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Aristophane

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Aristophane (en grec ancien Ἀριστοφάνης / Aristophánês) est un poète comique grec du Ve siècle av. J.-C., né dans le dème de Cydathénéon vers 445 av. J.-C. et mort entre 385 et 375 av. J.-C.[Note 2]. Son œuvre à elle seule représente ce qui nous rest... Plus >


Citations de Théâtre complet (10)

SECOND SERVITEUR : Le plus avantageux pour nous en la circonstance serait donc d'aller nous mettre à genoux devant la statue d'un dieux.PREMIER SERVITEUR : La statue d'un dieu ? Tu plaisantes. Tu crois donc réellement aux dieux ?SECOND SERVITEUR : Moi ? Bien sûr.PREMIER SERVITEUR : Et quelles sont tes raisons d'y croire ?SECOND SERVITEUR : C'est que les dieux me détestent. N'est-ce pas un argument logique ?(Les Cavaliers).

STREPSIADE : ... Mais au fait qu'ont-ils à regarder la terre ?DISCIPLE : Ils scrutent, tels que tu les vois, le monde souterrain.STREPSIADE : Des oignons, qu'ils cherchent, à ce que je vois ! (Il les apostrophe.) Ne vous mettez donc pas en peine de cela ; je sais, moi, où il y en a de grands et de beaux. Que font donc ceux-ci penchés à terre ?DISCIPLE : Ceux-là sondent les ténèbres de l'Erèbe dans les profondeurs du Tartare.STREPSIADE : Qu'ont leur derrière à regarder le ciel ?DISCIPLE : Il fait de l'astronomie pour son propre compte.(Les Nuées).

Si tu fais ce que je te dis là, tu auras toujours une poitrine solide, le teint clair, les épaules larges, la langue courte, la fesse grosse, la verge minuscule. mais si tu vis à la mode du jour, tu auras d'abord le teint pâle, les épaules étroites, la poitrine étriquée, la langue longue, la fesse petite, la verge grande, la proposition de décrets prolixe, et il te faudra trouver honnête tout ce qui est honteux, honteux tout ce qui est honnête, et par-dessus le marché il te souillera du vice infâme d'Antimachos.(les Nuées)

L'AMBASSADEUR :Car, pour les Barbares, on est un homme qu'à condition d'être un fort mangeur et un fort buveur.DICEOPOLIS : Chez nous, ce sont les prostitués et les invertis.(Les Acharniens).

Le Grand Roi lui-même, en questionnant l'ambassade lacédémonienne, après lui avoir demandé quelle était la puissance maritime la plus forte, lui demanda quel était le peuple qu'Aristophane accablait de ses traits. Il ajouta que c'était à n'en pas douter de beaucoup le plus fort, et qu'il y avait beaucoup à parier qu'il gagnerait la guerre avec l'appui d'un tel conseiller.(les Acharniens)

LE RAISONNEMENT JUSTE : Mais quoi ? Si, pour t'avoir écouté, il se fait enfoncer une rave dans le derrière, et épiler à la cendre chaude, aura-t-il quelque argument pour démontrer qu'il n'est pas un cul-béant ?LE RAISONNEMENT INJUSTE : Et s'il est cul-béant, en quoi celui lui nuirait-il ?LE RAISONNEMENT JUSTE : Dis plutôt : que pourrait-il lui arriver de plus fâcheux ?LE RAISONNEMENT INJUSTE : Que diras-tu, si je te bas sur ce point-là ?LE RAISONNEMENT JUSTE: Je me tairais. Que faire d'autre ?LE RAISONNMENT INJUSTE : Eh bien, dis-moi, les avocats, où les recrute-t-on ?LE RAISONNEMENT JUSTE: Parmi les culs-béants.LE RAISONNEMENT INJUSTE : D'accord. Et les acteurs tragiques, où ?LE RAISONNEMENT JUSTE: Parmi les culs-béants.LE RAISONNEMENT INJUSTE : Bien parlé. Et nos démagogues ?LE RAISONNEMENT JUSTE: Parmi les culs-béants.LE RAISONNEMENT INJUSTE : Te rends-tu comptes que tu ne dis rien qui vaille ? Et parmi les spectateurs, lesquels sont les plus nombreux ? Regarde.LE RAISONNEMENT JUSTE: ça y est, je regarde.LE RAISONNEMENT INJUSTE : Que vois-tu donc ?LE RAISONNEMENT JUSTE : Les plus nombreux, par les dieux, ce sont les culs-béants. EN voilà un, je le sais, et en voilà un autre là-bas, et cet autre à la belle chevelure.LE RAISONNEMENT INJUSTE : Qu'as-tu à répliquer ?LE RAISONNEMENT JUSTE : Nous sommes battus, ô débauché. Au nom des dieux recevez mon manteau, pour que je passe dans vos rangs.(Les Nuées)

Autrefois les délégués des villes, pour vous duper, commençaient par vous appliquer cette appellation d'Athéniens-couronnés-de-violettes. Sitôt qu'on vous avait ainsi nommés, vous vous redressiez de satisfaction sur le bout des fesses. Il vous suffisait que l'un vous cajole en ajoutant le qualificatif "brillant" à celui de votre ville pour obtenir ce qu'il voulait en vous honorant de cette épithète bonne pour les sardines.(les Acharniens)

DICEOPOLIS : Tu vas sans doute acheter pour les emporter des anchois de Phalère ou de la poterie ?LE THEBAIN : Des anchois ou de la poterie ? Mais nous en avons chez nous. Je veux des choses que nous n'avons point chez nous, et que vous avez ici par tas.DICEOPOLIS : Ah ! bien ; je vois cela d'ici. Prends un sycophante, et emballe-le comme un pot pour l'emporter.(Les Acharniens).

Pourquoi diante le vieux ne se montre-t-il pas au-devant de sa porte et ne répond-il pas ? Aurait-il par hasard égaré ses souliers ? A-t-il dans la nuit noire cogné je ne sais où son cor au pied ? ou bien est-ce un accès de goutte, le pauvre vieux ? ou bien une hernie peut-être ? De nous tous, c'était pourtant lui le plus coriace, et de loin ! intraitable comme pas un pour ceux qui venaient l'implorer. Oui, le regard cloué au sol - comme ça ! - il leur répétait : Tu auras plus tôt fait d'attendrir un caillou !

CHRÉMYLE.Ô Phébus Apollon ! Dieux et Génies ! Ô Jupiter ? Quoi ! tu serais Plutus ?PLUTUS.Oui.CHRÉMYLE.Lui-même ?PLUTUS.Lui, en personne.CHRÉMYLE.Hé ! d'où sors-tu donc si mal vêtu ?PLUTUS.Je viens de chez Patrocle, qui ne s'est jamais baigné depuis qu'il est au monde.CHRÉMYLE.Mais, je te prie, comment es-tu devenu aveugle ?PLUTUS.C'est un présent que m'a fait Jupiter par jalousie pour les hommes. Car, lorsque j'étais fort jeune, je le menaçai de n'aller que chez les gens de bien, et il me rendit aveugle afin que je ne pusse plus les reconnaître, tant il porte d'envie à tous ceux qui ont de la vertu !CHRÉMYLE.Ce n'est pourtant que par les gens vertueux et honnêtes qu'il est honoré.(Plutus)

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Critiques de Théâtre complet : avis de lecteurs (6)


  • Critique de Théâtre complet par Germain (Amazon)

    bien sûr c'est un Pléiade.bon mais le contenu n'a pas une ride. Aristophane c'est à lire avant de plonger dans les siècles suivants jusqu’à nos jours.ya du boulot !

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    Par Germain - publiée le 01/02/2020

  • Critique de Théâtre complet par Marion (Amazon)

    Je suis assez partagée :La traduction de Victor-Henry DEBIBOUR "Édition Folio classique" est plus moderne et aussi plus légère et savoureuse, mais l'accent provençal Dora/Lampito, femme de Sparte n'est pas très...

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    Par Marion - publiée le 07/11/2018

  • Critique de Théâtre complet par Bookine92 (Babelio)

    C'est drôle, c'est frais et accessible même après quelques siècles. certaines pièces, comme Lysistrata sont un délice!

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    Par Bookine92 - publiée le 01/09/2012

  • Critique de Théâtre complet par Yunnlith (Babelio)

    Composé de deux volumes, ce premier tome contient cinq pièces d'Aristophane : Les Acharniens, Les Cavaliers, Les Nuées, Les Guêpes et La paix. Toujours précédées d'une introduction et d'une analyse qu...

    Lire la critique complète >
    Par Yunnlith - publiée le 29/02/2016

  • Critique de Théâtre complet par (Babelio)

    Le théatre d'Aristophane demeure un pur régal et reste d'actualité,dois-je dire hélas ? Que ce soit "les grenouilles", "les guêpes"ou "les oiseaux". j'avoue un faible pour "L...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 01/06/2016

  • Critique de Théâtre complet par AnneHonnime (Babelio)

    Aristophane a rendu accessible, ou plutôt compréhensible ses Antiques comédies à un public plus jeune de plus de 2 000 ans. Écrites dans un style élégant mais loin de la complexité des auteurs Antiqu...

    Lire la critique complète >
    Par AnneHonnime - publiée le 17/10/2018

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