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Adalbert Stifter

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Œuvres principalesAdalbert Stifter, né le 23 octobre 1805 à Oberplan, en Bohême, et mort le 28 janvier 1868 à Linz, est un écrivain, peintre et pédagogue autrichien.

L'homme sans postérité (2011)

De Adalbert Stifter chez Libretto
(8 votes, note moyenne : 4.5)

Un adolescent rend visite à son oncle qui vit cloîtré sur une île entourée de montagnes. Le vieux célibataire, en cet étrange domaine, parle peu, n'a rien de commode et porte pourtant en lui les forces et les failles de toute une existence. À la fin du séjour, et sans que rien entre eux ne soit clairement formulé, le vieil homme aura légué au garçon son bien le plus précieux...

« Un miracle de l'écriture, l'histoire d'un coeur qui a vu du pays. »
Mathieu Lindon, Libération

« Un récit fervent, sans attaches, tumultueux et pourtant transparent comme une symphonie de Mahler. »
Pierre Mertens, Le soir

« Un chef-d'oeuvre. »
Pierre Combescot, Les Nouvelles Littéraires

Paru le 20-01-2011 - Format : Broché - 147 pages - 19 x 12 x 0 cm - 133 g - ISBN 10 : 2752905750 - ISBN 13 : 9782752905758

Collection : Littérature étrangère

Tags : 19ème siècle, littérature allemande, autriche, littérature autrichienne, allemand, adolescence, peintre, apprentissage, initiation, paysages, labyrinthe, enfermement, tristesse, différence, romantisme, fantastique, roman, littérature, roman d'apprentissage, récits.

Citations de L'homme sans postérité (10)

La vie est incommensurablement longue, aussi longtemps qu'on est jeune encore. [...] La vie est une chose chatoyante, si belle qu'on voudrait s'y plonger; on croit qu'elle durera éternellement... mais la vieillesse, elle, est un papillon du soir qui fait un bruit bien inquiétant à nos oreilles.

J'ai fait beaucoup de choses diverses, qu'est-ce que j'en ai de plus? Tout s'effondre dès l'instant que vous n'avez pas créé une existence qui continue par-delà la tombe

Gorgés des rumeurs et des flots de sève montante de leur jeune vie à peine commencée, les jeunes gens escaladaient la pente entre les arbres, parmi les chants des rossignols. Tout autour d'eux se déployait un paysage resplendissant où couraient les nuages. Dans la plaine, en contrebas, on pouvait apercevoir les tours et la masse des demeures d'une grande ville.

Le soleil eut bientôt quitté les hauteurs du ciel et ne fut plus qu'une coupole d'or pâle au-dessus de la vallée, signe et riche de présages. Riche de présages car le lendemain, cette coupole d'or pâle dans le matin serait suspendue au-dessus de la vallée et conduirait loin et à jamais dans sa course celui qui était ici tant aimé.

(...) : combien l'avenir est-il indescriptible, mystérieux, attrayant, lorsqu'on l'a encore devant soi ! Mais qu'il devienne présent, et le voilà qui se presse, avec quelle rapidité, sans même que nous ayons le temps de nous en apercevoir; et pour peu qu'il devienne passé, le voilà évident, usé, inconsistant.

"L'oncle avait une bibliothèque, mais on ne lisait plus ici depuis fort longtemps ; aussi tous les ouvrages étaient-ils plein de poussière et de mites. Il donna la clé de cette pièce à Victor qui s'en réjouit beaucoup. Jamais il n'avait vu une telle collection de livres, si ce n'était à celle de la ville, où il n'avait pas, ce qui va de soi, le droit de fouiller. Il nota par quelle galerie il fallait passer et s'y rendit souvent. Il mit d'abord l'échelle contre les rayons, commença à nettoyer tous les livres, puis il lut, regardant textes et images dans l'ordre où il tombaient sous sa main ou selon l'attrait qu'ils exerçaient sur lui."

Autour d'eux, les branches verdoient; sur leurs joues et dans leurs regards étincelle leur inébranlable confiance dans le monde. Partout, c'est le printemps, aussi inexpérimenté, aussi ingénu qu'eux. (...)Pendant qu'ils débattaient ainsi de ce qu'ils croyaient être de grandes choses, il s'en passait autour d'eux qui leur semblaient assurément bien petites. Les buissons se couvraient de verdure, la terre couvait et germait, jouant déjà avec les tendres pousses printanières comme avec autant de pierres précieuses.

Combien l'avenir est-il indescriptible , mystérieux, attrayant lorsqu'on l'a encore devant soi. Mais qu'il devienne présent et le voilà qui se presse avec quelle rapidité sans même que nous ayons le temps de nous en apercevoir et pour peu qu'il devienne passé le voilà évident , usé

"Chacun existe pour soi, mais n'existe qu'autant que les forces qui lui ont été données en partage se sont transformées en actes et en faits : c'est cela qui s'appelle vivre et jouir. Il n'existe que quand il a bu à fond la vie. Aussitôt qu'il est fort pour déployer ses forces en toutes choses, les grandes comme les petites, il peut alors donner le meilleur de lui-même aux autres puisque aussi il ne peut en être autrement : nous devons agir sur ceux qui nous entourent; car la compassion, la pitié, l'obligeance sont elles aussi des forces qui demandent à agir. Je te le dis : même le sacrifice de soi-même pour autrui, la mort y compris, n'est précisément rien d'autre, passe-moi l'expression, que la fleur la plus vigoureuse et la plus épanouie de la vie. Celui qui dans sa pauvreté n'exploite qu'un seul ressort en lui pour n'apaiser qu'un seul besoin, serait-ce celui de la faim, celui-là n'est qu'une pitoyable caricature de lui-même, il ne fait que nuire à ceux qui l'entourent."

Toujours et toujours le soleil fera descendre sa lumière, toujours le ciel bleu sourira, de millénaire en millénaire, et la terre se revêtira de son ancienne verdure et les générations descendront leur longue chaine jusqu'au dernier enfant : lui seul est exclu de tout cela, parce que son existence n'a formé nulle image, parce que ses bourgeons ne lui permettent pas de descendre le fil du temps. Même si il a laissé après lui d'autres traces, celles-ci s'effaceront comme s'efface tout ce qui est terrestre, et quand enfin tout aura disparu dans l'océan des jours, les choses les plus grandes, les plus grandes allégresses, lui disparaitra d'abord parce que tout en lui sombre déjà tandis qu'il respire, tandis qu'en lui persiste la vie.

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Critiques de L'homme sans postérité : avis de lecteurs (8)


  • Critique de L'homme sans postérité par ivredelivres (Babelio)

    C'est l'heure de la séparation, Victor fait ses adieux à ses amis, sa mère adoptive, Hanna sa soeur de lait, il quitte le village où il a grandit, dans quelques semaines il commencera sa vie professio...

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    Par ivredelivres - publiée le 28/02/2010

  • Critique de L'homme sans postérité par ay_guadalquivir (Babelio)

    On peut lire L'homme sans postérité comme un texte romantique allemand, passage à l'âge adulte d'un fils de famille. L'éloge de la nature y prend d'ailleurs bonne part, comme pour rappeler à l'homme n...

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    Par ay_guadalquivir - publiée le 14/07/2010

  • Critique de L'homme sans postérité par zohar (Babelio)

    « L'homme sans postérité » est le récit d'un jeune adolescent, Victor, qui quitte un jour sa famille nourricière pour aller rejoindre un oncle (inconnu) qui vit comme un ermite, sur une île au milieu ...

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    Par zohar - publiée le 22/02/2011

  • Critique de L'homme sans postérité par Racines (Babelio)

    Il y a quelque chose de très attachant dans la façon dont Stifter nous raconte cette histoire initiatique, à la fois fantasmagorique et simplement humaine. Les intentions de l'oncle pour aussi bonnes ...

    Lire la critique complète >
    Par Racines - publiée le 09/03/2013

  • Critique de L'homme sans postérité par spleen (Babelio)

    Si on ne considère que le canevas de l'histoire, ce court roman peut apparaitre assez basique: Un jeune homme, élevé à la mort de ses parents par une mère nourricière à la campagne doit, avant d'al...

    Lire la critique complète >
    Par spleen - publiée le 25/12/2015

  • Critique de L'homme sans postérité par cmpf (Babelio)

    L'homme sans postérité, en allemand, der Hagestolz, le vieux garçon. Le titre n'évoque donc pas d'adolescent Victor que Stifter nous invite à suivre tout au long de livre, mais un vieillard qui dema...

    Lire la critique complète >
    Par cmpf - publiée le 02/11/2016

  • Critique de L'homme sans postérité par StrayKat (Babelio)

    Enchantée par le réalisme narratif, je me suis prise pour Heidi à travers cette pittoresque bohême que traverse le jeune Victor lors de son voyage initiatique. Une oeuvre littéraire et picturale qui l...

    Lire la critique complète >
    Par StrayKat - publiée le 06/11/2016

  • Critique de L'homme sans postérité par JMLire17 (Babelio)

    C'est mon libraire qui m'a fait découvrir ce petit joyau littéraire. En effet, comment en venir à lire " L'homme sans postérité " d'un auteur autrichien du 19 ème siècle, Adalbert Stifter, inconnu (po...

    Lire la critique complète >
    Par JMLire17 - publiée le 21/07/2017
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