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Albert Camus

Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal «Combat» à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment «L'étranger» (1942) et «La Peste» (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.

Présentation de Albert Camus (Wikipedia)

Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi (aujourd’hui Dréan), près de Bône (aujourd’hui Annaba), en Algérie, et mort accidentellement le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans un accident de voiture, dans l'Yonne en France[1], est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français. Il est aussi journaliste militant engagé dans la Résistance française et, proche des courants libertaires[2],[3],[4], dans les combats moraux de l'après-guerre. Son œuvre comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurde de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir »[5]. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Dans le journal Combat, ses prises de position sont audacieuses, aussi bien sur la question de l'indépendance de l'Algérie que sur ses rapports avec le Parti communiste français, qu'il quitte après un court passage de deux ans[6]. Il ne se dérobe devant aucun combat, protestant successivement contre les inégalités qui frappent les musulmans d'Afrique du Nord, puis contre la caricature du pied-noir exploiteur, ou prenant la défense des Espagnols exilés antifascistes, des victimes du stalinisme et des objecteurs de conscience[7]. En marge des courants philosophiques, Camus est d'abord témoin de son temps, refusant toute compromission. Il n'a cessé de lutter contre les idéologies et les abstractions qui détournent de l'humain. Il est ainsi amené à s'opposer à l'existentialisme et au marxisme, sa critique du totalitarisme soviétique lui vaut les anathèmes de communistes et sa rupture avec Jean-Paul Sartre[8].

Livres de Albert Camus

Citations de Albert Camus (91)

Il ne faut pas être plus pressé que Dieu et tout ce qui prétend accélérer l'ordre immuable, qu'il a établi une fois pour toutes, conduit à l'hérésie.

– La Peste

Question : Comment faire pour ne pas perdre son temps ? Réponse : L'éprouver dans toute sa longueur.

– La Peste

Tous les feux devront être éteints à neuf heures du soir et aucun particulier ne pourra demeurer dans un lieu public ou circuler dans les rues de la ville sans un laissez-passer e due forme qui ne sera délivré que dans des cas extrêmement rares et toujours de façon arbitraire. Tout contrevenant à ces dispositions sera puni des rigueurs de la loi.

– L'État de siège

Les bons principes disent que le vote est libre. C'est-à-dire que les votes favorables au gouvernement seront considérés comme ayant été librement exprimés. Quant aux autres, et afin d'éliminer les entraves secrètes qui auraient ou être apportées à la liberté du choix, ils seront décomptés suivant la méthode préférentielle, en alignant le panachage divisionnaire au quotient des suffrages non exprimés par rapport au tiers des votes éliminés. Cela est-il clair ?Nous partons seulement du principe qu'un vote négatif n'est pas un vote libre. C'est un vote sentimental et qui se trouve par conséquent enchaîné par les passions.

– L'État de siège

En 1941, Barrault eut l'idée de monter un spectacle autour du mythe de la peste, qui avait tenté aussi Anthonin Artaud. Dans les années qui suivirent, il lui parut plus simple d'adapter à cet effet le grand livre de Daniel Defoe, "le journal de l'année de la peste". Il fit alors le canevas d'une mise en scène.Lorsqu'il apprit que, de mon côté, j'allais publier un roman sur le même thème, il m'offrit d'écrire des dialogues autour de ce canevas.J'avais d'autres idées et, en particulier, il me paraissait préférable d'oublier Daniel Defoe et de revenir à la première conception de Barrault.Il s'agissait, en somme, d'imaginer un mythe qui puisse être intelligible pour tous les spectateurs de 1948. "L'état de siège" est l'illustration de cette tentative, dont j'ai la faiblesse de croire qu'elle mérite qu'on s'y intéresse...(extrait de l'avertissement signé Albert Camus placé en ouverture de l'édition parue à la NRF en 1948)

– L'État de siège

"L'état de siège" - spectacle en trois parties (1948)L'épidémie s'abat sur Cadix sous les traits d'un gros homme, Peste, accompagné de sa secrétaire, Mort.Par un accord mutuel et librement conclu, le gouverneur de la ville cède la place à Peste, qui ferme les portes de Cadix et y instaure un régime d'arbitraire et de terreur.La panique s'empare des habitants. Mais le jeune étudiant Diego, surmontant sa peur, lance un défi au tyran.Les stigmates de la peste s'effacent alors sur lui. Il organise la résistance et, déjà, le fléau perd de son pouvoir quand on apporte sur une civière Victoria, la fiancée de Diego.Peste propose au jeune homme de la sauver : ils pourront fuir tous deux à condition qu'ils le laissent régner sur la ville.Contre le bonheur individuel, Diego choisit la solidarité. Sa mort ressuscitera Victoria et délivrera Cadix.(extrait de "Récits, pièces et essais" issu de "Albert Camus" de la collection "Génies et réalités" publiée aux éditions "Hachette" en 1964)

– L'État de siège

Vous allez apprendre à mourir dans l'ordre[...]Vous serez dans la statistique et vous allez enfin servir à quelque chose.

– L'État de siège

Ma vie n'est rien, ce qui compte ce sont les raisons de ma vie.

– L'État de siège

"Quand les hommes ont peur, c'est pour eux-mêmes. Mais leur haine est pour les autres."

– L'État de siège

Ne pleurez pas, femmes. la terre et douce à ceux qui l'ont beaucoup aimée.Page 184

– L'État de siège

La Peste parleMoi, je règne, c'est un fait, c'est donc un droit. Mais c'est un droit qu'on ne discute pas : vous devez vous adapter.Du reste, ne vous y trompez pas, si je règne c'est à ma manière et il serait plus juste de dire que je fonctionne. Vous autres, Espagnols, êtes un peu romanesques et vous me verriez volontiers sous l'aspect d'un roi noir ou d'un somptueux insecte. Il vous faut du pathétique, c'est connu ! Eh bien ! non. Je n'ai pas de sceptre, moi, et j'ai pris l'air d'un sous-officier. C'est la façon que j'ai de vous vexer, car il est bon que vous soyez vexés : vous avez tout à apprendre. Votre roi a les ongles noirs et l'uniforme strict. Il ne trône pas, il siège. Son palais est une caserne, son pavillon de chasse, un tribunal. L'état de siège est proclamé.Page 86

– L'État de siège

La femmeJe n'ai jamais rien entendu à ce langage. Le diable parle ainsi et personne ne le comprend ! NadaC'est pas un hasard, femme. Il s'agit ici de faire en sorte que personne ne se comprenne, tout en parlant la même langue. Et je puis bien te dire que nous approchons de l'instant parfait où tout le monde parlera sans jamais trouver d'écho, et où les deux langages qui s'affrontent dans cette ville se détruiront l'un l'autre avec une telle obstination qu'il faudra bien que tout s'achemine vers l'accomplissement dernier qui est le silence et la mort.Page 112

– L'État de siège

L'important n'est pas de guérir, mais de vivre avec ses maux.

Il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir.

Rien au monde ne vaut qu'on se détourne de ce qu'on aime.

Si le monde était clair, l'art ne serait pas.

Pour cesser d'être douteux, il faut cesser d'être, tout bellement.

La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent.

Le nombre de mauvais romans ne doit pas faire oublier la grandeur des meilleurs.

L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites.

L'héroïsme est peu de chose, le bonheur est plus difficile.

En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.

Le style d'un peintre est dans cette conjonction de la nature et de l'histoire.

Commencer à penser, c'est commencer d'être miné.

Ma patrie, c'est la langue française.

Tout le malheur des hommes vient de l'espérance.

Le sens de la vie supprimé, il reste encore la vie.

L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.

Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous.

L'absurde est la notion essentielle et la première vérité.

Créer, aussi, c'est donner une forme à son destin.

Faire souffrir est la seule façon de se tromper.

Parler de ses peines, c’est déjà se consoler.

Il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser.

La bêtise insiste toujours.

On ne peut haïr sans mentir.

Ce qu'on appelle raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir.

Le désespoir, comme l'absurde, juge et désire tout, en général et rien, en particulier.

C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.

Il n'y a que l'amour qui nous rende à nous-mêmes.

Il n’y a pas d’endroit dans le monde où l’homme est plus heureux que dans un stade de football

Celui qui désespère des événements est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou.

J'ai compris qu'il ne suffisait pas de dénoncer l'injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre.

Il y a seulement de la malchance à n'être pas aimé ; il y a du malheur à ne point aimer.

Le grand courage, c'est encore de tenir les yeux ouverts sur la lumière comme sur la mort.

L’espoir, au contraire de ce qu’on croit, équivaut à la résignation. Et vivre, c’est ne pas se résigner.

Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène ?

Tout homme est un criminel qui s’ignore.

Un homme est toujours la proie de ses vérités.

Collectionner, c'est être capable de vivre de son passé.

Une seule certitude suffit à celui qui cherche.

Le monde est beau, et hors de lui, point de salut.

Le Brésil est un pays trop chaud où la nature mangera un jour les fragiles décors surélevés dont l’homme essaie de s’entourer. Les termites vont dévorer les gratte-ciel, tôt ou tard, les lianes vierges bloqueront les autres et la vérité du Brésil éclatera enfin.

La tentation la plus dangereuse : ne ressembler à rien.

Nous habitons notre corps bien avant de le penser.

Un journal, c'est la conscience d'une nation.

Vieillir, c'est passer de la passion à la compassion.

Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur.

Il faut bien que vieillesse se passe.

Les doutes, c’est ce que nous avons de plus intime.

Créer, c’est vivre deux fois.

Le mépris des hommes est souvent la marque d'un coeur vulgaire.

Que serait la justice sans la chance du bonheur ?

Nous finissons toujours par avoir le visage de nos vérités.

Une certaine continuité dans le désespoir peut engendrer la joie.

Les tristes ont deux raisons de l'être, ils ignorent ou ils espèrent.

La société politique contemporaine : une machine à désespérer les hommes.

Il n'y a que la haine pour rendre les gens intelligents.

Nul homme n'est hypocrite dans ses plaisirs.

Vouloir c'est susciter les paradoxes.

Aimer un être, c'est accepter de vieillir avec lui.

Un homme a toujours deux caractères : le sien et celui que sa femme lui prête.

La joie est une brûlure qui ne se savoure pas.

Je ne connais qu'un devoir : c'est celui d'aimer.

Nous sommes lucides. Nous avons remplacé le dialogue par le communiqué.

La passion la plus forte du vingtième siècle : la servitude.

La nature a horreur des trop longs miracles.

La longue revendication de la justice épuise l'amour qui pourtant lui a donné naissance.

Toutes les révolutions modernes ont abouti à un renforcement de l’Etat.

Quand on n'a pas de caractère, il faut bien se donner une méthode.

La fin dernière, attendue mais jamais souhaitée, la fin dernière est méprisable.

Comme remède à la vie en société, je suggère les grandes villes : c'est le seul désert à notre portée.

Un homme se définit aussi bien par ses comédies que par ses élans sincères.

Il n'y a qu'une action utile, celle qui referait les hommes et la terre.

Dans l'univers du révolté, la mort exalte l'injustice. Elle est le suprême abus.

Il n'y a pas d'amour de vivre sans désespoir de vivre.

Tout ce que je sais de plus sûr à propos de la moralité et des obligations des hommes, c'est au football que je le dois.

L'absurde n'est pas dans l'homme ni dans le monde, mais dans leur présence commune.

De toutes les gloires, la moins trompeuse est celle qui se vit.

L’homme est la créature qui, pour affirmer son être et sa différence, nie.

Il n'y a pas d'ordre sans justice et l'ordre idéal des peuples réside dans le bonheur.

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