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Agatha Christie

Présentation de Agatha Christie (Wikipedia)

Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller le 15 septembre 1890 à Torquay et morte le 12 janvier 1976 à Wallingford (Oxfordshire), est une femme de lettres britannique, auteure de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme « la reine du crime ». En effet, Agatha Christie est l'une des écrivaines les plus importantes et novatrices du genre policier. Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott. Agatha Christie fait partie des écrivains les plus connus au monde et elle est considérée comme l'auteure la plus lue de l'histoire chez les Anglo-Saxons, après William Shakespeare ; c'est aussi de très loin l'auteure la plus traduite dans le monde[1]. Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre, ces œuvres ayant été traduites dans le monde entier. La plupart des intrigues se déroulent à huis clos, ce qui permet au lecteur d'essayer de deviner l'identité du coupable avant la fin du récit. Mais toute la saveur de ses histoires réside justement dans la résolution de l'enquête, souvent improbable, prenant le lecteur par surprise. Ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma, dans des jeux vidéos ou à la télévision, en particulier Le Crime de l'Orient-Express, Dix Petits Nègres, Mort sur le Nil, Le Train de 16 h 50 et Témoin à charge.

Livres de Agatha Christie

Citations de Agatha Christie (147)

« - Oh ! ça va, Nounou !- Et ne m'appelez pas Nounou. Quel culot ! Je vous l'ai déjà dit.- C'est votre faute. Vous n'avez qu'à ne pas me traiter comme un enfant.- Cessez de l'être alors. Vous feriez mieux d'entrer et d'en finir. » (p.97)

– Les Pendules (Nouvelle traduction révisée)

- Pendant la guerre, des hommes ont sacrifié leur vieur pour leur pays. Je suis prêt à sacrifier la mienne pour le monde.Quoique parfaitement disposé moi-même à sacrifier ma vie, je ne pus m'empêcher de penser qu'on aurait pu me consulter avant.

– Les Quatre

« La grande affaire de ma vie est terminée. Après celle-ci, n'importe quelle autre me paraîtrait insipide. Non, je vais prendre ma retraite. j'irai peut-être planter des courges ! Je pourrais même me marier et m'installer ! »

– Les Quatre

- Pour l'amour du ciel, Poirot ! m'écriai-je. Allons-y, attaquons-les !

– Les Quatre

Exprimée avec le maximum de délicatesse, sa pensée se résumait à cela : si Poirot, le grand Poirot, avait échoué, comment pouvais-je espérer réussir ?

– Les Quatre

Oui... sans son regard fulgurant, sans ses yeux de Lynx, Hercule Poirot serait peut-être mort écrasé, à l'heure qu'il est. Quelle effroyable calamité pour l'humanité toute entière ! Vous aussi, mon bon ami, vous auriez pu y rester ; mais cela n'aurait pas été une catastrophe nationale.- Merci, dis-je froidement.

– Les Quatre

Poirot a ses vertus, mais la modestie n'est pas du nombre.

– Les Quatre

— [...] Nom d'un tonnerre !En poussant cette exclamation, Poirot me tira précipitamment en arrière, juste à temps pour éviter un arbre qui venait de s'abattre sur le trottoir. Un peu plus, il nous aurait terrassés. Poirot, pâle et défait, le regarda fixement.— Il s'en est fallu d'un cheveu ! Sans son regard rapide, sans ses yeux de lynx, Hercule Poirot, en ce moment, ne serait peut-être plus de ce monde ! Quel désastre pour l'humanité ! Sans parler de vous, Hastings ! Qu'auriez-vous fait sans moi dans la vie, mon pauvre ami ? Je vous félicite de m'avoir encore à vos côtés ! Vous-même d'ailleurs, auriez pu être tué. Mais cela, au moins, ce ne serait pas un deuil national !— Merci ! répondis-je froidement.

– Les Quatre

Il appela les porteurs qui enlevèrent leurs bagages et les amenèrent devant la voiture où une plaque annonçait l'itinéraire : Constantinople - Trieste - Calais- Il paraît que c'est complet ?- C'est incroyable monsieur ! On jurerait, ma parole, que tout le monde s'est donné rendez-vous pour voyager cette nuit.

– Crimes en Orient

- [...] J'aimerais bien aller en Amérique.- Là-bas, vous découvririez des méthodes sacrément rapides. Il faut réveiller l'Europe. Elle roupille, affirma Hardman.- C'est vrai, convint Poirot. L'Amérique est la patrie du progrès. Et il y a bien des choses que j'admire chez les Américains, mais - vous allez peut-être me juger un peu vieux jeu - je trouve les Américaines moins séduisantes que mes compatriotes. Une midinette française - ou belge -, coquette, mutine... pas une femme au monde ne lui arrivera jamais à la cheville...

– Crimes en Orient

- J'adore voir les Anglais en colère, sourit Poirot. Je les trouve tordants. Plus ils sont énervés, moins ils maîtrisent leur langage.

– Crimes en Orient

- Vous savez bien que jusqu'à la dernière minute, je considère que tout le monde est suspect.

– Crimes en Orient

[...] Hercule Poirot se livra sans plus attendre à un exercice complexe : tenter d'éviter à ses moustaches tout contact avec son potage.

– Crimes en Orient

- [...] En général, je n'aime pas trop les Britiches - on a toujours l'impression qu'ils ont avalé leur parapluie -, mais celui-là me plaît bien.

– Crimes en Orient

"_Vous comprenez ce que je veux dire ?_Parfaitement, dit Poirot. Tout cela est merveilleusement lumineux. Le meurtrier était un homme d'une très grande force, mais il n'est pas costaud, et d'ailleurs, c'est une femme, et par surcroît, c'est un droitier qui est gaucher..."

– Crimes en Orient

_"Mon très cher ami, je connais la nature humaine, et je puis vous dire que, devant la perspective de passer aux assises pour meurtre, le plus innocent des êtres peut perdre la tête et se livrer à toutes sortes d'absurdités."

– Crimes en Orient

— [...] Voici réunis des gens de toutes classes, de toutes nationalités et de tous âges. Pendant trois jours, ces personnes, étrangères les unes aux autres, vont dormir et manger sous le même toit. Elles mèneront une vie commune, et au bout de ces trois jours, elles se sépareront pour ne se revoir peut-être jamais.— A moins qu'une catastrophe…— Ah ! non, mon ami…— Évidemment, de votre point de vue, ce serait regrettable. Mais supposons un instant qu'un accident se produise. En ce cas, tout ce monde se trouvera uni… dans la mort.

– Crimes en Orient

- La porte était fermée et la chaînette mise à l'intérieur, répéta Poirot. Ne s'agirait-il point d'un suicide ? Le docteur grec fit entendre un rire sarcastique.- Un homme se suicide-t-il en se donnant des coups de couteau en dix ou douze endroits ?

– Crimes en Orient

Un verdict n'est pas toujours un point final.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

Miss Williams parvint à charger ce dernier mot de toute une signification victorienne.-Les hommes !....lâcha-t-elle sans aller plus loin. Comme un riche propriétaire terrien prononcerait "les bolcheviks " , un communiste fervent "les capitalistes ", une bonne maîtresse de maison "les cafards ", voilà comment miss Williams avait dit "les hommes ".

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

-Vous ne portez pas les hommes dans votre cœur, observa Poirot.-En ce bas monde les hommes se taillent la part du lion, répondit-elle sèchement. J'espère que ça changera un jour.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

Autant j'ai admiré Elsa Gréer parce qu'elle avait du cran, parce qu'elle se battait, parce qu'à aucun moment elle n'a baissé les bras devant l'adversité, autant j'ai admiré Caroline Crale pour sa retenue, pour sa faculté à se retirer dans sa pénombre. Elle n'a jamais perdu parce qu'elle n'a jamais livré bataille.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

Mais peut-on attendre de la pitié de la jeunesse triomphante ? C'est un sentiment qui vient avec le temps et la sagesse.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

Ce n'est pas à coups de pancarte qu'on se protège du danger, vous savez.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

On doit avoir le courage de regarder les choses en face. Sans ce courage, la vie n'a pas de sens. Les gens qui nous font le plus de mal sont ceux qui veulent nous protéger de la réalité.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

Te marie pas, mon vieux. Pour ce qui est de l'enfer, t'auras tout le temps après la mort.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

[...] il y a des gens qui trouvent l'harmonie monotone. Il leur faut le stimulant de la contradiction pour apporter une dimension dramatique à leur vie.

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

— Vous êtes en train de vous demander si je suis un charlatan ou bien l'homme qu'il vous faut.[...]— Eh bien oui… en quelque sorte. C'est que vous… je ne vous voyais pas exactement comme ça, monsieur Poirot.— Je suis plus âgé, n'est-ce pas ? Plus âgé que vous ne l'imaginiez ?— Oui, il y a ça aussi. [...] Vous voyez que je suis franche. Je veux – il me faut – le meilleur détective.— Alors soyez rassurée, dit-il. Je suis le meilleur !— Ce n'est pas la modestie qui vous étouffe[...]. Et pourtant… je serais tentée de vous prendre au mot.— Il n'y a pas que les muscles qui comptent, fit benoîtement Poirot. Je n'ai pas besoin de me mettre à quatre pattes pour examiner les traces de pas, moi. Ni de ramasser les mégots ou examiner les brins d'herbe. Il me suffit de m'installer dans mon fauteuil et de réfléchir. C'est ça (il tapota son crâne en forme d'œuf) mon instrument de travail !

– Cinq petits cochons (Nouvelle traduction révisée)

Certains sont nés pour le Bonheur et d'autres pour la Nuit qui ne finit pas.

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

Dans la vie, on ne se rend pas compte des moments qui sont vraiment importants... pas avant qu'il ne soit trop tard. 

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

Parce que si vous approchez du "Champ du Gitan", vous y rencontrerez le chagrin et peut-être même la mort. Je vois qu'un malheur vous menace. Croyez-moi, oubliez vite cet endroit.

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

Petite mouche, ma main distraite a balayé tes jeux de l'été.Mais ne suis-je pas comme toi une mouche ?Ou n'es-tu pas un homme, comme moi?Je danse, bois et chante jusqu'au moment où une main aveugle balaie mon aile.

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

Est-il jamais possible de mettre le doigt sur un point précis de notre existence en décrétant, sans risquer d'erreur : "Tout a débuté ce jour-là, à telle heure, à tel endroit et par tel incident" ?

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

Moi, je ne voulais pas travailler. C'était aussi simple que ça. Le travail, je m'en méfiais, je n'aimais pas ça. Je trouvais que c'était une belle ânerie que l'humanité avait eu la malencontreuse idée d'inventer.

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

Je me demandai soudain où je serais, moi, quand l'heure de ma mort sonnerait. Au Champ du Gitan ? Peut-être. Ma mère viendrait me voir mettre en terre... si elle n'était pas déjà morte. Mais je ne pouvais imaginer ma mère morte. Il m'était plus facile de penser à ma propre mort. Oui, elle viendrait me voir mettre en terre. Peut-être la sévérité de son visage s'adoucirait-elle. Mais je ne voulais pas penser à elle. Je ne voulais pas l'approcher, je ne voulais pas la voir.En fait, ce n'est pas ça du tout. Le problème n'était pas que je la voie, elle. Le problème avec ma mère, ç'avait toujours été qu'elle me voie, moi, que ses yeux regardent à travers moi, que son angoisse se communique à moi comme un miasme et vienne m'étreindre. Je pensai : "Les mères sont le diable ! Pourquoi couvent-elles à ce point leurs enfants ? Pourquoi croient-elles tout savoir sur eux ? Elles ne savent pas tout. Non, elles ne savent pas tout ! Elle devrait être fière de moi, heureuse pour moi, heureuse de la vie merveilleuse à laquelle j'ai accédé. Elle devrait..." Puis, une nouvelle fois, je tentai de penser à autre chose.

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

"Every night and every MornSome to Misery are bornEvery Morn and every Night Some are born to Sweet Delight,Some are born to Sweet delight,Some are born to Endless Night.William Blake

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

N'est-ce pas un vieux comédien qui racontait: "J'ai été amoureux une fois, et si je sentais le mal me reprendre, je fuirais à toute allure."

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

C'est étrange, mais dans la vie, les plans que nous échafaudons ne se déroulent jamais comme prévu.

– La nuit qui ne finit pas (Nouvelle traduction révisée)

Il est vrai que nous vivons dans un monde en folie.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

Comme la plupart d'entre nous, Victoria avait ses qualités et ses défauts. On pouvait porter à son crédit qu'elle était généreuse, chaleureuse et courageuse. Son goût pour l'aventure pouvait être jugé critiquable plutôt que méritoire, à une époque où l'on faisait grand cas de la sécurité. Son principal défaut était une tendance à raconter des mensonges, à bon comme à mauvais escient. La fiction la fascinait nettement plus que la réalité.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

Il est respectable comme ça n'est pas permis, cultivé que ça en fait peur, et il est membre de toutes les sociétés savantes possibles et imaginables - et du genre à copiner avec les archevêques et les directeurs de lycée.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

L'humilité, c'est ce qui vous permet de rester sain d'esprit, de demeurer un être humain...

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

Et elle en vint à la conclusion que la vanité était sans doute, de toutes les passions humaines, l'une de celles qui vous brouillaient le plus facilement l'esprit.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

Pour Victoria, Babylone fut une déception. Ces tas de briques calcinées, ces montagnes de décombres n'évoquaient rien. Elle attendait des colonnes, des arcs de triomphe, quelque chose qui ressemblait aux photos qu'elle avait vues des ruines de Baalbek. On était loin du compte...Peu à peu, pourtant, elle finit par s'intéresser aux explications du guide, dont elle avait tout d'abord écouté le verbiage d'une oreille distraite. Les figures d'animaux fantastiques moulées en relief sur les murs, la voie majestueuse qui conduit à la Porte d'Ishtar, d'autres vestiges encore, attestant la grandeur passée de la cité morte, éveillèrent sa curiosité et, quand ils s'assirent au pied du Lion fameux, pour faire honneur au déjeuner froid qu'Edward avait eu la précaution d'apporter, elle eût voulu tout savoir de la Babylone antique. Le guide s'éloigna, par discrétion, après avoir dit qu'ils devaient, dans l'après-midi, visiter le musée.Croyez-vous que ce soit indispensable ? demanda Victoria. Des objets étiquetés et placés sous vitrines, ça ne signifie rien ! Je suis allée une fois au British Museum. Ce que j'ai pu m'y ennuyer !Le passé est toujours ennuyeux, déclara Edward. L'avenir est autrement intéressant.- Ici, c'est intéressant, reprit Victoria. On a le sentiment qu'on est devant quelque chose de grand... Est-ce que vous connaissez le poème qui dit : "Quand tu étais roi dans Babylone et quand j'étais moi, une esclave chrétienne..." ? Qui sait ? Ce roi et cette esclave, c'étaient peut-être nous ? Edward sourit.- Je ne suis pas très fort sur les dates, mais il me semble bien qu'il n'était plus question de rois de Babylone quand on a commencé à parler des chrétiens...- Qu'est-ce que cela fait ? Ca vous aurait plu, d'être roi de Babylone ?- Certainement !- Alors, disons que vous l'avez été et que vous êtes la réincarnation d'un souverain de l'antiquité.- En ce temps-là, les rois connaissaient leur métier et la façon de l'exercer ! Ils gouvernaient et le monde ressemblait à quelque chose.- Je ne sais pas, dit Victoria, songeuse, si j'aurais tellement aimé être une esclave, chrétienne ou pas !Edward, lui aussi, suivait sa pensée.- Milton était dans le vrai, quand il écrivait : "Mieux vaut régner en Enfer que servir au Paradis." J'ai toujours admiré son Satan.Victoria avoua qu'elle connaissait mal Milton.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

- Vous êtes souffrante, mademoiselle Scheele ? Il posait la question, encore qu'elle lui parût ridicule. Miss Scheele ne pouvait pas tomber malade. Les microbes eux-même la respectaient.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

— Vous êtes souffrante, mademoiselle Scheele ? Il posait la question, encore qu'elle lui parût ridicule. Miss Scheele ne pouvait pas tomber malade. Les microbes eux-même la respectaient.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

Plusieurs personnes attendaient déjà dans la pièce. Richard leur accorda à peine un coup d'oeil. En tout état de cause, l'humanité dans son ensemble ne l'intéressait pas vraiment. Un fragment de poterie antique le passionnait toujours plus qu'un vulgaire péquenot né à un moment quelconque du XXème siècle après JC.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

Toute réussite porte en elle le germe d'un sentiment d'échec.

– Rendez-vous à Bagdad (Nouvelle traduction révisée)

[...] réduite à l'état de cadavre sur la carpette de cheminée de sa bibliothèque. C'est toujours là qu'on les trouve, les cadavres, dans les livres.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

Miss Marple intervint dans la conversation.- Les messieurs, affirma-t-elle avec cette manière qu'ont les vieilles filles de parler de l'autre sexe comme s'il s'agissait d'une variété de bêtes sauvages, sont souvent moins équilibrés qu'il n'y paraît.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

- Miss Marple ? Le chef constable se redressa. Pourquoi l'a-t-elle envoyé chercher ?- Bah ! il est tout naturel qu'une femme recherche la société d'une amie en pareil cas. Qu'en pensez-vous ?Le colonel Melchett ricana :- Si vous voulez mon avis, Mrs. Bantry va s'essayer la main au petit jeu de l'amateur détective. Miss Marple est le véritable limier local. Une fois, elle nous a bien "possédés," n'est-ce pas Slack ?- Oui, mais en des circonstances très différentes, répliqua l'inspecteur.- Comment cela ?- La victime était une personne du pays. Cette vieille fille sait tout ce qui se passe au village, je vous l'accorde. Mais aujourd'hui elle en sera pour ses frais.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

L'annonce d'une mauvaise nouvelle provoque toujours une réaction défensive chez celui qui la reçoit. Il en reste d'abord étourdi et ne se rend compte pleinement compte de la réalité qu'au bout d'un moment.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

Je n'ai jamais vraiment vu son visage. Ces filles, avec leur maquillage, leur coiffure et leurs ongles faits, elles se ressemblent toutes.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

Un homme, il faut tout le temps avoir l'oeil dessus. Tout le temps, tout le temps ! Martela-t-elle avec véhémence.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

En bas, dans le salon, à côté du troisième pilier sur la gauche, est assise une vieille demoiselle au visage doux et placide mais dont l'esprit a exploré sans broncher les profondeurs de la malignité humaine. Elle s'appelle miss Marple, elle habite le village de St Mary Mead, à deux kilomètres de Gossington, c'est une amie des Bantry — et, dès qu'il s'agit de dépister un criminel, elle est championne toutes catégories, Conway !

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

Mrs Bantry rêvait. Ses pois de senteur venaient de remporter un premier prix à l'exposition florale. Le pasteur, revêtu de sa soutane et de son surplis, distribuait les récompenses dans l'église. Sa femme traversait nonchalamment l'auguste assemblée en maillot de bain mais, heureux privilège des songes, cette incongruité ne soulevait pas parmi les paroissiens le tollé qu'elle eût assurément déclenché dans la réalité...Mrs Bantry était ravie. Elle adorait ces rêves du petit matin qui s'achevaient par le premier thé de la journée.Le petit matin. Quelque part dans son subconscient, elle en percevait les bruits dans la maison. Le raclement, sur leur tringle, des rideaux de l'escalier tirés par la femme de chambre ; celui du balai-brosse et du ramasse-poussière de la bonne dans le couloir. Plus loin, le lourd claquement du loquet de la porte d'entrée que l'on déverrouillait.Un nouveau jour commençait. En attendant, il fallait profiter au maximum de cette exposition florale, car déjà sa nature onirique devenait de plus en plus apparente...À l'étage au-dessous, les grosses persiennes en bois du salon furent ouvertes. Elle entendit sansentendre. Pendant une bonne demi-heure encore, la rumeur habituelle de la maison allait continuer, discrète, étouffée, sans la déranger tant elle lui était familière. Jusqu'à atteindre son point culminant - un pas alerte et assuré qui approcherait dans le couloir, le frôlement d'une robe de coton imprimé, l'infime tintement d'un service à thé posé avec le plateau sur la petite table, derrière la porte, puis les coups légers frappés au battant et l'entrée de Mary pour tirer les rideaux.Dans son sommeil, Mrs Bantry fronça le sourcil. Quelque chose d'insolite venait perturber son rêve, quelque chose d'intempestif. Les pas dans le couloir. Trop précipités. Trop tôt. Elle attendit inconsciemment les tintements de la porcelaine. Mais la porcelaine point ne tinta. Les coups furent toqués à la porte. De façon automatique, du fond de son sommeil, Mrs Bantry répondit : «Entrez». On ouvrit. Elle attendit le glissement des rideaux sur leur barre.Mais les rideaux ne glissèrent pas. Dans la pénombre verte de la chambre, la voix de Mary s'éleva, haletante, affolée :— Madame ! Oh, Madame, il y a un cadavre dans la bibliothèque !Puis, secouée de sanglots nerveux, ladite Mary se précipita hors de la pièce.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

Oh, lui, il avait d'autres chats à fouetter. C'est un coq de village, à l'oeil égrillard. Pas un homme à jouer éternellement les veufs éplorés, quel qu'ait pu être son attachement pour sa femme. J'imagine qu'ils ont dû, Adélaïde et lui, secouer plus d'une fois le joug du perpétuel souvenir imposé par le vieux Mr Jefferson. Seulement, donner des coups de canif au contrat, ajouta miss Marple, caustique, c'est évidemment beaucoup plus facile pour les messieurs.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

Mrs Bentry rêvait : ses pois de senteur avaient obtenu le premier prix à l'exposition florale. Le pasteur, revêtu de son surplis, distribuait les récompenses à l'église, et sa femme en costume de bain, le suivait. Fort heureusement, ce n'était qu'un rêve, sans quoi cette tenue irrévérencieuse eût soulevé la désapprobation de tous les fidèles.

– Un cadavre dans la bibliothèque (Nouvelle traduction révisée)

- Qui êtes vous ? Vous n'êtes pas de la police ?- Je vaux mieux que la police, répondit Poirot.Il avait dit cela sans arrogance intentionnelle. Pour lui, c'était une évidence, rien de plus.

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

Cependant, je sais par expérience que les moindres actes de Poirot, aussi énigmatiques qu'ils paraissent, sont toujours inspirés par la réflexion.

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

"_Notre corps est un fardeau, monsieur Poirot, surtout quand il se met à occuper le devant de la scène. On n'a plus qu'une obsession : la douleur va-t-elle s'apaiser ou non ? Rien d'autre n'a d'importance._Je sais, lady Clarke. C'est là une des grandes tragédies de l'existence."

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

- Sans doute une photographie de mariage, dit Poirot. Regardez, Hastings. Ne vous ai-je pas dit que cette femme avait dû être jolie ? Il ne se trompait point. Malgré la coiffure surannée et les ridicules vêtements de l'époque, cette jeune personne possédait une beauté indéniable dans ses traits réguliers et son port gracieux. J'examinai de près son compagnon et j'avoue qu'il me fut impossible de reconnaître le père Ascher dans cet élégant jeune homme à l'allure altière. Me souvenant du vieil ivrogne au regard sournois et de sa femme au visage ravagé par les veilles et les fatigues je frémis devant la cruauté impitoyable du temps.

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

... mais le succès peut tourner la tête au plus sensé d'entre nous. En outre, dans le cas de Poirot, la tête devait lui tourner depuis déjà pas mal d'années. il ne fallait pas s'étonner de voir se manifester les effets de ce vertige, à la longue.

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

"Le langage, m'a dit un jour un vieux Français fort sage, a été inventé par l'homme pour l'empêcher de penser."

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

"_Les mots, mademoiselle, ne sont jamais que l'enveloppe des idées."

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

Sachez, Hastings, qu'il n'est rien de plus dangereux que la conversation pour celui qui veut dissimuler quelque chose. Un vieux philosophe français m'a dit un jour que la conversation est une invention humaine destinée à empêcher l'homme de penser. C'est aussi un moyen infaillible de découvrir ce qu'il cherche à cacher. L'être humain, Hastings, ne sait résister au plaisir de parler de lui, d'exprimer sa personnalité et la conversation lui en offre une occasion unique.Chapitre 31 : Hercule Poirot interroge.

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

— Si vous avez quelques questions à me poser sur l'affaire de Bexhill, je vous en prie, n'hésitez pas.— Vous n'avez sans doute pas un signalement de la jeune fille ?— Elle était âgée de vingt-trois ans et travaillait comme serveuse au café de la Chatte Rousse…— Non, pas ça… Je vous demande si elle était jolie, fit Poirot.— J'ignore ce détail, répondit l'inspecteur d'une voix détachée.Son ton signifiait : « Vraiment, ces étrangers ! Tous les mêmes ! »Une lueur de gaieté passa dans les yeux de Poirot.— Selon vous, cela n'a pas d'importance. J'estime, au contraire, que, pour une femme, c'est capital : sa beauté décide souvent de sa destinée !

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

— [...] Vous savez, Hastings, que je vous considère un peu comme une mascotte.— Vraiment ? En quel sens ?Sans répondre directement à ma question, il poursuivit :— Dès que j'ai appris votre arrivée, je me suis dit : Il va sûrement se passer quelque chose. Comme autrefois, nous allons faire ensemble la chasse au malfaiteur. Mais nous ne nous contenterons point d'un crime ordinaire. Il nous faut quelque chose de rare… de recherché… de fin…— Ma parole, Poirot, ne dirait-on pas que vous êtes en train de commander votre menu au Ritz ?— Avec cette différence qu'on ne saurait préparer un crime sur commande.

– ABC contre Poirot (Nouvelle traduction révisée)

Ma prise de contact avec l'affaire en question eut lieu un soir, vers 9 heures, quand Gwen - vous vous souvenez de Gwen ? ma petit bonne rousse, celle qui...- enfin bref, quand Gwen est venue me dire que Mr Petherick, accompagné d'un " monsieur", désirait me voir. Comme il se doit, elle les avait fait entrer au salon. Pour ma part, j'étais à la salle à manger, où j'établis toujours mes quartiers au début du printemps car c'est gaspillage que d'entretenir plusieurs feux en demi-saison.

– Marple, Poirot, Pyne et les autres

- Merci, j'accepte avec reconnaissance. C'est faire preuve de bon coeur que de penser à un vieil homme comme moi. Et, après tout, un coeur généreux vaut bien tout un tas de petites cellules grises. Si ! Si ! moi-même qui vous parle, je serai parfois enclin à l'oublier.Je ne goûtai guère cette remarque. Poirot a tendance à sous-estimer mes facultés mentales. Mais son plaisir était si manifeste que je dissimulai mon léger agacement.

– Marple, Poirot, Pyne et les autres

Une heure et demie plus tard environ, ces deux dames, échevelées, le vêtement en désordre et cramponnées à des paquets de linge de maison remportés de haute lutte, s'attablaient dans un petit restaurant retiré, à l'enseigne du Rameau du Pommier, afin de s'y refaire une santé grâce à des steaks accompagnés de pudding aux rognons et suivis de tarte aux pommes.

– Marple, Poirot, Pyne et les autres

J'imagine que votre ébéniste était un homme jeune. Il ne connaissait pas toutes les ficelles du métier. Les gens étaient très ingénieux, à l'époque. C'est ainsi qu'il existe souvent un secret à l'intérieur du secret. Elle tira une épingle à cheveux de son chignon, la détordit et l'introduisit dans ce qui semblait une piqûre de ver sur une des parois de la niche secrète. Après quelques tâtonnements, elle ouvrit un tiroir miniature. À l'intérieur se trouvaient un mince paquet de lettres aux enveloppes fanées et un papier plié en quatre.

– Marple, Poirot, Pyne et les autres

Il me faudrait une réponse à trois questions.Le teste d'aptitude ? Allons-y.Dormez-vous la fenêtre ouverte ou fermée ? Ouverte. J'aime respirer. Basil et vous, aimez-vous le même genre de nourriture ?Oui.Aimez-vous vous coucher tôt ou tard ? Pour tout vous avouer, et en confidence : tôt. A dix heures et demie, je commence à bailler.

– Marple, Poirot, Pyne et les autres

- D'après Jane, vous damez le pion aux plus fins limiers, miss Marple ! Si les yeux de la vieille demoiselle pétillèrent, ce fut néanmoins avec modestie qu'elle protesta : - Mais absolument pas ! Tout au plus pourrait-on dire que, vivant dans un village, il m'a été donné de beaucoup observer la nature humaine.

– Marple, Poirot, Pyne et les autres

- Poirot ! m'écriai-je, j'ai tout compris… - Vous n'avez rien compris, mon bon, répliqua Poirot. Rien du tout, comme d'habitude ! C'est incroyable, mais c'est comme ça.

– Marple, Poirot, Pyne et les autres

- Vous voyez où nous en sommes à présent ?- Non, reconnut Hastings dans un élan de vertueuse franchise. Vous savez très bien que je ne vois jamais ces choses-là. Tout ce que je suis à même de voir, c'est que nous nous trouvons vous et moi dans la bibliothèque de la maison de Sir Claud, c'est là mon maximum.

– Black coffee

Oh ! et si par hasard vous rencontriez miss Barbara dans le jardin, vous pourriez lui dire de me restituer le capitaine Hastings ? Nous devons bientôt repartir pour Londres.

– Black coffee

Je ne devine jamais, chère Mrs Oliver. Je mets en branle mon intellect, je bats le rappel des petites cellules grises qui par milliards peuplent mon cerveau....

– Black coffee

Ma chère tante Caroline, croyez moi car j'en sais long sur la question, une fille ne met jamais trop de rouge à lèvres. Pour la bonne raison qu'elle ne sait pas quelle quantité elle va en perdre dans le taxi qui la ramène chez elle.

– Black coffee

Hercule Poirot prenait son petit déjeuner dans son luxueux appartement de Mayfair, havre de paix tout entier voué au double culte de l'angle droit et de la symétrie. Et il venait de se régaler de sa brioche et de sa tasse de chocolat chaud quand, rompant incongrûment avec la sacro-sainte tradition – car c'était un être d'habitudes et qui dérogeait rarement à la routine –, il pria de but en blanc son fidèle valet de chambre, Georges, de lui en préparer une seconde tasse. Puis, tandis qu'il se mettait en devoir d'attendre cet extravagant supplément de breuvage, il accorda un regard complaisant à l'image que lui renvoyait le miroir en pied – rectangulaire, comme il se doit – qui lui faisait face de l'autre côté de la pièce. Court sur pattes, la soixantaine bien sonnée, silhouette menue en dépit de la plaisante rondeur de sa bedaine, il avait le crâne en forme d'œuf et des moustaches superlatives qui se relevaient dans un élan de pétulance contrôlée. Apparemment satisfait de ce qu'il voyait, il reporta son attention sur le courrier du matin qu'il avait déjà parcouru et qui attendait sur sa table.

– Black coffee

Hercule Poirot prenait son petit déjeuner dans son luxueux appartement de Mayfair, havre de paix tout entier voué au double culte de l'angle droit et de la symétrie.

– Black coffee

- Vous êtes intrigué, Hastings ? demanda-t-il. Vous vous étonnez que je ne me lance pas à la poursuite d'un suspect ?- Euh… il y a de cela, reconnut le capitaine. - Je ne doute pas que vous le feriez si vous étiez à ma place, convint Poirot au comble de la suffisance. Je le comprends. Mais je ne suis pas de ceux qui aiment à courir en tous sens, à chercher une aiguille dans une botte de foin, comme vous dites, vous autres Anglais. Pour le moment, je me contente d'attendre. Et pourquoi attends-je ? Eh bien parce que certaines choses sont parfois limpides pour l'intelligence d'Hercule Poirot alors qu'elles ne le sont pas le moins du monde pour ceux qui ne jouissent pas des mêmes immenses facultés.- Sacré nom d'une pipe, Poirot ! manqua s'étrangler Hastings. Je vous assure que je serais souvent prêt à donner une somme considérable pour vous voir – ne serait-ce qu'une fois – vous casser le nez et devenir la risée universelle. Vous êtes si irrémédiablement infatué de vous-même ! - Ne vous mettez pas en colère, Hastings, mon très cher, répondit Poirot sur un ton apaisant. En vérité, je m'aperçois qu'il y a des moments où vous semblez presque me détester. Hélas, c'est la rançon de la grandeur ! Le petit homme gonfla la poitrine et poussa un soupir si comique que Hastings ne put s'empêcher de rire : - Poirot, je n'ai jamais vu personne posséder si haute opinion de soi. -Que voulez-vous, fit Poirot avec suffisance, quand on est unique, on finit toujours par le savoir.

– Black coffee

Le carnet de deuil n'était pas réconfortant lui non plus : les contemporains de Poirot, et même un tas d'individus plus jeunes, semblaient pressés de partir pour un monde meilleur.

– Black coffee

-Ah! Vous êtes comme tous les anglais, sourit Poirot. Le bon air frais du dehors, vous ne le laissez pas dehors. Non! Il vous faut, à vous autres, le faire entrer dans la maison.

– Black coffee

[...] une fille ne met jamais trop de rouge à lèvres. Pour la bonne raison qu'elle ne sait pas quelle quantité elle va en perdre dans le taxi qui la ramène chez elle.

– Black coffee

- Je vais procéder, à mon tour, à une petite enquête, et commencer par rendre visite à ce notaire. Il n'a peut-être rien à voir dans tout cela, mais j'aimerais le rencontrer et tirer de notre entretien, mes propres conclusions.

– Mon petit doigt m'a dit

Quant à Mrs Copleigh elle-même, Tuppence eut l'impression qu'elle sortait tout droit d'un roman de Dickens. Toute petite et boulotte, elle paraissait arriver vers vous en roulant comme une balle de caoutchouc.

– Mon petit doigt m'a dit

Mr et Mrs Beresford n'en étaient cependant pas encore arrivés à se considérer comme vieux. Et l'idée ne leur venait pas qu'on pût automatiquement les considérer, eux et bien d'autres, comme ennuyeux à périr sur cet unique critère. Pleins d'indulgence, ils auraient estimés, bien sûr, que cela ne pouvait être que le point de vue de jeune, car les jeunes, que connaissent-ils de la vie ? Les pauvres chéris, toujours soucieux de leurs examens ou de leur vie sexuelle, toujours occupés à s'acheter des vêtements extraordinaires ou à faire subir d'extraordinaires traitements à leurs cheveux de peur de passer inaperçus. De leur point de vue tout ce qu'il y a de personnel, Mr et Mrs Beresford avaient à peine atteint la fleur de l'âge.

– Mon petit doigt m'a dit

Si vous avez un caractère désagréable à vingt ans, qui ne s'améliore pas à quarante ni à soixante et qui empire aux approches du cap des quatre-vingts... je ne vois pas pourquoi j'éprouverais la moindre sympathie pour vous, simplement parce que vous êtes vieux?

– Mon petit doigt m'a dit

La journée s'annonçait banale, le genre de journée qui vous attend cinq fois sur sept, au long de la semaine. Le gris du ciel laissait prévoir la pluie, bien que rien ne soit jamais certain avec le ciel britannique.

– Mon petit doigt m'a dit

Tommy répondit que Tuppence était en forme et toujours active.-Elle l'a toujours été. Elle me faisait penser parfois à une libellule. Sans cesse courant après une idée de son cru et apparemment absurde jusqu'au moment où on s'apercevait qu'elle n'était pas absurde du tout. Un vrai plaisir, remarqua le général, approbateur. Je déteste ces femmes sérieuses et sur le retour qu'on rencontre aujourd'hui, qui luttent toutes pour une Cause avec un C majuscule. Quant aux jeunes filles…

– Mon petit doigt m'a dit

[...] mais il existe plusieurs sortes de religions. Peut être êtes vous au courant ?- Vous voulez dire différentes sectes ?

– Mon petit doigt m'a dit

Un couple sympathique, sans histoire, mais sans doute ennuyeux aux yeux d'un représentant de la jeune génération qui déclarerait : "Charmants et terriblement démodés, comme tous nos aînés, d'ailleurs."Néanmoins, Mr et Mrs Beresford estimaient n'être pas encore parvenus à l'âge où l'on entre dans cette catégorie. Ils ne se doutaient pas, qu'avec bien d'autres, ils étaient déjà relégués, par la jeunesse actuelle, dans le monde triste et froid des vieillards désoeuvrés. Pour leur part, ils voyaient leurs cadets d'un oeil indulgent, ne les critiquant pas dans leurs efforts pour surmonter les difficultés multiples que se crée l'adolescence.

– Mon petit doigt m'a dit

Plus tard, j'ai entendu un type faire allusion à elle comme à la femme la plus laide qu'il ait jamais rencontrée. Sur le moment, cela m'a donné un choc et puis, j'ai pensé qu'il était sans doute préférable que je ne l'aie point revue.

– Mon petit doigt m'a dit

Oui, je veux venir avec toi. Après tout, je t'ai épousé pour le meilleur et pour le pire, et tante Ada fait sans contredit partie du pire.

– Mon petit doigt m'a dit

Extrait de la Postface du Train Bleu :Lors d'une interview en 1966, Agatha Christie déclara que Le train bleu était certainement le plus mauvais livre qu'elle ait jamais écrit. "Chaque fois que je le relis, je trouve que c'est un roman banal, pleins de clichés, avec une intrigue sans intérêt. Je suis navrée de penser que beaucoup de gens l'apprécient vraiment."

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

Extrait de la Postface du Crime de l'Orient-ExpressElle eut plusieurs fois au cours des années suivantes, l'occasion de reprendre l'Orient-Express dans les deux sens. L'un de ces voyages fut mémorables : celui qu'elle effectua en décembre 1931 pour rentrer à Londres et qu'elle conte en détail à son mari dans une longue lettre (reproduite dans la biographie de Janet Morgan). Le train fut bloqué à plusieurs reprises par des inondations et des chutes de neige et les voyageurs durent patienter de nombreuses heures.

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

L'amour d'une mère pour son enfantne connaît ni loi, ni pitié, ni limite.Il pourrait anéantir impitoyablementtout ce qui se trouve au travers de son chemin

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

La jeunesse est un défaut que l'on perd trop facilement. (2-296)

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

Car après tout, que peut-on bien trouver à dire sur la façon dont on écrit ses livres? Enfin quoi, il faut d'abord chercher une idée, et puis quand on l'a trouvée, il faut s'obliger à s'asseoir à sa table et à l'écrire. C'est tout! Il ne m'aurait pas fallu trois minutes pour expliquer ça, la conférence se serait achevée là et toute l'assistance m'aurait regardée de travers. Je ne comprends pas pourquoi tout le monde exige à tout propos que les écrivains parlent d'écriture. J'ai toujours eu tendance à estimer que le métier d'écrivain consistait non pas à parler mais à écrire!

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

Peu d'entre nous sont vraiment ce qu'ils paraissent être.

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

La mystérieuse affaire de Styles : - chaque assassin est le vieil ami de quelqu'un, observa Poirot avec philosophie. On ne devrait jamais confondre sentiment et raisonnement.

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

Il nous arrive à tous de donner comme indiscutables des choses qui ne le sont pas, sans même nous en rendre compte.

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

Plus propre et soigné que jamais, sa tête en forme d'œuf penchée sur le côté, notre ami était en train d'appliquer une nouvelle pommade sur ses moustaches. L'une des caractéristiques de Poirot était une indubitable vanité, par ailleurs inoffensive et qui s'accordait on ne peut mieux avec son amour de l'ordre et de la méthode en général.

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

Au début de la guerre, miss Cowley quitte les délices - et les corvées domestiques - du foyer paternel. Elle se rend à Londres où elle prend du service dans un hôpital militaire. Premier mois : vaisselle - six cent quarante-huit assiettes par jour. Second mois : grâce à une promotion inespérée, essuyage des assiettes en question. Troisième mois, encore une promotion : à l'épluchage des pommes de terre. Quatrième mois : coupe le pain et beurre les tartines. Cinquième mois : grimpe d'un étage, est promue fille de salle, armée d'un seau et d'un balai. Sixième mois : promue au service des repas. Septième mois : son physique agréable et ses bonnes manières lui valent l'honneur suprême de servir les infirmières elles-mêmes ! Huitième mois : incident de parcours. La surveillante Bond ingurgite l'oeuf de la surveillante Westhaven. J'en prends pour mon grade ! La fille de salle est décrétée coupable ! Une faute d'inattention dans une affaire de cette importance ne saurait être trop sévèrement punie. Retour au seau et au balai ! Plus dure sera - ou plutôt fut - la chute ! Neuvième mois : de nouveau promue au balayage des salles, je tombe sur un ami d'enfance, le lieutenant Thomas Beresford (redresse-toi Tommy !), que je n'avais pas vu depuis cinq ans. Retrouvailles émouvantes ! Dixième mois : surprise par la surveillante en chef au cinéma, en compagnie d'un blessé de l'hôpital, le susmentionné lieutenant Thomas Beresford, je reçois un blâme. Les onzième et douzième mois, je recommence à servir à table avec brio si bien qu'à la fin de l'année, je quitte l'hôpital auréolée de gloire.

– Agatha Christie.11, Les années 1958-1964 - Intégrales tome 11

La jalousie engendre le Mal… La jalousie, c'est le Mal !

Dans les moments de grande tension, l'esprit se fixe sur un détail sans importance dont on se souvient parfaitement bien longtemps après, comme si l'anxiété nous l'avait à jamais gravé dans le cerveau.

Qu'est ce que la démocratie, sinon la fraternité entre les hommes et une certaine… affection sororale entre les femmes ?

Ce n'est pas parce qu'un problème n'a pas été résolu qu'il est impossible à résoudre.

Ah!bon, acquiesça Mrs Hemming d'un air distrait, il n'est donc venu là que pour se faire assassiner. Ce n'est quand même pas banal.

– Les Pendules

Poirot rouvrait les yeux-Comme la dernière fois, je me permet seulement une petite citation avant de me taire.Et avec le plus grand sérieux, il me récita :« Petit, petit, petit... venez vous faire tuer. »

– Les Pendules

- Une chose est sûre, déclara t'il enfin avec solennité. Ce crime doit être d'une extrême simplicité.- D'une extrême … simplicité ? M'écriais-je, non sans étonnement- Cela va de soit.- Et pourquoi donc ?- Parce qu'il parait compliqué. Et si l'on s'est efforcé de le compliquer à ce point, ce ne peut être que pour l'excellente raison qu'il est simple. Vous Comprenez ?

– Les Pendules

"Plus que deux jours! pensa-t-elle, et c'est la rentrée." Ah vraiment, quelle adorable, quelle miraculeuse perspective pour les mères de famille!

– Les Pendules

le temps n,efface pas latrace des grands hommes.

– Les Pendules

"Les voisins. Il faut que vous alliez parler avec eux. Que vous les ameniez à se confier, à s'épancher. Il faut vous intéresser à leurs antécédents. Mais par-dessus tout, il importe de les inciter au bavardage. Parce qu'en bavardant vous obtiendrez d'eux bien davantage que les réponses à vos questions : les gens qui bavardent sans trop songer à ce qu'ils disent laissent souvent échapper ce qu'ils prendraient bien garde de vous taire autrement".

– Les Pendules

D'habitude, un assassinat chez une voisine ne passe pas inaperçu, concéda miss Waterhouse.

– Les Pendules

Parce qu'il manquait un clou, un fer fut perdu,Parce qu'il manquait un fer, un cheval fut perdu,Parce qu'il manquait un cheval, une bataille fut perdue,Parce qu'il manquait une bataille, un Royaume fut perdu,Et tout cela parce parce qu'il manquait un clou au fer d'un cheval

– Les Pendules

Je me glissai de biais par la porte. S'y glisser de biais était impératif car les livres, entassés de façon précaire, empiétaient chaque jour un peu davantage sur l'allée centrale. Une fois à l'intérieur, on comprenait tout de suite que c'était l'imprimé qui régnait sur la boutique et non l'inverse. Se multipliant un peu partout et sans aucun contrôle apparent, les ouvrages avaient pris possession de leur habitat et profité de l'absence d'une main ferme qui, seule, aurait pu mettre le holà à cette reproduction sauvage. La distance d'un rayonnage à l'autre était si étroite que la librairie en devenait difficilement praticable. Les livres s'empilaient en équilibre précaire sur les tables et les étagères. Acculé dans un recoin, un vieillard au visage de poisson-lune et au chapeau de rapin était recroquevillé sur un tabouret. S'il avait autrefois tenté de faire barrage à cet océan de papier, la marée avait manifestement gagné la partie.

– Les Pendules

[...] l'invraisemblable arrive plus souvent qu'on ne le pense.

– Les Pendules

- Pardonnez-moi, mon bon ami, mais est-il possible que vous lisiez tout à la fois L'Avenir de l'Argentine, L'Elevage du Bétail, L'indice Cramoisi et Sport dans les Rocheuses ?J'avouai en riant que, pour le moment, L'indice Cramoisi retenait seul mon attention. Poirot secoua tristement la tête.- Mais alors replacez les autres dans la bibliothèque ! Jamais, au grand jamais vous n'adopterez l'ordre et la méthode. Mon Dieu, à quoi sert une bibliothèque, je vous le demande ?

– Les Quatre

Il était mon principal adversaire, dit gravement Poirot. Bien que nous ne nous fussions jamais rencontrés, c'était un duel entre nos deux intelligences ! Lorsqu'il a appris la mort de ses trois confrères, il a joué le tout pour le tout et il a perdu. Je regrette de n'avoir pu reconnaître le "numéro quatre", car si jamais...

– Les Quatre

Oui... sans son regard fulgurant, sans ses yeux de Lynx, Hercule Poirot serait peut-être mort écrasé, à l'heure qu'il est. Quelle effroyable calamité pour l'humanité toute entière ! Vous aussi, mon bon ami, vous auriez pu y rester ; mais cela n'aurait pas été une catastrophe nationale. - Merci, dis-je froidement.

– Les Quatre

Le type qui a dit qu'on avait toujours tort de donner des explications avait cent fois raison !

Quand de grandes sommes sont en jeu, il est préférable de ne se fier à personne.

Les archéologues font des maris idéaux. Plus leur femme vieillit, plus ils l'apprécient.

L’amour d’une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin.

Il ne faut jamais craindre de dire aux hommes leurs quatre vérités : ils sont tellement vaniteux qu'ils ne vous croient jamais, si le portrait n'est pas flatteur.

Quoi de plus passionnant que l'activité mentale! Faites fonctionner vos petites cellules grises. Elles seules dissiperont les brouillards et l'incertitude et vous conduiront à la vérité.

Vis aujourd'hui, comme si c'était le dernier jour. Et fais des projets, comme si tu étais là pour l'éternité.

La malchance est cette justice obscure qui forme les destinées des hommes et ne leur permet point d'éviter les conséquences de leurs actes.

Ah, l'argent! Qu'on en ait ou qu'on en manque; c'est toujours lui la cause du mal.

Il est bien difficile de mener une famille! Les femmes, en particulier, sont dures à manier.

Le monde est binaire : Elvis et pas Johnny, Chandler et pas Agatha Christie, Gottlieb et pas Bally.

Séparer la question principale de celles qui ne le sont pas, voilà la première tâche d'un esprit ordonné.

La mémoire est un don précieux. Quand on le possède, le passé n'existe pas.

L'imagination est une qualité lorsqu'elle sert, mais un défaut si elle commande.

La grande ambition des femmes est d'inspirer l'amour

Chaque assassin est probablement le vieil ami de quelqu'un.

Un crime peut être une oeuvre d'art, et un détective un artiste.

Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups.

En médecine, le plus souvent, c'est la foi qui sauve.

Espérer,c'est toujours continuer à aimer et à croire

Les racines de nos fautes plongent dans le passé.

En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort!

Les grands hommes sont toujours seuls.

On ne devrait jamais confondre sentiment et raisonnement.

Blancs ou noirs tous les hommes sont frères.

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