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Antoine Audouard

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Antoine Audouard est né en 1956. Avant de consacrer vingt années de sa vie à l’édition, il avait publié trois romans. Adieu, mon unique, a marqué un retour à la littérature, salué par la critique et traduit en douze langues. Depuis, il a publié Une... Plus >

Adieu, mon unique (2000)

De Antoine Audouard chez Gallimard
(11 votes, note moyenne : 4.3)

Car mon cœur n'est pas avec moi mais avec toiEt s'il n'est pas avec toi il n'est nulle part...Il est le maître de philosophie le plus célèbre du XII
L'histoire d'Héloïse et Abélard brûle à travers les siècles. Leurs mots sont les nôtres, la violence de leurs sentiments nous est familière.

Paru le 01-06-2000 - Format : Broché - 400 pages - 20 x 14 x 2 cm - 385 g - ISBN 10 : 207075877X - ISBN 13 : 9782070758777

Collection : Blanche

Tags : moyen-âge, 20ème siècle, roman 20ème siècle, littérature française, france, philosophie, couple, roman d'amour historique, histoire d'amour, passion, abélard et héloïse, trahison, mémoire, légendes, histoire, correspondance, biographie, roman historique, roman, récits, moyen-âge, 20ème siècle, littérature française, france, philosophie, couple, histoire d'amour, amour, passion, abélard et héloïse, trahison, mémoire, légendes, mystère, histoire, correspondance, biographie, roman historique, roman, récits.

Citations de Adieu, mon unique (10)

Une histoire d'amour magnifique, dramatique qui transcende les époques

C'eut été trop exiger de moi-même que d'être à son côté sans trouble - dans cette ataraxie chère aux stoïciens ; mais je parvenais assez bien, maintenant, à dissimuler mon tremblement et à maintenir sur mon visage une sérénité qui pouvait passer pour celle d'un ange. Oui, des mots venaient parfois à mes lèvres et c'était comme une mauvaise habitude à laquelle on n'a jamais fini de renoncer, une maladie dont on est jamais guéri et dont, pourtant, on apprivoise la compagnie. Je me taisais, je ne murmurais même pas.

Vienne la tempête, je n'en serai pas ébranlé, les vents pourront souffler sans que je m'émeuve, je suis fondé sur la terre ferme.

J'avais vu des villes déjà, vastes corps de bois et de pierre qui semblaient suivre un plan divin. Mais il régnait ici, malgré la forêt des clochers qui se dressaient comme des mâts, une folie tout humaine, un désordre sale et merveilleux où les ruines et les constructions nouvelles, les coins de rampante misère et les vastes carrés de vigne, les dévastations et l'enthousiasme d'une naissance coexistaient sans qu'une ligne précise les démarquât. C'était comme si un incendie ou une armée de pillards s'étaient acharnés sur la ville, tandis qu'en même temps et sans cesser leur travail, dans la clameur et les ruisseaux de sang, maçons et menuisiers, peintres et tailleurs de pierre, tous métiers ensemble et sans maître, par un élan commun et mystérieux, avaient édifié de nouvelles demeures pour le plaisir des grands ou la gloire du Christ.

Un jour, dans un siècle ou deux, un poète les lira et versera des larmes sur les âmes de cet homme, de cette femme qui ont souffert et se sont aimés. Et moi, l'absent, j'aurai mon éternité.

Il est apaisant pour l'âme, dans un monde où tous veulent furieusement être présents et laisser la trace de leur passage, de faire de sa propre absence un manteau pour toutes les saisons. C'était ma façon à moi de fuir seul vers le seul_ et sans attendre. Je ne serais personne. Ou bien, orgueil secret et sans limites qui faisait une différence à laquelle j'étais seul sensible : Personne.

Je gardai le respect pour celle que j'appelais ma mère, une femme pâle aux mains froides qui ne me donnait pas de nom, espérant sans doute par là que je n'existerais plus. Elle ne me touchait pas, ne me laissait pas l'aumône d'un regard. N'être pas vu de qui l'on veut être vu en apprend sur la vie plus que les férules et les coups _ c'est apprendre à savoir qu'on n'est aimé, que par hasard, par accident.

Chaque livre est comme le pèlerinage ou la vie d'un homme : sa récompense est à la fin.

C'était sur le chemin de la terre gelée de France, un jour de l'hiver 1116, quand Louis VI était le roi et Étienne de Garlande son chancelier, Galon évêque de Paris, Pascal II notre très Saint-Père. C'était une saison des misères ordinaires. J'avais vingt années de vie mais j'avais vu plus de lunes que mon compte.

Quand j'arrivais dans un lieu reculé où les hommes parlaient avec des cailloux dans la bouche et n'aimaient pas les étrangers, je sortais ma flûte; puis je dessinais sur une tablette les murs de ma maison, un chêne et une église. Ainsi savait-on que je venais d'un endroit où il y avait foyer, Dieu, arbre. Les visages se faisaient moins fermés et on me donnait du pain, du fromage de chèvre et parfois un verre de vin épais comme le sang qu'il fallait boire en souriant.

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Critiques de Adieu, mon unique : avis de lecteurs (7)


  • Critique de Adieu, mon unique par valerie1411 (Babelio)

    Déçue par ma lecture. Le thème abordé, d'heloïse et Abélard, me tentait vraiment, mais je ne m'attendais pas à ça en ouvrant ce livre. On suit leur histoire d'amour par le biais d'un témoin qui est fr...

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    Par valerie1411 - publiée le 28/08/2017

  • Critique de Adieu, mon unique par chboun (Babelio)

    Bon travail pour ce récit qui nous transporte à la fin du moyen-âge central dans un monde empli de philosophie. La biographie de pierre Abélard foisonne de touches poétiques et de phrasés parfois envo...

    Lire la critique complète >
    Par chboun - publiée le 23/04/2018

  • Critique de Adieu, mon unique par Flocava1 (Babelio)

    une Histoire magnifique, bouleversante qui m'a laissée sans voix. L'écriture se met au service de cet amour qui transcende l'être. Éblouissant

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    Par Flocava1 - publiée le 11/06/2019

  • Critique de Adieu, mon unique par Becar (Babelio)

    A partir de la correspondance historique entre Abélard et Héloïse, Antoine Audouard réinvente la vie et les amours de ce couple entré dans la légende. Certes le témoin de cette passion, Guillaume, pre...

    Lire la critique complète >
    Par Becar - publiée le 08/04/2020

  • Critique de Adieu, mon unique par Cetalir (Amazon)

    Publié en 2000, ce long roman, très documenté, s’inscrit dans la tradition des romans historiques. « Adieu, mon unique » sont les dernières paroles prononcées par Pierre Abelard au moment de sa mort, séparé dep...

    Lire la critique complète >
    Par Cetalir - publiée le 12/04/2013

  • Critique de Adieu, mon unique par Client d'Amazon (Amazon)

    Super, j'adore! impression très positive d'autant plus que c'est un bon livre, conforme à la description. Je le recommande vivement !

    Lire la critique complète >
    Par Client d'Amazon - publiée le 23/04/2015

  • Critique de Adieu, mon unique par Mélissa (Amazon)

    Ce livre raconte l'histoire d'amour célèbre entre le philosophe Abélard et son élève Héloïse par le biais d'une tierce personne, Guillaume d'Oxford qui fût élève d'Abélard et lui aussi épris de la belle jeune f...

    Lire la critique complète >
    Par Mélissa - publiée le 30/10/2019
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