c'est un fait.

LE SOLDAT : Si on se disait " tu " ?LA FEMME DE CHAMBRE : Nous ne nous connaissons pas encore assez pour ça...LE SOLDAT : Il y a des tas de gens qui ne peuvent pas se sentir et qui se disent " tu " tout de même.

POÈTE. - Tu permets, je vais éclairer. Je ne t'ai pas encore vue, depuis que tu es ma maîtresse. Un ange. (Il allume une bougie)GRISETTE. - Laisse, je suis pudique. Donne-moi au moins une couverture.POÈTE. - Plus tard ! (Il vient avec la lumière vers elle, la contemple longuement)GRISETTE (Cache son visage avec les mains). - Va-t-en, Victor !POÈTE. - Tu es belle, tu es la beauté, tu es peut-être même la nature, tu es la sainte simplicité.GRISETTE. - Ouille, tu me gouttes dessus ! Regarde, fais attention !

L'AUTEUR. Dis-moi, mon petit, es-tu heureuse ?LA GRISETTE. Comment cela ?L'AUTEUR. De manière générale. Es-tu heureuse ?LA GRISETTE. Ça pourrait aller mieux. L'AUTEUR. Tu comprends mal. Tu m'en as dit assez de la situation chez toi. Je sais bien que tu n'as pas une vie de château. Je voulais dire, en faisant abstraction de tout cela, quand tu te sens vivre, tout simplement. Est-ce que tu te sens vivre ?P58

LE MARI : Tu es... je ne dirais pas naïve... mais jeune... et... les hommes, ce n'est pas la conscience qui les étouffe, en général !

LE COMTE : Les hommes sont les mêmes partout. Plus il y en a et plus grande est la bousculade. Voilà tout... Dites-moi, mademoiselle, aimez-vous vos semblables ?L'ACTRICE : Si je les aime ? Je les hais. J'en ai horreur, d'ailleurs je ne vois jamais personne. Je suis toujours seule, ma porte est condamnée.LE COMTE : Je pensais bien que vous étiez misanthrope. Une artiste comme vous qui plane dans les régions supérieures. Je vous envie, vous avez un but dans l'existence.L'ACTRICE : N'en croyez rien. Je ne sais pas pourquoi je vis.

L'HOMME DE LETTRES : Dis-moi, es-tu heureuse ?LA GRISETTE : Qu'est-ce que tu veux dire ?L'HOMME DE LETTRES : Je te demande si tu es heureuse, en général ?LA GRISETTE : Couci-couça.L'HOMME DE LETTRES : Tu ne me comprends pas. Tu m'as parlé de ta situation, de ta famille : je sais que tu n'es pas une princesse. Mais, abstraction faite de tout cela, il y a en nous une vie que nous observons... que nous sentons... Te sens-tu vivre ?LA GRISETTE : T'aurais pas un peigne ?

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Critiques de La ronde : avis de lecteurs (9)


  • Critique de La ronde par zohar (Babelio)

    Si Marivaux fait tomber les masques dans « Le Jeu de l'Amour et du Hasard ». Dans « La Ronde », les masques symbolisent les illusions et les mensonges de l'amour. Si le monde est un théâtre et qu...

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    Par zohar - publiée le 24/02/2011

  • Critique de La ronde par johaylex (Babelio)

    Drôles, irrévérencieuses, licencieuses, légères, enlevées, piquantes (oui, beaucoup de qualificatifs), ces saynètes ne vous laisseront pas insensibles.

    Lire la critique complète >
    Par johaylex - publiée le 10/08/2011

  • Critique de La ronde par Nastasia-B (Babelio)

    La Ronde est une drôle de petite pièce construite sous forme de dialogues en concaténation. Si le terme de concaténation ne vous est pas trop parlant, sachez qu'il s'agit d'une suite d'anadiploses et...

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    Par Nastasia-B - publiée le 09/10/2013

  • Critique de La ronde par mercutio (Babelio)

    Que reste-t-il aujourd'hui de ces scénettes amoureuses du début du dernier siècle, dont parler et, plus encore, que représenter était alors scandaleux? Presque rien d'intéressant, selon moi, ne ser...

    Lire la critique complète >
    Par mercutio - publiée le 07/12/2014

  • Critique de La ronde par Musardise (Babelio)

    Au lecteur d'aujourd'hui peu attentif, La ronde passera pour une série de saynètes grivoises plus ou moins drôles et sans grand intérêt. Pourtant, si les dialogues ne font effectivement pas sauter au ...

    Lire la critique complète >
    Par Musardise - publiée le 21/05/2018

  • Critique de La ronde par Under_the_Moon (Babelio)

    Vienne à l'aube du nouveau siècle (1900) : c'est l'effervescence ! L'art, la littérature, la médecine, et l'apparition d'une nouvelle "science de l'esprit" qui met à jour ce que l'on cache aux autre....

    Lire la critique complète >
    Par Under_the_Moon - publiée le 12/06/2018

  • Critique de La ronde par Polomarco (Babelio)

    Cette pièce de théâtre est une oeuvre étonnante qui se compose de dix courts dialogues entre un homme et une femme, au cours duquel ils vont avoir un rapport sexuel. Si Marivaux a décrit avec talent le...

    Lire la critique complète >
    Par Polomarco - publiée le 29/02/2020

  • Critique de La ronde par CarlmariaB (Babelio)

    Une pièce dont on sort affamé tant les plats sont grands et les mets sont maigres. Des dialogues de je ne sais trop quoi et de pas grand chose, et pourtant le sujet ce sont les amours interdites. Mais...

    Lire la critique complète >
    Par CarlmariaB - publiée le 26/04/2020

  • Critique de La ronde par Vannobel (Amazon)

    immersion dans la période de la Belle Epoque, un regard autrichien sur l'amour libre, avec son lot de stéréotype. je m'attendais à plus oser ou hard. Tout doit etre dans la mise en scène...

    Lire la critique complète >
    Par Vannobel - publiée le 29/08/2019
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