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Antoine Deléry

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Roger Peyrefitte Le Sulfureux (2011)

De Antoine Deléry chez H & O
(2 votes, note moyenne : 4.5)

Paru le 10-06-2011 - Format : Broché - 336 pages - 22 x 15 x 3 cm - 445 g - ISBN 10 : 2845472358 - ISBN 13 : 9782845472358

Tags : biographie, amitié, fresque, libération, homosexualité, langue française.

Citations de Roger Peyrefitte Le Sulfureux (3)

Le vieil homme s'éteint doucement au matin du dimanche 5 novembre [2000]. Ainsi disparaît l'un des écrivains les plus attachants de sa génération, dont l'oeuvre, hommage perpétuel à la jeunesse, à la beauté et à l'amour a enchanté des millions de lecteurs. "Une vie est heureuse, écrivait-il en conclusion de ses Propos secrets, qui fait la part égale aux trois composants de notre être : le cœur, l'esprit et les sens". Roger Peyrefitte a été un homme heureux.

Une excellente analyse, sans doute un peu longue mais à lire pour ceux qui s'intéressent à Roger Peyrefitte sur le blog :http://www.lesdiagonalesdutemps.com/article-roger-peyrefitte-le-sulfureux-par-antoine-delery-77560849.html

[Extrait de son pamphlet contre François Mauriac]Les nobles vieillards du faubourg Saint-Germain n'ont pas oublié sous quels auspices vous avez fait votre apparition dans le monde. Sous les auspices du marquis d'Argenson, qui se partageait les virginités littéraires avec le comte Robert de Montesquiou. Jetons un voile, mon cher maître, sur ces débuts prometteurs. Ils suivaient la publication de vos poèmes, Les mains jointes Ils prouvaient que, tout en joignant les mains, vous entrouvriez déjà autre chose. Vous avez collaboré ensuite à une grande revue littéraire de petit format. Ce furent alors des voyages en Italie, avec le directeur de cette revue, fameux par son fond de teint et sa perruque. Il conserve, au-dessus de son lit, un portrait de vos belles années où votre poitrine, dans le décolleté de la chemise, est nue jusqu'au nombril... Mais, mon cher maître, puisque j'examine cette auguste assemblée, ne dois-je pas y déplorer un vide ? Le vide laissé par Jean Cocteau. Ce poète, ce prince fut le contraire d'un hypocrite, et c'est pour cela que vous le haïssiez même si vous ne l'avez point haï dans votre jeunesse. Où sont-elles, ces lettres d'amour que vous lui aviez écrites et que vendit Maurice Sachs après les lui avoir volées. [...] L'homme à qui vous aviez écrit ces lettres, vous avez eu l'ignominie de le renier, de le vilipender à toute occasion, comme pour abolir et absoudre votre passé — et si ce n'était que le passé! [...] Vous avez piétiné son cadavre, chaud encore, dans ce journal où vous nous insultez... On croirait que vous êtes le seul à pouvoir traiter des sujets hardis, parce que vous leur ménagez une fin édifiante et les saupoudrez d'appels à la prière. Jamais empoisonneur public ne sut mieux son métier. Non content d'interdire aux autres de toucher à ces sujets vous leur interdisez encore de prononcer les mots de religion et de morale. [...] J'ai parlé de ces lettres adressées à Cocteau et conservées dans des mains jalouses. Mais on pourrait publier en fac-similé celle assez récente, que vous écriviez à l'un de vos plus compromettants collaborateurs, après l'une de vos maladies : « ...Les battements de votre jeune cœur m'aident à retrouver le goût de cette vie que j'avais crue perdue. Un jour vous comprendrez que je ne suis qu'un très pauvre homme... » Nous Ile vous le faisons pas dire, mon cher maître. C'est le pauvre homme de Tartuffe au superlatif... Et vous êtes méchant, d'une méchanceté infatigable, qui s'exerce sur tous les terrains avec une espèce d'inconscience. [...] Et il y a cinquante ans, mon cher maître, que vous parlez au nom de la religion et de la morale! [...] C'est l'heure de vous remettre à l'esprit le chevalier de Florian : "La pire espèce des méchants, Est celle des vieux hypocrites." [...] La méchanceté suinte de tous vos pores comme des stigmates, au point qu'un de vos collègues raconte de vous : "Il est si méchant que, même à l'Académie, quand il ne peut plus nous dire du mal de quelqu'un, il nous en dit de ses propres enfants."


Critiques de Roger Peyrefitte Le Sulfureux : avis de lecteurs (2)


  • Critique de Roger Peyrefitte Le Sulfureux par pierre86000 (Babelio)

    De Roger Peyreffite je n'avais lu que les amitiés particulières. Récemment, j'ai retrouvé « Des français » que j'avais acheté en 1970 et l'ai lu (ou relu ?) avec plaisir : un humour teinté de cynisme,...

    Lire la critique complète >
    Par pierre86000 - publiée le 09/03/2014

  • Critique de Roger Peyrefitte Le Sulfureux par johnny2770 (Babelio)

    cette biographie nous fait vraiment connaitre l'homme qu'a était roger peyrefitte. Ces succès littéraire , ces amours une tres bonne biographie très bien documenté

    Lire la critique complète >
    Par johnny2770 - publiée le 12/10/2013

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