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Alain Touraine

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Alain Touraine, né le 3 août 1925 à Hermanville-sur-Mer (Calvados), est un sociologue français de l'action sociale et des nouveaux mouvements sociaux, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Il est le père de Marisol Tour... Plus >

La Fin des sociétés (2013)

De Alain Touraine chez Seuil

Nous sommes, depuis une décennie, confrontés à cette évidence : toutes les institutions sociales s’affaiblissent, et certaines d’entre elles menacent même de s’effondrer. La famille, l’école, la ville, le système de protection et de contrôle social, l’entreprise, la politique elle-même offrent à nos yeux le spectacle désolant d’archaïsmes incapables de se moderniser. Faut-il s’en inquiéter ? S’en réjouir ? Que se passe-t-il pour que les piliers de nos sociétés démocratiques se dérobent ainsi quand la globalisation du monde appellerait leur renforcement ?

Tous les vingt ans, Alain Touraine publie une somme théorique magistrale, synthèse de ses travaux en cours. Après Production de la société (1973) et Critique de la modernité (1992), La Fin des sociétés marquera son œuvre comme le point d’achèvement d’un travail d’observation critique de l’émergence du Sujet sur les ruines de la Société, et de la substitution de la revendication éthique à celle de l’émancipation du travail.

Mais c’est sans doute ceci, d’abord, que le lecteur retiendra : ce n’est pas d’un monde unifié dont nous avons besoin, mais d’une pensée globale du monde. A charge pour nous d’apprendre à quelles conditions le sujet de droits que nous sommes devenus est susceptible de se faire l’ acteur d’une expérience post-historique entièrement nouvelle, où l’économie financière, devenue sauvage aujourd’hui, pourrait être à nouveau contrôlée.

Alain Touraine est l’un des plus grands sociologues français. Son rayonnement international est fondé sur la publication d’une trentaine de livres, dont la moitié au Seuil et la suite essentiellement chez Fayard. La publication de son dernier livre a été l’occasion de son retour au Seuil : Après la crise (2010, Points 2013).

Paru le 12-09-2013 - Format : Broché - 752 pages - 21 x 14 x 3 cm - 692 g - ISBN 10 : 2021120759 - ISBN 13 : 9782021120752

Collection : Couleur Idees

Tags : récits, essai, crise, société française, société, politique, social, capitalisme, sociologie, chinois, arabe.

Citations de La Fin des sociétés (6)

La spéculation a certes toujours été une activité importante du capitalisme financier, mais le développement massif des opérations purement financières, c'est-à-dire sans finalité économique, affaiblit gravement le capitalisme industriel, privé de capacité d'investissement, ce qui crée une crise proprement sociale, puisqu'une grande partie des ressources économiques ne sont plus utilisées conformément aux orientations culturelles de la société.

La domination masculine sur le processus de modernisation occidentale a soumis les femmes à un déchirement: êtres humains, partenaires des hommes et même à leurs côtés dans les lieux de pouvoir, elles sont en même temps identifiées à leur fonction de reproduction, choisies, remplacées, chassées par la volonté de l'homme qui, dans le monde occidental, vit dans un système monogame mais multipartenaire. Et c'est le lieu le plus intime en elle, leur sexualité, qui est le lieu principal de leur dépendance. Le besoin, le désir le plus profond chez ces femmes est de conquérir l'unité, l'indépendance, la liberté de leur personnalité, de n'être plus divisées en deux entre ce qu'elles sont pour elles-mêmes et ce qu'elles sont pour l'homme.

Je préfère donc parler de l'Etat de droits plutôt que de l'Etat de droit, car ce n'est pas l'Etat qui décide par lui-même de se fonder sur le droit; ce sont des actions collectives qui imposent aux lois la défense de droits.

Le moyen le plus sage de préserver la science de ses détournements est d'associer le plus constamment possible les deux composantes principales de la subjectivation: la connaissance rationnelle et la défense des droits humains universels.

Au début du XXème siècle, admettre que chacun avait le droit d'agir dans sa vie privée selon ses croyances, ses convictions ou ses goûts personnels passait pour une marque de tolérance. Qui contesterait aujourd'hui que vouloir restreindre les possibilités d'expression des options religieuses ou des orientations sexuelles à l'espace privé est une manifestation d'intolérance? Vie privée et vie publique ne sont pas les deux faces de la même monnaie; ce sont deux univers qui se recoupent.

Le capitalisme à l'état pur, sous sa forme financière, celle qui n'a plus de fonction économique, qui ne fait pas tourner les machines, n'exploite pas de nouvelles matières premières, n'étend pas les marchés, sert un capital qui ne produit que du capital.


Critiques de La Fin des sociétés : avis de lecteurs (1)


  • Critique de La Fin des sociétés par Heval (Babelio)

    Propos intéressants mais particulièrement lassants et fatiguant à cause des répétitions beaucoup trop nombreuses. Alain Touraine écrit plus de 600 pages quand 200 auraient suffit. Il passe, sans exagé...

    Lire la critique complète >
    Par Heval - publiée le 17/06/2015

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