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Aristophane

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Aristophane (en grec ancien Ἀριστοφάνης / Aristophánês) est un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C., né dans le dème de Cydathénéon vers 445 av. J.-C. et mort entre 385 et 375 av. J.-C.[Note 2]. Son œuvre à elle seule représente ce qui nous rest... Plus >

Théâtre complet 1 (2014)

De Aristophane chez Flammarion
(1 vote, note moyenne : 5.0)

Comment rétablir la paix dans une société toujours en guerre ? Comment affronter les politiques démagogues, l'abus de procès, la corruption des institutions ? Comment s'opposer à un penseur tel que Socrate, dont l'influence est si grande dans la cité ? Autant de questions qui sous-tendent les comédies d'Aristophane, où se déploie un humour subversif et truculent. Avec Les Acharniens, Les Cavaliers, Les Nuées, Les Guêpes et La Paix, Aristophane caricature les travers de la démocratie athénienne du siècle de Périclès et donne au lecteur de notre temps une image vivante de la société antique. Virginie Berthemet © Flammarion © Flammarion, Paris, 1966 ; édition augmentée en 2014.

Paru le 01-06-2014 - Format : Broché - 380 pages - 18 x 11 x 1 cm - 270 g - ISBN 10 : 2081336634 - ISBN 13 : 9782081336636

Collection : Gf (Flammarion)

Tags : antique, littérature antique, littérature grecque, grèce, grec, mythologie, grèce antique, antiquité, théâtre grec, ironie, humour, rayons, oiseaux, histoire, classique, théâtre, théâtre antique, comédie, littérature, satire.

Citations de Théâtre complet 1 (10)

Les oiseauxEVELPIDÈS, au geai.Est-ce tout droit que tu me dis d'aller, du côté où l'on voit cet arbre ?PISTHÉTÆROS, tenant une corneille.La peste te crève ! La voilà qui me croasse de revenir en arrière !EVELPIDÈS.Pourquoi, malheureux, sautillons-nous de haut en bas ? Nous nous tuons à chercher ainsi notre route de côté et d'autre.PISTHÉTÆROS.Je me suis fié, pour mon malheur, à cette corneille, qui m'a fait parcourir deux mille stades de chemin.EVELPIDÈS.Et moi je me suis fié, pour mon infortune, à ce geai, qui m'a rongé les ongles des doigts.PISTHÉTÆROS.En quel endroit de la terre sommes-nous ? je n'en sais rien.EVELPIDÈS.D'ici, retrouverais-tu ta patrie, toi ?PISTHÉTÆROS.Non, de par Zeus ! pas plus qu'Exèkestidès.EVELPIDÈS.Malheur !PISTHÉTÆROS.Allons, mon ami, suis cette route.EVELPIDÈS.Certes, il nous a joué un vilain tour, cet oiseleur du marché à la volaille, ce fou de Philokratès, en me disant que ces deux guides seuls, parmi les oiseaux, nous diraient où est Tèreus, la huppe, changé en oiseau. Il nous a vendu une obole ce geai, fils de Tharrélidès, et trois oboles cette corneille qui, l'un et l'autre, ne savent rien que mordre. Eh bien ! qu'as-tu, maintenant, à ouvrir le bec ? Est-ce que tu vas encore nous mener de façon à tomber des rochers ? Ici il n'y a pas de route.PISTHÉTÆROS.Et ici, de par Zeus ! pas le moindre sentier.EVELPIDÈS.La corneille ne dit donc rien au sujet de la route ? Pas de croassements ?PISTHÉTÆROS.Pas plus maintenant que tout à l'heure.EVELPIDÈS.Enfin, que dit-elle de la route ?PISTHÉTÆROS.Que veux-tu qu'elle dise, sinon qu'en les rongeant, elle me mangera les doigts ?

Euripide« Silence, Mélissonomes, on va ouvrir le temple d'Artémis ; hé ! ne cours-tu pas soulager les travaux ? Je puis rappeler l'heureux et favorable départ de nos guerriers; hé ! ne cours-tu pas soulager les travaux ? »DionysosZeus Souverain, quelle infinité de travaux ! Je veux aller aux bains : ces travaux m'ont donné des douleurs néphrétiques.EuripideAttends ; écoute auparavant cet autre chant fixe, arrangé sur des airs de cithare.DionysosAllons, fais vite ; mais n'ajoute pas de travaux.EuripideComment ce couple de rois Achéens, qui règne sur la jeunesse hellénique... Tophlattothratto phlattothrat, envoie la Sphinx redoutable, la Chienne puissante, Phlattothratto phlattothrat, armé de la lance et d'un bras vigoureux. L'oiseau guerrier, Phlattothratto phlattothrat, livre aux chiens audacieux, qui traversent les airs, Phlattothratto phlattothrat, le parti qui incline vers Aîas, Phlattothratto phlattothrat.DionysosQu'est-ce que ce phlattothrat ? Vient-il de Marathon, ou bien as-tu recueilli les chansons d'un tireur d'eau ?EschyleMoi, j'ai ajouté de la beauté à ce qui était beau, pour ne point paraître faucher dans la prairie sacrée des Muses le même gazon que Phrynichos. Lui, il emprunte au langage des courtisanes, aux scolies de Mélétos, aux airs de flûte cariens, aux thrènes, aux airs de danse. Cela sera bientôt mis en évidence. Qu'on m'apporte une lyre ! Mais à quoi bon une lyre pour lui ? Où est la joueuse de coquilles ? Viens ici, Muse d'Euripide ; à toi revient la tâche de moduler ces vers.DionysosJamais cette Muse n'a imité les Lesbiennes, jamais.Eschyle« Alcyons, qui gazouillez sur les flots intarissables de la mer, le corps parfumé de gouttes de rosée ; et vous, araignées, qui, dans les coins, ti-ti-ti-ti-tissez avec vos doigts la trame d'une toile déliée, chef-d'œuvre de la navette harmonieuse, où le dauphin se plaît à bondir, au son de la flûte, autour des proues azurées. Oracles, stades, pampre, délice de la vigne; enlacements qui soutiennent le raisin. Entoure-moi de tes bras, ô mon enfant ! » Vois-tu quel rythme ?DionysosJe le vois.EschyleQuoi, vraiment ! Tu le vois ?DionysosJe le vois.EschyleEt, après cela, tu oses critiquer mes chants, toi qui, pour les tiens, prends modèle sur les douze postures de Cyrène. Voilà tes vers lyriques ; mais je veux encore examiner le procédé de tes monodies. « Ô noire obscurité de la Nuit, quel songe funeste m'envoies-tu du fond des ténèbres, ministre de Hadés, doué d'une âme inanimée, fils de la sombre Nuit, dont le terrible aspect fait frissonner, enveloppé d'un noir linceul, aux regards farouches, farouches, muni d'ongles allongés ?« Femmes, allumez-moi la lampe ; de vos urnes puisez la rosée des fleuves; chauffez l'eau, pour que je me purifie de ce songe divin. Ô Dieu des mers, c'est cela même. Ô mes compagnes, contemplez ces prodiges. Glyca m'a enlevé mon coq et a disparu. Nymphes des montagnes, ô Alania, arrêtez-la. Et moi, infortunée, j'étais alors tout entière à mon œuvre, ti-ti-ti-tissant de mes mains le lin qui garnissait mon fuseau, faisant un peloton, pour le porter de grand matin à l'Agora et pour le vendre. Pour lui, il s'envolait, il s'envolait dans l'air, sur les pointes rapides de ses ailes. Et à moi il ne m'a laissé que les douleurs, les douleurs, et les larmes, les larmes coulant, coulant de mes yeux. Infortunée ! Allons, Crètois, fils de l'Ida, prenez vos flèches, venez à mon aide, donnez l'essor à vos pieds, investissez la maison. Toi, Dictynna, déesse virginale, belle Artémis, parcours, avec tes chiens, la demeure entière. Et toi, fille de Zeus, Hécate, prends deux torches dans tes mains agiles, et éclaire-moi jusque chez Glyca, afin que j'y découvre son larcin. »DionysosLaissez là les chants.EschyleJ'en ai moi-même assez. Je veux maintenant le mettre en face de la balance, qui, seule, fera connaître la valeur de notre poésie et déterminera le poids de nos expressions.DionysosApprochez donc, puisque je dois apprécier le génie des deux poètes en marchand de fromage.

L'assemblée des femmes :Quatrième femmes : Moi, d'abord, j'ai rendu mes aisselles plus hérissées qu'un taillis, comme c'était convenu. Quand mon mari me quittait pour aller à l'Agora, je me frottais d'huile tout le corps, en plein air, et je m'exposais debout au soleilCinquième femme : Moi, de même : j'ai commencé par jeter le rasoir hors de la maison, afin de devenir toute velue et de ne plus ressembler en rien à une femme.Praxagara : Avez-vous les barbes que je vous ai recommandé à toutes d'avoir pour notre assemblée ?

Les oiseaux :Pisthétère : Celle d'une cité où, en me rencontrant, le père d'un joli garçon me dise d'un ton de reproche, comme offensé par moi : "Vraiment, Stilbonide, en voilà une belle conduite ! Tu rencontres mon fils revenant du bain et du gymnase, et pas un baiser, pas une parole, pas une caresse, pas un attouchement de toi, l'ami du père !"

C'est terrible d'être né avec le caractère tellement difficile, qu'on se met tout de suite à jeter des pierres et à pousser des cris, sans vouloir entendre un mot d'explication.

L'assemblée des femmes :Première vieille : Je vais te le dire : « Les femmes ont décrété que, si un jeune homme convoite une jeune fille, il ne pourra jouir d'elle avant d'avoir commencé par faire la chose avec une vieille ; et, s'il ne veut pas d'abord prendre ce plaisir, et s'il convoite la jeune fille, les vieilles femmes auront le droit de le prendre et de le traîner par l'endroit sensible. »

962 - 985LE JUSTE. Je dirai donc l'ancienne éducation, en quoi elle consistait, lorsque florissait mon enseignement de la justice et que la prudence était en honneur. D'abord il ne fallait pas entendre un enfant souffler mot; puis ils s'avançaient en bon ordre dans les rues vers l'école du maître de musique, les cheveux longs, nus, serrés, la neige tombât-elle comme d'un tamis. Là ils apprenaient, les cuisses écartées, à chanter : "Pallas redoutable destructrice des villes" ou : "Cri retentissant au loin"; soutenant l'harmonie que leurs pères leur avaient enseignée. Si quelqu'un d'eux faisait quelque bouffonnerie ou donnait à sa voix une inflexion mélodique comme celles que les élèves de Phrynis modulent à l'opposé de la mélodie, il était châtié, roué de coups, comme insultant aux Muses. Dans la palestre, les enfants s'asseyaient les jambes allongées, de manière à ne faire voir aux voisins rien d'indécent. Aussitôt qu'ils s'étaient remis debout, ils essuyaient la place, et veillaient à ne laisser aux amants aucune empreinte de leur sexe. Pas un enfant ne se frottait d'huile au-dessous du nombril ; et le milieu de leur corps florissait de rosée et de duvet comme les fruits. Nul d'entre eux, donnant à sa voix une mollesse toute féminine, ne s'avançait vers un amant, en l'attirant des yeux. Nul, au repas, ne se fût permis de prendre une tête de raifort ; nul de s'emparer de l'anèthon réservé aux vieillards ou du persil ; nul de manger du poisson ou des grives, nul d'avoir les pieds croisés.Les nuées du génial et infiniment drôle Aristophane QUE vous devez lire absolument ..

550 - 591PISTHÉTÈRE. Et d'abord mon avis est qu'il y ait une ville des oiseaux, et que tout l'espace circulaire et intermédiaire soit clos de grosses briques cuites comme à Babylone.LA HUPPE. O Cébryon ! ô Porphyrion ! quel redoutable rempart !PISTHÉTÈRE. Ensuite, quand le mur sera élevé, on redemandera l'empire à Zeus; et, s'il dit qu'il ne veut pas, s'jl ne revient pas tout de suite sur sa décision, il faut lui déclarer la guerre sainte et défendre aux dieux de traverser, en vrais libertins, votre domaine, pour descendre coucher avec des Alcmène, des Alopé, des Sémélé : s'ils y viennent, mettez le scellé sur leurs instruments de plaisir, afin qu'ils n'en aient plus la jouissance. Pour les hommes, je vous engage à leur dépêcher un autre oiseau, qui leur enjoigne de la part des oiseaux, rois du monde, de sacrifier désormais aux oiseaux et ensuite aux dieux, puis d'adjoindre convenablement à chaque divinité l'oiseau qui aura le plus de rapport avec elle. Sacrifie-t-on à Aphrodite, il faut offrir du froment à la piette. Si on offre une brebis à Poseidon, il faut donner du froment au canard. Si l'on sacrifie à Hèraclés, il faut sacrifier à la mouette des gâteaux miellés. Si l'on immole un bélier à Zeus, roi des dieux, le roitelet, en sa qualité de roi des oiseaux, devra recevoir, avant Zeus même, le sacrifice d'un moucheron mâle.EUELPIDE. Je suis ravi de ce sacrifice d'un moucheron, Qu'il tonne maintenant, le pauvre Zeus !LA HUPPE. Mais comment les hommes nous prendront-ils pour des dieux, et non pour des geais, nous qui volons et qui avons des ailes ?PISTHÉTÈRE. Tu extravagues. Hé ! de par Zeus ! Hermès, tout dieu qu'il est, vole et porte des ailes, ainsi qu'un grand nombre d'autres dieux. Et d'abord la Victoire prend son vol avec des ailes d'or; et, de par Zeus ! l'Amour en fait autant. Et Homère prétend qu'Iris ressemble à une timide colombe.Les oiseaux d'Aristophane

L'assemblée des femmes :Praxagara : Voyons donc, toi, attache ta barbe, et, tout de suite, deviens homme. Moi, je vais mettre des couronnes et m'attacher une barbe comme vous, pour le cas où je voudrais parler.

Première femme : J'ai entendu, en me chaussant, le frôlement de tes doigts ; je ne dormais pas. Mon mari, ma chère, un marin de Salamine, m'a tournée et retournée toute la nuit entre les draps, et c'est tout à l'heure que j'ai pu prendre ses habits

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Critiques de Théâtre complet 1 : avis de lecteurs (1)


  • Critique de Théâtre complet 1 par kllouche (Babelio)

    Malgré une traduction qui commence à vieillir, le texte garde toute sa majesté. Certains thèmes restent incroyablement modernes mais méritent d'être approfondis à l'aide d'études de l'oeuvre.

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    Par kllouche - publiée le 22/06/2015

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