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Anne Wiazemsky

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Anne Wiazemsky a publié des nouvelles, Des filles bien élevées (Grand Prix de la nouvelle de la Société des Gens de Lettres, 1988), et des romans, Mon beau navire (1989), Marimé (1991) et Canines (Prix Goncourt des lycéens, 1993). Elle a reçu le Gr... Plus >

Une poignée de gens (1998)

De Anne Wiazemsky chez Gallimard
(68 votes, note moyenne : 3.7)

«Un paysan appelé Vania poussait une barque. Des enfants l'entouraient. Il est mort d'un arrêt du cœur, là, quelque part dans l'herbe. Les enfants ont grandi en exil, sous d'autres nationalités. Ils sont devenus français, angalis, américains. La plupart ne sont jamais revenus en Russie.»Anne Wiazemsky.

Paru le 26-08-1998 - Format : Broché - 256 pages - 20 x 14 x 2 cm - 309 g - ISBN 10 : 2070746763 - ISBN 13 : 9782070746767

Collection : Blanche

Tags : 20ème siècle, russie, russe, littérature russe, littérature française, france, famille, aristocratie, révolution russe, révolution, argonne, paysannerie, bolcheviks, écrivain femme, exil, violence, histoire, roman, récits, journal intime, 20ème siècle, russie, russe, littérature russe, littérature française, france, famille, aristocratie, communisme, révolution russe, révolution, nature, paysannerie, écrivain femme, exil, assassinats, histoire, récits de vie, roman, récits.

Citations de Une poignée de gens (7)

Ma propre vie m'intéressait bien plus que le passé de mes deux familles, la française et ce qui restait de la russe. J'entrai dans l'âge adulte en courant, soulagée de quitter l'enfance, impatiente de connaître d'autres gens, d'autres lieux. Se réaliser à travers un travail me semblait la seule chose vraiment sérieuse.Et puis les années passèrent. De temps à autre, il se trouvait quelqu'un pour s'étonner de mon indifférence. Comment pouvais-je ne pas être plus curieuse de ma « prestigieuse famille » ? « oublier que mon père était prince » ? N'avais-je donc pas envie de connaître la Russie, la « terre sacrée de mes ancêtres » ? Mon absence de nostalgie passait au mieux pour une pose, au pire pour de la stupidité ou de l'inculture. Il est vrai que je n'étais pas du genre à m'attendrir en feuilletant des albums de photos de famille, ni à revenir sur la terrible maladie de mon père et sur sa mort à quarante-six ans.

L'expression « chercher ses racines » m'exaspérait. Moi, ce que je voulais, c'était les inventer dans mon propre sol. Mes racines, ce serait mon travail.Parfois, rarement, il m'arrivait de jeter un coup d'œil loin, très loin derrière moi.

Quand il a choisi de devenir français, il a tourné le dos non seulement à son pays d'origine, mais à ses traditions et à ses souvenirs, s'interdisant ainsi toute nostalgie. Sa vie d'homme à construire l'intéressait beaucoup plus que son passé si riche et romanesque fût-il. Il regardait devant lui, pas derrière. Et il est mort trop jeune pour atteindre l'inévitable moment où l'on ressent le besoin de se retourner sur son passé et peut-être d'en transmettre quelques bribes.

Des petites pluies fines d'été qui rafraichissaient l'air et redonnaient vie aux plantes. Les prairies parurent plus vertes et sous les arbres le sable des allées était encore mouillé. Nathalie sautait d'un pied nu sur l'autre pour éviter les flaques et préserver ainsi ses espadrilles neuves.

Nathalie et moi avons donné un concert : Mozart et Beethoven au programme. "En musique les nationalités n'existent pas", a plaidé Nathalie pour excuser ce choix résolument germanique.

Il ne subsiste vraiment plus rien de Baïgora. Mais les lieux et les personnes existent tant qu'on pense à eux. Quelque chose de ce qu'ils ont été palpite encore et me les rend mystérieusement proches. Grâce au "Livre des Destins".

Puis les sanglots et les larmes s'apaisèrent et l'étreinte des frères se relâcha. Micha recula pour s'essuyer le visage avec un pan de sa chemise. Brisé par le vin et l'émotion il avançait de biais, tel un ours. Nathalie, encore sous le choc de ces récits, lui tendait son mouchoir. Micha contempla avec curiosité le joli petit morceau de soie brodée aux initiales de sa belle-soeur et le lui rendit.- C'est une nappe qu'il me faudrait, dit-il.

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Critiques de Une poignée de gens : avis de lecteurs (38)


  • Critique de Une poignée de gens par DOMI (Amazon)

    J'ai découvert Anne Wiazemsky avec ce livre, j'aime ses descriptions et la nostalgie que dégage ce livre.

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    Par DOMI - publiée le 01/08/2010

  • Critique de Une poignée de gens par juliette K. (Amazon)

    J'ai été transportée dans cette histoire comme par magie. Le style est si léger, les personnages si crédibles, je suis encore sous le charme de ce grand moment de plaisir.

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    Par juliette K. - publiée le 13/07/2010

  • Critique de Une poignée de gens par Cascade (Amazon)

    C'est la Révolution en Russie, une époque déchirante, tragique où les gens essaient de préserver le peu de tendresse qui leur reste... comment nourrir un amour dont le destin noir pèse sur lui?Ce livre se lit d...

    Lire la critique complète >
    Par Cascade - publiée le 04/07/2005

  • Critique de Une poignée de gens par Chantwal (Amazon)

    Nous entrons dans ce livre dans la haute aristocratie de Russie au moment de la révolution russe de 1917.Nous vivons avec cette famille très chic mais très simple, proche de la nature, de ses gens, de la musiqu...

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    Par Chantwal - publiée le 19/08/2002

  • Critique de Une poignée de gens par livrophage (Amazon)

    Après plusieurs livres lus d'Anne Wiazemsky, et qui m'ont laissée comme un goût d'inachevé, de vacuité, celui-ci enfin me donne un peu de matière. Même si les personnages restent caricaturaux (beaux, intelligen...

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    Par livrophage - publiée le 18/05/2014

  • Critique de Une poignée de gens par l'ivre libre (Amazon)

    Voilà un livre empli de nostalgie et de mélancolie; c'est une fiction crédible, historique et réaliste qui raconte la chute tragique d'une grande famille russe terrienne alors que gronde la révolution russe qu...

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    Par l'ivre libre - publiée le 02/05/2011

  • Critique de Une poignée de gens par marie (Amazon)

    J'ai trouvé ce livre assez ennuyeux pendant la première moitié mais la suite s'est nettement améliorée; finalement l'auteur a su saisir le lecteur aux tripes avec maestria en contrastant la lenteur, l'innocence...

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    Par marie - publiée le 31/03/2016

  • Critique de Une poignée de gens par Raoul (Amazon)

    je n'ai pas aimé ce livre.. je n'ai pas aimé ce livre. De toute façon, l'histoire n'est pas nouvelle, pour moi. Chaque fois que j'achète un prix littéraire quel qu'il soit, je suis toujours déçu!...

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    Par Raoul - publiée le 12/03/2014

  • Critique de Une poignée de gens par Lacouture Fabienne (Amazon)

    Livre conforme à sa description, qui a un peu vécu. C'est une lecture romanesque à souhait qui permet de faire revivre (un peu) les événements de la révolution russe du point de vue de ses premières victimes.

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    Par Lacouture Fabienne - publiée le 15/07/2015

  • Critique de Une poignée de gens par Antoine (Amazon)

    J'ai choisi ce livre parce qu'il avait eu ce prix. L'accroche est prometteuse au début mais décevante sur la fin. Dommage

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    Par Antoine - publiée le 05/11/2013

  • Critique de Une poignée de gens par Fanfou (Amazon)

    Au moment de la Revolution russe deux mondes s'opposent;une atmosphère de fin d'un monde ,imparfait mais remplacé par un autre pas tellement mieux;la musique ,l'amour de la nature ,la vie simple d'une famille a...

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    Par Fanfou - publiée le 21/10/2009

  • Critique de Une poignée de gens par Kuchu (Amazon)

    Perspective intéressante sur la période historique de la révolution russe, avec une atmosphère un peu Tchekovienne de fin d'un monde.

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    Par Kuchu - publiée le 04/12/2013

  • Critique de Une poignée de gens par michele Avril (Amazon)

    interessant ,sur fond historique une histoire prenante :une écriture très agréablerecommandé pour ceux qui ont aimé "mon enfant de Berlin"

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    Par michele Avril - publiée le 30/03/2014

  • Critique de Une poignée de gens par Odra (Amazon)

    On est un peu surpris par le début de ce livre mais très vite l'on a envie de connaître l'histoire méconnue par Marie de sa famille. Oui, je recommande ce livre.

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    Par Odra - publiée le 30/11/2013

  • Critique de Une poignée de gens par Scalpa de Vilepa (Amazon)

    Merci Recylivre de nous proposer ces livres d'occasion. Si en plus cela peut aider d'autres personnes.

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    Par Scalpa de Vilepa - publiée le 24/08/2018

  • Critique de Une poignée de gens par JULIEN Anne (Amazon)

    Qui a aimé, car se passe au temps de sa jeunesse je crois. Elle en a parlé en bien, bonne littérature...

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    Par JULIEN Anne - publiée le 29/11/2015

  • Critique de Une poignée de gens par ara (Amazon)

    Les lycéens ont bien choisi, en distinguant cette belle histoire bien restituée .Des Russes blancs émigrés en France,ignorant leur passé douloureux ,se sont résolument tournés vers l'avenir .Leur descendante ,...

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    Par ara - publiée le 08/12/2013

  • Critique de Une poignée de gens par Alexmotamots (Babelio)

    Marie Belgorodsky reçoit un jour une lettre d'un monsieur lui demandant de la rencontrer car il a des informations sur sa famille et des documents à lui remettre. Marie sait qu'elle est la déscendant...

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    Par Alexmotamots - publiée le 18/01/2009

  • Critique de Une poignée de gens par (Babelio)

    L'histoire est un peu succincte ,on survole les événements ,c'est dommage .

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    Par Babelio - publiée le 17/04/2011

  • Critique de Une poignée de gens par MALIKA (Babelio)

    Un roman qui nous parle de la Russie au temps de Raspoutine et de la révolution, C'est romancé, sensible et nostalgique ... ça ressemble à du Tchekov !!

    Lire la critique complète >
    Par MALIKA - publiée le 28/04/2011

  • Critique de Une poignée de gens par zabeth55 (Babelio)

    Marie, d'origine russe, découvre le passé de ses aïeux princiers, la révolution...... une façon d'appréhender l'histoire de la Russie par le biais d'une belle écriture

    Lire la critique complète >
    Par zabeth55 - publiée le 09/02/2012

  • Critique de Une poignée de gens par kathy (Babelio)

    Après avoir hérité du « Livre des Destins », Vladimir Vassiliev, historien, entre en contact avec Marie Belgorodsky, une descendante du prince Wladimir Belgorodsky - grand-oncle de Marie- pour lui c...

    Lire la critique complète >
    Par kathy - publiée le 30/03/2012

  • Critique de Une poignée de gens par sylire (Babelio)

    Après avoir beaucoup aimé Hymne à l'amour et Jeune fille l'an passé, je me suis plongée avec grand plaisir dans ce roman inspiré une nouvelle fois de l'histoire familiale d'Anne Wiasemsky. Son père, ...

    Lire la critique complète >
    Par sylire - publiée le 03/11/2012

  • Critique de Une poignée de gens par Nyissie (Babelio)

    J'ai lu ce livre il y a plusieurs années. Je ne me souviens pas de son histoire en intégralité. Mais chaque fois que j'y repense je suis émue. Ce livre m'a vraiment touché c'est une très belle histoir...

    Lire la critique complète >
    Par Nyissie - publiée le 10/06/2013

  • Critique de Une poignée de gens par chlorophant (Babelio)

    Tout d'abord un rapide pitch, le résumé du 4ème de couverture (qui est un passage du livre) étant quelque peu vague : en 1994, une française d'origine russe, Marie, reçoit une lettre d'un ami de sa gr...

    Lire la critique complète >
    Par chlorophant - publiée le 17/11/2013

  • Critique de Une poignée de gens par zembla (Babelio)

    Ce petit livre (par le nombre de pages) nous transporte dans la Russie a la veille de la révolution d'octobre. Le pays du Tsar Nicolas II est en guerre contre l'Allemagne et il est a la veille d'un to...

    Lire la critique complète >
    Par zembla - publiée le 21/05/2014

  • Critique de Une poignée de gens par markko31 (Babelio)

    Je suis entré dans la littérature d'Anne Wiazemsky grâce à Jeune Fille et Une Année Studieuse, plus par cinéphilie que par véritable curiosité pour l'écrivain, je dois l'admettre. J'y ai trouvé ce qu...

    Lire la critique complète >
    Par markko31 - publiée le 14/12/2014

  • Critique de Une poignée de gens par Go4s (Babelio)

    Remarquable et sensible

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    Par Go4s - publiée le 03/02/2016

  • Critique de Une poignée de gens par MarieTempleton (Babelio)

    J'ai trouvé ce livre assez ennuyeux pendant la première moitié mais la suite s'est nettement améliorée; finalement l'auteur a su saisir le lecteur aux tripes avec maestria en contrastant la lenteur, l...

    Lire la critique complète >
    Par MarieTempleton - publiée le 29/02/2016

  • Critique de Une poignée de gens par Peteplume (Babelio)

    La lecture, au début, me transportait dans l'atmosphère des pièces de Tchékov que j'affectionne particulièrement; mais, malgré l'alternance entre les scènes vécues, les notes de journal, les rapports ...

    Lire la critique complète >
    Par Peteplume - publiée le 26/03/2017

  • Critique de Une poignée de gens par (Babelio)

    j'avais bien aimé la rédaction de Mon enfant de Berlin, qui était une façon assez originale (du moins il m'a semblé) le récit de la vie de Claire, sa mère Et la fille de François Mauriac. ici, c'es...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 19/12/2017

  • Critique de Une poignée de gens par mikaelunvoas (Babelio)

    Je n'avais lu de Wiazemsky, l'attribution des prix de l'académie française et du Renaudot des lycéens m'a décidé. Le début du livre était prometteur quoique cultivant le rêve de princesse de toute pet...

    Lire la critique complète >
    Par mikaelunvoas - publiée le 23/08/2018

  • Critique de Une poignée de gens par (Babelio)

    Il y a les maîtres. Il y a les domestiques, les paysans. C'est comme ça ! Cela semble naturel. On est à Baïgora, dans un des plus grands domaines de Russie, celui des princes Belgorodsky. Il y a comm...

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 14/01/2019

  • Critique de Une poignée de gens par (Babelio)

    Bien dans plus... Bague souvenir... Déception discrète

    Lire la critique complète >
    Par Babelio - publiée le 29/05/2019

  • Critique de Une poignée de gens par Perlaa (Babelio)

    C'est à Baïgora, à 2 jours de train de Petrograd, sur les terres bénies et prospères de la Russie profonde que la famille princière Belgorodsky a vécu. Nous sommes encore dans la Russie de Nicolas II...

    Lire la critique complète >
    Par Perlaa - publiée le 01/07/2019

  • Critique de Une poignée de gens par Flocava1 (Babelio)

    J'ai aimé le ton et l'histoire de ce livre. Pas un chef d'oeuvre, pas un grand écrivain mais agréable

    Lire la critique complète >
    Par Flocava1 - publiée le 03/07/2019

  • Critique de Une poignée de gens par saroul (Babelio)

    L'auteur relate une partie de la vie des ses ancêtres russes, gros propriétaires terriens pendant la révolution

    Lire la critique complète >
    Par saroul - publiée le 13/08/2019

  • Critique de Une poignée de gens par luis1952 (Babelio)

    La nostalgie du passé, dans la Russie de 1916. Une famille noble, les Belgorodsky vit à Baïgora dans un superbe manoir. La vie est belle, mais les évènements tragiques de 1917 vont tout faire basculer...

    Lire la critique complète >
    Par luis1952 - publiée le 25/10/2019
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